Les devises

"On ne naît pas femme, on le devient"
"Ce qui ne nous tue pas nous rend plus forts"

vendredi 15 novembre 2013

Elle a bon dos la crise...

J’ai le clavier qui me démange. Et en général, cela arrive plutôt quand je suis en proie au doute ou au spleen.

Mon couple traverse une putain de crise et j’espère qu’il s’en relèvera. Parce que j’aime mon homme. Parce que je tiens à notre famille. Parce que je ne veux pas que ma fille subisse le même sort que lorsque j’étais enfant, à savoir être trimballée d’un foyer à l’autre.

Depuis la rentrée de septembre, mon homme se laisse profondément aller. Cela a commencé par une bronchite qu’il n’a pas au départ jugé utile de soigner. Après lui avoir rappelé que maintenant je ne suis plus la seule à pouvoir être potentiellement contaminée, il a finalement pris rdv chez le médecin. Je lui ai alors demandé de se faire prescrire une prise de sang car depuis que je le connais, soit quatre ans et demi, il n’en a jamais fait.

A ce jour, la prise de sang n’a toujours pas été faite, malgré mes multiples rappels. Entre temps, il a perdu 6 kg sans pour autant avoir perdu l’appétit, bien au contraire. Il est constamment pâle et très fatigué, dès le réveil. Il n’a envie de rien sauf de dormir, n’a plus d’entrain.

Ma mère, qui est venue ce week-end à la maison, l’a trouvé aussi très amaigri et pas du tout en forme, contrairement à d’habitude.

Il me dit que c’est à cause du stress. Son patron est de plus en plus odieux, caractériel, tyrannique. Une ambiance délétère règne sur son lieu de travail. Certes… Alors oyez oyez, on se bouge, on remet le CV au goût du jour et tout en se tenant à carreau pour ne pas se faire virer, on regarde les annonces sur le net et on postule ! J’ai pris l’initiative de faire tout cela, pendant le week-end, entre deux tâches ménagères, pendant les heures de sieste de Monsieur, pour m’entendre rétorquer : « de toute façon, si je décroche un entretien, je ne sais même pas si je pourrai prendre une demi-journée de congé pour y aller » (oui parce que son gentil patron a décidé de ne plus accorder de congés à ses salariés qui y ont pourtant droit !). 

Il ne se rebelle pas, il ne se bat pas, il se victimise et cela me fout en rogne. Pourquoi subir ce que l’on n’est pas obligé de subir ? Alors oui, on me dit « mais tu sais, en ce moment, les temps sont durs, c’est la crise, blablabla ». Ok. Mais si on ne se donne pas les moyens de sortir la merde, on n’en sort pas. « Qui ne tente rien n’a rien », la chance, ce n’est pas que du hasard, elle se provoque aussi.

J’ai mis ledit CV en ligne sur un site d’offres d’emploi le dimanche, le lendemain il était contacté par une agence d’intérim / cabinet de recrutement qui souhaitait le rencontrer. Comme quoi son profil n’est pas dénué d’intérêt.

Le consultant n’avait rien de précis à proposer mais lui a indiqué qu’il proposerait sa candidature si des opportunités se présentaient. J’ai alors suggéré à mon homme de relancer régulièrement, histoire de ne pas se faire oublier et de démontrer sa motivation à changer de job. Mais rien.

Je suis obligée de me palucher moi-même les offres d’emploi le concernant et de prendre les choses en mains, sinon rien n’avance. Tout ceci sur le peu de temps libre dont je dispose.

J’ai l’impression qu’il s’enfonce chaque jour un peu plus dans une spirale de déprime, voire de dépression.

Le dialogue est bloqué. Nous avons très envie de nous prendre un week-end en amoureux afin de vider nos sacs bien remplis, tant qu’à faire dans un contexte agréable et nous sortant de l’ordinaire, afin d’exprimer nos griefs, nos frustrations, nos envies, de façon pondérée. Nous souhaitons absolument éviter le conflit, ce qui serait le cas si je laissais tout sortir comme ça, un soir ou un week-end banal, dans notre quotidien. Je veux y mettre les formes pour voir le bout du tunnel de cette crise et en sortir grandis.

Nous espérons donc pouvoir prochainement confier notre fille à une amie afin de concrétiser ce souhait qui devient de jour en jour une nécessité absolue.

Je suis inquiète, je suis triste, je suis impuissante. Heureusement, je suis aussi en pleine forme, je suis suivie par une diététicienne pour un régime par rééquilibrage alimentaire, j’ai perdu 6 kg en deux mois, je me sens mieux dans mon corps, mieux dans ma tête et ce renouveau me porte.

Tout ceci fait que depuis deux mois, ma naturelle propension à vouloir tout gérer à la maison est amplement satisfaite… mais pour le coup trop satisfaite ! Je porte tout et tout le monde, à bout de bras, et parfois je sature. Sur qui me reposer ? J’ai besoin d’un homme qui prenne des initiatives, qui s’affirme, qui m’épaule au quotidien. Après tout, je bosse aussi ! Je me lève une heure plus tôt que lui chaque matin afin de préparer notre fille pour la nounou et de le soulager donc complètement de ce côté-là, sachant qu’il n’est pas du matin. Je le fais de bon cœur mais j’aimerais juste qu’une fois, il me dise « demain matin, ma chérie, tu restes au lit, je m’occupe de tout ».

Je me jette aussi la pierre. Je me suis laissé prendre à mon propre piège. A force de vouloir tout prendre en charge et jouer la parfaite ménagère de moins de cinquante ans, me voilà à présent prisonnière de mon quotidien. 

C’était facile lorsque nous étions deux. Mais maintenant, nous sommes trois.

Notre fille, mon univers, qui fêtera son premier anniversaire la semaine prochaine. Elle est un amour de bébé, ne se plaint jamais, s’adapte à toutes les situations, Elle me donne une force incommensurable, une énergie impressionnante. Pour elle je me bats et je me battrai encore, jusqu’au bout. 


NB : j'ai écrit cet article hier, dans mon coin et miracle, ce matin mon homme est allé faire la prise de sang ! Un premier pas vers une embellie ?

samedi 2 mars 2013

BONNE ANNEE !!!

Bon, je sais, j'ai juste trois mois de retard, mais c'est la première fois que j'ai le temps de passer par ici depuis le début de l'année !

La nouvelle vie de maman n'est pas de tout repos.

Pour celles et ceux qui ne me suivent pas sur mon autre blog ou sur réseau social, voici en résumé ce qui s'est passé suite au précédent post.

Notre petite Séréna a regagné notre foyer le 14 décembre. Cela fût une grande joie de partager les fêtes de fin d'année avec elle. Evidemment la famille et les amis ont défilé jusqu'à mi-février.

Les premiers mois de vie de notre princesse sont difficiles. Elles souffrent de coliques terribles, en particulier le soir. Elle a donc du mal à se coucher et à dormir. Nous avons été plutôt mal conseillés jusqu'à présent par les différents professionnels que nous avons consultés. Homme et moi sommes littéralement sur les rotules. Alors désormais nous suivons notre instinct et faisons au mieux pour la soulager. Elle vient d'avoir trois mois et les choses semblent évoluer dans le bon sens, doucement mais sûrement.

En dehors de ces soirées tumultueuses, elle est un petit ange qui évolue, commence à gazouiller et à sourire. 

Pour ma part, les suites post partum ont donc été compliquées. J'ai passé le mois de janvier à consulter moults médecins. Jamais de ma vie je n'en avais vu autant ! La myocardiopathie est en train de guérir et côté reins, tout est rentré dans l'ordre aussi. J'ai appris que je ne pourrai pas avoir d'autre enfant. En même temps, ce n'était pas à l'ordre du jour mais tout de même, il a fallu encaisser la nouvelle.  

Du fait de tous les événements traumatisants survenus ces derniers mois et de la fatigue liée aux soucis gastriques de notre fille, j'ai développé une dépression post partum. Depuis peu je suis suivie par une psychologue qui m'aide à surmonter ce passage difficile, mon souhait étant de pouvoir intégrer sereinement ces épreuves au fil de mon existence et de trouver la sérénité nécessaire pour le moment où ma fille me demandera de lui raconter sa venue au monde.

J'ai eu du mal à créer un vrai lien avec elle mais depuis deux semaines, je sens que la complicité commence à se mettre en place. Je me découvre un amour incommensurable pour ma fille.

Il n'empêche que j'ai encore besoin de me préserver mes petits moments à moi et donc, ce week-end, Homme est parti en Italie avec sa fille et j'ai choisi de rester à la maison pour dormir, avant tout, et me recentrer un peu sur moi. Et ça fait un bien fou ! Bien sûr mes deux amours me manquent à en crever, mais il était nécessaire que je me coupe de mon quotidien pour mieux le retrouver ensuite.

Côté boulot enfin, je devrais reprendre début mai, puisque j'ai pris quelques congés à l'issue du congé maternité qui se termine, lui, fin mars. Je vais rester dans la même entreprise mais sur un nouveau poste, car je souhaite me mettre en 4/5ème mais c'était impossible sur mon poste actuel, et je ne veux plus me tuer au boulot maintenant que je suis maman et que j'ai la santé un peu plus fragile qu'avant du côté de mon coeur notamment. Nous avons trouvé une super nounou pour notre fille qui sera entre de bonnes mains. 

Voilà... Tout est en train de rentrer dans l'ordre, la vie familiale se met en place petit à petit. Ce n'est pas facile tous les jours mais la maternité est une aventure fascinante et comme toute aventure, elle compte son lot de suprises, bonnes comme moins agréables... C'est là tout le piment de la vie !

 

lundi 10 décembre 2012

SURPRISE !

Et voilà ! Ca c'est fait !

Bon, certes, notre petit colis a pointé le bout de son nez avec deux mois d'avance.

L'accouchement s'est déroulé dans des circonstances très difficiles que je vais résumer très rapidement.

Le 19 novembre, le gynéco m'a fait hospitaliser en urgence pour de l'hypertension, dangereuse pendant la grossesse. Au fil des heures j'ai commencé à gonfler à cause d'oedèmes, d'abord au visage, puis autour des reins et du coeur. Puis les analyses de sang et d'urine ont révélé des anomalies. Le diagnostic a été vite posé : pré-éclampsie.

Le jeudi 22 novembre en fin de matinée, j'ai été transférée dans un autre hôpital, spécialisé dans les accouchements prématurés - j'étais alors à 33 semaines. Face au monitoring qui montrait un foetus de moins en moins réactif, et à mes oedèmes qui commençaient à me mettre en danger, décision à été prise de pratiquer une césarienne l'après-midi même.

Séréna est donc née le 22 novembre à 16h57, tout s'est passé très vite... Elle pesait 1,790kg pour 42cm. Quand je l'ai entendue pleurer, j'ai réalisé tout ce qui venait de se passer et quand je l'ai vue pour la première fois, j'ai pleuré toutes les larmes de mon corps, j'ai relâché cette pression des trois jours précédents, qui avaient été si intenses.

 
Séréna est, depuis sa naissance, hospitalisée en service de néonatologie, le temps de prendre des forces et surtout d'apprendre à s'alimenter de façon autonome, sans sonde gastrique. Elle évolue très rapidement et pèse aujourd'hui 2,230 kg pour 44cm. Elle commence à boire au biberon et réclame la nourriture, ce qui est excellent. Elle est adorable, ne pleure que quand elle a faim, est une petite fille très calme, sereine (ce qui nous laisse à penser que nous avons très bien choisi son prénom !).

Nous passons donc beaucoup de temps auprès d'elle, à l'hôpital, et les liens se crééent très rapidement. Cette bouffée d'amour qui nous est tombée dessus ne fait que croître. Nous fondons face à ce visage, à ces yeux... 

 
Pour ce qui me concerne, les suites de couches sont compliquées et je cours de médecin en médecin. La tension a eu du mal à redescendre, enfin elle est revenue depuis quelques jours à un niveau décent. Mais au hasard d'une visite chez le cardiologue, celui-ci m'a découvert une insuffisance cardiaque, sans doute liée à la grossesse. Une pathologie très rare, appelée myocardiopathie du post partum. Le diagnostic va être confirmé ce mercredi par un autre cardiologue, grand spécialiste qui connait cette maladie. En attendant, j'ai dû cesser l'allaitement, à cause d'une part des médicaments que je dois prendre et d'autre part du danger lié à la production de prolactine, qui serait un facteur aggravant de cette faiblesse cardiaque.

Quelques jours après l'accouchement j'ai subi un gros baby blues, du fait d'une mauvaise prise en charge à l'hôpital d'une part, et de mes angoisses face à mes problèmes de santé d'autre part. J'ai très mal vécu la sensation d'avoir été dépossédée de la fin de ma grossesse. J'étais totalement destabilisée, ne sachant plus si j'étais encore enceinte ou pas, ne supportant pas l'absence de mon enfant. Je me suis prise en main, ai discuté et rencontré des personnes à même de me rassurer, de m'écouter, de me comprendre. Aujourd'hui je vais beaucoup mieux. Je suis bien suivie médicalement, ma fille se porte excellement bien et mon homme et moi sommes plus proches que jamais. Il se révèle vraiment être un papa et un conjoint formidables, ce dont je me doutais déjà.



Nous espérons maintenant que Séréna sera avec nous, à la maison, pour les fêtes... Mais la décision appartient aux médecins et nous la respecterons. Nous sommes en train de finaliser la préparation de sa chambre et l'achat de tout le matériel parce qu'évidemment, arrivée avec deux mois d'avance, rien n'était prêt !

Une nouvelle vie commence, celle de maman... Et elle s'annonce passionnante et pleine d'amour et de joie.

Je l'aime tellement notre famille...

jeudi 8 novembre 2012

8 NOVEMBRE 2003

Comment qualifier cette date ? Le passage de la survie à la vie ? Ma résurrection ? Ou au contraire mon pire cauchemar ?

Ce jour-là, à l'aube de mes trente ans, je n'étais alors que l'ombre de moi-même. J'avais perdu tous mes repères, tout espoir en l'avenir et le peu d'amour propre que j'avais en moi. Prête à faire une grosse bêtise, j'ai eu le réflexe d'appeler mes deux anges gardiens de l'époque à ma rescousse. Elles m'ont amenée consulter mon généraliste, qui m'a immédiatement fait interner en hôpital, car je devenais un danger pour moi-même.

Je suis restée hospitalisée pendant trois semaines, sans sortie et quasiment sans contact avec l'extérieur. J'ai entamé un travail sur moi-même grâce à des groupes de lecture et des ateliers d'art-thérapie notamment.

A la sortie de l'hôpital, j'ai changé d'appartement pour m'installer à Paris intra-muros. Mine de rien j'étais moins isolée qu'en banlieue. Puis quelques semaines plus tard je fêtais mes trente ans, encore très fragile et bancale, mais avec la ferme intention de m'en sortir et de vivre, enfin...

Pendant près d'un an j'ai continué à consulter un psy, mais sans vraiment mesurer les effets positifs de ces séances hebdomadaires. J'avais cet irrépressible besoin de fuir l'air irrespirable de la capitale et tous les souvenirs douloureux qui s'y rattachaient. J'ai donc demandé à mon employeur une mutation pour Montpellier, que j'ai obtenue.

Début 2005 j'ai donc pris un aller simple pour Montpellier. A partir de ce moment, j'ai cessé le travail thérapeutique. L'adrénaline de la nouveauté, d'une nouvelle région à découvrir, de nouvelles personnes à rencontrer, d'un nouveau job à apprendre, tout ceci a sans doute contribué à réparer des failles qui, même si elles se comblaient petit à petit, étaient encore bien réelles. Un défi lancé à moi-même, ce départ loin de tout, de tout le monde. Une façon de me prouver ce dont je suis capable, de gagner en confiance en moi.

Bien sûr cet épisode montpelliérain a été jalonné d'obstacles, tout n'a pas été facile. Mais il m'a permis de m'endurcir et d'apprendre à me faire respecter, à ne plus me faire marcher sur les pieds. En gros j'ai appris à l'ouvrir.

Pourtant je ressentais toujours une sorte de malaise sous-jacent, ce qui me conduisait irrémédiablement vers des histoires sentimentales scabreuses qui m'éloignaient de toute possibilité d'engagement.

Fin 2007 me voilà partie sur la Côte d'Azur, en couple puis six mois après à nouveau seule... jusqu'à cette rencontre en septembre 2008 avec un pervers narcissique dont le récit a ouvert ce blog. Je n'avais pas franchement besoin d'une telle relation pour rebooster mon estime de moi-même ! 

Pour me sortir des griffes de ce grand psychopathe j'ai repris un travail de thérapie avec une professionnelle absolument exceptionnelle. Elle m'a donné la force et la confiance nécessaires pour le mettre à la porte.

Puis en travaillant avec la thérapeute, nous avons identifié ce fardeau qui me polluait depuis si longtemps, qui entravait sans cesse ma marche vers le bonheur, l'âme d'un oncle mort quelques heures après sa naissance, dont je n'ai découvert l'existence qu'à ce moment-là et dont ma grand-mère n'avait jamais fait le deuil, que je portais en moi dont elle m'a aidé à me délester.

Après ce rituel d'adieu à mon "fardeau", je me suis sentie profondément libérée, prête à aller de l'avant, à entamer le reste de ma vie, sereinement... Preuve en est : cette formidable thérapeute qui m'a appris à m'aimer et à croire en ma force ne m'a dès lors plus donné de rendez-vous, estimant que j'étais prête à voler de mes propres ailes et à savoir ce qui serait désormais bon pour moi. 

Un mois et demi plus tard, je rencontrai celui qui va devenir dans quelques mois le père de mon premier enfant. Celui avec qui tout s'est construit simplement. Celui grâce auquel j'ai découvert que toutes mes angoisses s'étaient envolées. Celui qui m'a donné l'envie de m'engager profondément. Celui qui m'a donné l'envie d'être mère.

Après, on y croit ou on n'y croit pas. Les travaux de la psychogénéalogie ont avéré toutefois que les traumatismes familiaux non soignés et non résolus, les secrets, les tabous et les deuils non terminés se transmettent de génération en génération. Et je me réjouis à l'idée d'avoir "fait le ménage" avant de donner la vie.

Alors oui, cette date du 8 novembre aura toujours une connotation particulière dans mon existence. 

Lorsque je mesure le chemin parcouru en neuf ans, je suis fière, très fière de moi... et extrêmement reconnaissante envers les personnes qui ont contribué à la plénitude que je vis aujourd'hui. Ce parcours sinueux a été semé d'embûches et de désillusions, parfois déroutantes et douloureuses, mais toujours riches en enseignements. 

Cette date résonne comme le début d'une résurrection, comme un virage aussi vers une forme très personnelle de spiritualité : la croyance en notre capacité à rebondir quand nous pensons être au plus bas, la conviction aussi que rien n'est jamais acquis, que le bonheur est à la portée de chacun mais qu'il faut se donner les moyens d'y accéder, quitte à en baver.

Et je reste toujours convaincue que le meilleur reste encore à venir...




lundi 8 octobre 2012

SI ON M'AVAIT DIT...



... il y a quelques années, qu'un jour j'en arriverais là, évidemment j'aurais tout réfuté en bloc !

Et pourtant...

Jamais je n'aurais imaginé atteindre un jour un tel niveau de plénitude.

Ce nouveau chemin vers lequel nous nous dirigeons depuis six mois, celui de la parentalité, ne fait que confirmer le niveau de complicité et d'osmose que mon Homme et moi entretenons. Et jamais ô grand jamais je n'aurais supposé cette situation possible voilà encore quelques années, quand je m'étais presque résolue à passer une vie en solo, parsemée d'aventures ou de relations toutes pourries et frustrantes.

Un petit flashback s'impose depuis la dernière publication, en particulier pour celles et ceux qui ne suivent pas mes pérégrinations sur un célèbre réseau social.

Mon Homme et moi avons vécu une année 2012 riche en rebondissements et surtout, en concrétisation de véritables projets à long terme, synonymes de construction, de fondations.

Grâce à un "coup de pouce" médical, qui a fonctionné du premier coup, nous avons appris début mai que notre espoir de devenir parents allait se concrétiser en début d'année prochaine...

... ceci presqu'un mois jour pour jour après avoir signé le compromis pour l'achat de notre appartement, dans lequel nous avons aménagé en juin, que nous avons façonné et aménagé à notre image et dans lequel nous nous sentons donc parfaitement bien. 

Cette grossesse se déroule donc dans la plus grande sérénité. Nous avons la tranquillité d'esprit de nous dire que nous aurons quelque chose à léguer à notre enfant et que nous pourrons l'élever dans de bonnes conditions. 

Mon Homme et moi sommes sur la même longueur d'ondes pour ce qui touche à ce nouveau rôle de parents. Nous attendons l'arrivée de notre enfant avec impatience tout en savourant ces derniers moments que nous passons à deux.

Et même si la grossesse n'est pas aussi apaisée que je l'aurais souhaité, puisque je suis arrêtée déjà depuis plusieurs semaines, contrainte sans préavis au repos pour la mener à bien jusqu'au bout, et que j'ai eu beaucoup de mal à décrocher de mon activité professionnelle, aujourd'hui je m'habitue à cette inactivité, qui me permet de me recentrer sur mes sensations, sur mon bien être et celui de notre bébé. Du coup j'ai totalement lâché prise avec mon bureau, entretenant juste quelques échanges sporadiques avec les quelques collègues qui sont devenues des amies. 

Bien sûr nous nous posons des questions, bien sûr nous ignorons totalement comment nous gérerons le quotidien avec un enfant et les conséquences que ces bouleversements auront sur notre couple. Mais plutôt que de faire de ces questions des inquiétudes ou des angoisses, nous préférons les aborder ensemble, en discuter afin de mieux anticiper ce futur qui s'ouvre à nous.

Ce sur quoi je n'ai aucun doute en revanche, c'est sur le fait que mon Homme fera un père exemplaire... 


Et you know what ? I'm happy, I'm very happy...

Et au fait...



La morale de cette histoire ? Ne jamais perdre espoir...

PS : un blog spécial grossesse vient d'être créé sur une plateforme dédiée : http://www.blog-grossesse.com/Missmau06/
 

vendredi 30 décembre 2011

AVANCER...

Le verdict est tombé. Je ne pourrai pas avoir d'enfant naturellement.

Je m'y attendais. Après presque deux ans de tentatives infructueuses, dont neuf mois de traitement de stimulation ovarienne, nous avons passé, Homme et moi, tout un tas d'examens tous plus désagréables les uns que les autres. Même si les résultats étaient difficiles à interpréter, j'ai lu au travers des lignes et des commentaires des médecins que le problème se situait de mon côté.

Je m'étais donc plus que préparée à cette annonce. Et je reste confiante et optimiste, après tout je suis en bonne santé ! En effet, du côté de mes organes, tout est en bonne place et tout fonctionne. Le problème en fait, pour imager comme l'a fait mon Homme lorsque nous sommes sortis hier du cabinet du médecin, c'est que ses petits sportifs ne peuvent pas faire l'ascension du col car le sentier est en mauvais état. Du coup, ils vont être contraints de prendre un ascenseur.

Compte tenu de mon âge, il n'est plus question de perdre du temps. Nous allons entamer prochainement un protocole d'IAC ou insémination artificielle. Cela signifie une piqure quotidienne d'hormones pour moi, afin de stimuler l'ovulation. Et évidemment, au jour J, la pipette...

Ce protocole nous engage donc sur le futur à long terme et compte tenu de "l'incident" récent, duquel j'ai du mal à me relever, j'ai redemandé plusieurs fois à Homme s'il est certain d'avoir envie de s'engager sur cette voie. Il n'en démord pas, il veut que nous agrandissions la famille, ensemble, et se demande même pourquoi je lui pose la question !

Par rapport à l'incartade, la plupart du temps je n'y pense plus, et puis dans les rares moments où cela me revient en tête, je doute bêtement, je me fais des films, j'analyse des détails qui n'ont pas lieu de l'être... Heureusement que ces instants ne durent pas et sont de plus en plus rares !

Nous venons de traverser une période délicate, à cause de ces désillusions liées à l'envie de bébé, de ces examens pénibles, de cette attente des résultats... Aujourd'hui nous nous sentons soulagés par rapport au fait que physiologiquement, tout va bien pour nous deux et c'est bien là l'essentiel !

Nous avons gardé ce parcours pour nous, seuls quelques uns de nos proches ont été dans la confidence, et pas de la famille, qui a mis un terme à cette pression qu'elle nous mettait, face à notre silence. Il est des commentaires que pour ma part, je n'ai pas envie d'entendre... Du genre : "ne t'inquiète pas, cela marchera à un moment où vous n'y penserez pas"... Or, lorsque ces phrases viennent de femmes qui ont eu des enfants sans difficulté, je me demande ce qu'elles peuvent connaître exactement du parcours de l'infécondité. Comment ne "pas y penser" lorsque chaque jour il faut prendre sa température, chaque jour il faut avaler des cachets à heure fixe...

Aujourd'hui notre état d'esprit est résolument positif. Nous sommes convaincus que nos efforts porteront leurs fruits. 2011 a été l'année de la réussite professionnelle, 2012 sera celle de la concrétisation de nos projets de couple : bébé en priorité, et également, espérons-le, l'accès à la propriété.

En attendant, nous avons à notre manière agrandi la famille en accueillant il y a une semaine cette petite merveille, qui répond au doux nom de Gioia...

Et avec notre Cookie, ils s'entendent comme larrons en foire !

Je vous souhaite à tous un très bon Réveillon de la Saint-Sylvestre. Pour notre part, nous nous orientons de plus en plus vers un dîner romantique, en tête à tête, à la maison. Homme voulait sortir mais après mûre réflexion, il préfère une soirée plus tranquille, ce qui répond totalement à mon envie !

J'espère que 2012 vous apportera bonheur et sérénité...

lundi 19 décembre 2011

PARDONNER...

En ce samedi 17 décembre 2011, vers 11h00, j'ai senti le sol se dérober sous mes pieds.

La confiance totale que je lui ai toujours accordée, dès les prémices de notre histoire, a été ébranlée. Par un malheureux concours de circonstance, j'ai découvert des sms très ambigüs qu'il a adressés à une demoiselle.

J'ai totalement paniqué.

Ces messages ne dataient que d'il y a quelques jours, à la suite d'un déjeuner avec elle et un ami commun, dont j'avais été informée... puisque la demoiselle en question, je la connais pour l'avoir déjà rencontrée.

Ces messages m'ont énormément blessée.

Je n'ai pas attendu. Dès son retour du sport, je suis allée à la confrontation. Je l'ai fait s'asseoir à mes côtés. Je lui ai pris la main. Il savait de quoi j'allais lui parler car il a réalisé qu'il avait oublié son portable à la maison.

Je suis restée très calme. Je lui ai expliqué que j'avais besoin de savoir si je m'engage sur le bon chemin avec lui, parce que nous avons des projets très concrets et qu'il ne s'agit pas de nous tromper, surtout à notre âge.

Je lui ai fait part de ma découverte. Il n'a pas nié. Il m'a expliqué qu'il s'agissait d'une "plaisanterie", que cette fille étant plutôt du genre coincée, il cherchait à la dérider un peu et à la faire sortir de ses gonds.

Certes, pour la connaître, c'est vrai qu'elle n'est pas du genre détendue du string. Toutefois, les messages étaient très forts en termes de suggestion et je lui ai expliqué que pour une fille comme elle, recevoir de tels messages d'un homme comme lui, cela pouvait lui laisser entendre clairement qu'elle avait une ouverture, et pas des moindres.

Lui n'a absolument pas conscience de ce qu'il est : un homme au physique plutôt très agréable, intelligent et avenant. Du coup il use parfois de son charme sans réaliser les conséquences éventuelles. Je l'avais déjà remarqué avec certaines de ses amies, lui expliquant parfois que cela me semblait quelque peu inapproprié, il a d'ailleurs toujours pris en compte mes remarques à ce sujet.

Peut-être s'agit-il typiquement d'un "fossé culturel" entre ce qu'un Italien peut considérer comme de la "plaisanterie" et ce qu'une Française nomme de la "séduction explicite" ?

Quoi qu'il en soit, je lui ai dit combien j'ai été anéantie par ce que j'ai lu, que ma confiance en lui est fortement ébranlée, que je ne sais pas comment je vais gérer la suite, de quelle ressource je vais user pour reconstruire cette confiance.

Il a énormément pleuré. Il m'a assuré qu'il m'aimait plus que tout et qu'il voulait construire son avenir avec moi. Il n'a pas réfléchi et n'a pas mesuré la gravité de son "jeu". Il m'a assuré qu'il n'y aurait jamais eu "passage à l'acte" et qu'il ne pourrait jamais me tromper. Il a promis de ne pas recommencer.

Je vais lui accorder mon pardon car je trouverais injuste d'effacer tout le chemin que nous avons parcouru ensemble, tout ce que nous avons traversé et traversons encore à cause de quelques sms. Toutefois, il a été prévenu que si seconde incartade il y avait, je serai beaucoup moins clémente.

Nous avons passé le week-end enlacés l'un à l'autre, sans nous décoller, seuls au monde, espérant que cette épreuve renforcera notre couple. Ce matin, avant de partir travailler, il m'a écrit quelques mots d'amour qui m'ont bouleversée.

Je veux croire à notre avenir, je veux croire à ses promesses, je veux croire à son repentir, je veux croire en ma force pour surmonter cette douleur.

De toute ma vie, je n'avais jamais eu aussi peur de perdre quelqu'un.

En attendant, j'ai du mal à me reconnaître, je doute, j'ai peur, de vieilles craintes qui étaient bien enfermées au fond de moi ressurgissent. Hier je me suis surprise plusieurs fois à être tentée d'inspecter son téléphone, ses mails, son compte Fac*book... Jamais de ma vie je n'ai été soupçonneuse ou jalouse. Je déteste cette perspective.

Aujourd'hui, en me levant, je me suis jurée de continuer comme avant. Mais pas comme si rien ne s'était passé, car pardonner, ce n'est pas oublier...

Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort...

lundi 24 octobre 2011

CRUAUTE DE LA VIE...

... qui offre une longue existence à tant de dictateurs et de pourris...



Alors qu'après huit ans d'un âpre combat contre cette saleté de maladie, un soleil s'en est allé,

Le sourire aux lèvres, chaque jour, jusqu'au dernier, elle nous a illuminés de sa gaieté,

Même ces dernières semaines, lorsque la souffrance frôlait l'agonie,

De sa joie de vivre elle ne s'est jamais départie,

Je garderai d'elle sa rage de vaincre, sa beauté et son fabuleux courage,

Elle restera une merveilleuse leçon de vie au travers des âges.

Elle s'appelait Isab*lle, ma cousine, héroïque et magnifique.

Elle avait 44 ans.

lundi 29 août 2011

Y'A QUE LES IMBECILES...


... vous connaissez la suite !

Les vacances estivales sont sur le point de s'achever.

Homme, lui, a repris ce matin le chemin du bureau, un peu hagard. Son patron lui a généreusement accordé deux semaines de congés alors qu'il a intégré l'entreprise depuis peu. Lorsque je l'ai rencontré il y a peu de temps lors d'une soirée festival pour laquelle l'entreprise avait loué un espace au village réservé aux professionnels, je n'ai pas manqué de le remercier. C'est un homme simple, intelligent qui a bien compris que l'évolution d'une entreprise est liée en grande partie au plaisir des salariés d'y contribuer et que ceci passe forcément par le bien être et la cohésion des équipes.

Nous avons passé presque dix jours dans le Val-de-Loire, auprès de ma famille. Et si l'on m'avait dit, quelques années auparavant, notamment à l'époque où, en mode torturée, je bloguais sous un autre pseudonyme, que je prendrais autant de plaisir à revenir à mes racines, à partager des joies simples avec la famille, je ne l'aurais pas cru.

Les trois soeurs réunies avec leurs conjoints et bien sûr mon neveu, les parents... Le repos total grâce à des journées rythmées par les envies de chacun : balades, parties effrénées de pétanque et de badmington, lecture, bronzette, le tout sous une météo plus que clémente.

J'ai eu pour la première fois la sensation que toutes les tensions du passé étaient désormais gommées et que la joie d'être ensemble primait sur de vieilles rancoeurs absurdes qui ne font nullement avancer.

J'ai bien conscience qu'Homme est pour beaucoup dans cette nouvelle façon d'aborder les relations familiales. Il est un élément fédérateur incontestable, aimé de tous pour sa générosité, son caractère facile, son humour, son humeur toujours égale. Mes proches comprennent également à quel point il m'a apaisée. Lui-même étant très "famille", il m'a permis, tout naturellement et sans aucune contrainte, de me rapprocher de la mienne.

Ces vacances m'ont également permis de revoir mes deux plus anciennes amies, celles qui m'accompagnent depuis une vingtaine d'années dans les bons et les mauvais moments. Certes, je les vois parfois séparément. L'une d'elles vit près de Toulouse et je suis la filleule de son fils ainé, donc malgré la distance, nous essayons d'y aller deux fois par an. L'autre vit dans le Val-de-Loire. Je l'avais vue rapidement la dernière fois à Pâques l'année dernière, juste après la naissance de sa fille. Cette fois nous nous sommes retrouvées dans la maison de la maman de la première, près d'Orléans, comme au bon vieux temps, et c'était du bonheur.

Plus les années passent et plus j'apprécie tout particulièrement le côté authentique de ma région natale, celle que j'ai tant décrié quand j'y vivais. On a parfois tendance à croire que l'herbe est plus verte ailleurs mais attention aux chimères... Je suis totalement gavée de la mentalité Côte d'Azur, du coût exorbitant de toute chose, du béton. Lorsque je rentre à la "maison", je savoure la verdure, la nature qui prend encore le dessus sur l'urbanisation, la simplicité et également la conduite ! Moi qui déteste conduire à Nice, je prends volontiers le volant quand je suis "chez moi" et sans râler !

Alors bien sûr, le climat de la Côte est assez idyllique (encore que depuis deux ans, cela décline). Mais je serais aujourd'hui prête à le sacrifier pour revenir à l'authenticité. Et puis il y a la mer, la plage. Nous en profitons quelques fois dans l'année mais pas suffisamment pour que cela devienne addictif. Je réalise que si je n'avais pas rencontré Homme, j'aurais sans doute quitté la région, peu encline à créer de vrais liens amicaux et surtout qui ne permet pas de s'en sortir seule avec un petit salaire.

Aujourd'hui, pourtant, il est hors de question de partir. Avant tout parce qu'enfin nos situations professionnelles sont stabilisées et épanouissantes. Homme s'éclate dans son nouveau job, quant à moi je viens d'obtenir la belle promotion que j'espérais et dès le 1er septembre, jour de ma rentrée, j'attaque sur ce nouveau poste. Aujourd'hui, le fait d'avoir deux salaires à la fin du mois et de ne pas être soumis aux turpitudes de la précarité relèvent presque de l'exploit ! Et puis nous souhaitons rester relativement proches de Gènes, où vit la famille d'Homme et en particulier sa mère, qui est veuve, et son neveu, adolescent, qui part un peu en vrille depuis quelque temps et qui a besoin d'une présence masculine pour être régulièrement recadré.

Les projets à venir ?

Tout d'abord bien prendre mes marques dans ma nouvelle fonction, qui va impliquer un investissement encore plus important, surtout en termes d'horaires, puisque je vais être la collaboratrice directe du Président d'une des plus grosses entreprises de la région. Mes responsabilités vont accroître, je vais intégrer le comité de direction et manager une assistante. C'est un très beau virage professionnel qui me ravit, d'autant que je me sens très bien dans cette entreprise.

Ensuite, une fois qu'Homme aura signé son CDI (normalement mi-septembre), nous nous mettrons en quête d'un petit bien immobilier à acquérir. Je dis "petit" car au vu des prix pratiqués dans la région et de notre budget, il n'y a aucun doute que nous aurons moins de surface que dans l'appartement que nous occupons actuellement en location. Et nous devrons sans doute nous éloigner un peu de la ville et perdre en confort de vie (notamment en rallongeant un peu les temps de trajet). Mais de toute façon il faut commencer petit pour pouvoir ensuite grandir.

Et puis il y a bien sûr un autre projet, mais qui est plus difficile à concrétiser que nous ne l'avions espéré. Ma foi, tout ne peut pas être facile ! Nous y croyons, nous regardons dans la même direction et sommes plus unis que jamais.

Bonne rentrée à tous...


vendredi 27 mai 2011

ENFIN...

Après un an de lutte acharnée avec les administrations française et italienne et deux ans jour pour jour après notre rencontre, nous y sommes enfin arrivés...

La première tentative, l'année dernière à la même époque avait été avortée du fait de papiers qui manquaient pour mon Homme qui, en plus d'être Italien, est divorcé... A croire que c'est trop de tares pour un seul homme ! Nous nous étions gentiment fait refouler du Tribunal et étions repartis très déçus, découragés surtout.

Ce matin nous avons eu notre petit moment de stress en arrivant à l'annexe du Tribunal, lorsque la dame nous a dit qu'elle n'avait pas de rendez-vous prévu pour nous et nous a demandé de nous adressé au Grand Palais de Justice.

Nous traversons donc la place, sous une petite pluie (très sympa avec la petite robe d'été et les talons), et franchissons la porte du Palais de Justice.

Heureusement, cette fois fût la bonne... ou presque ! En arrivant, la greffière nous informe que son logiciel ne fonctionnant pas, elle nous pourra pas nous fournir l'attestation de PACS... mais qu'elle va quand même procéder à son enregistrement (ouf !). Mon Homme et moi avons échangé un regard et pensé simultanément que décidément, la guigne nous poursuit !

Finalement le logiciel a fonctionné, nous étions munis des bons papiers, nous sommes donc ressortis du Palais unis par les liens du PACS et très heureux !

Quel grand pas pour moi, qui ai tant traversé de chemins tortueux pour en arriver à cette rencontre... Mais tout ceci en valait grandement la peine et je ne regrette rien !

Maintenant, nous partons en week-end du côté de Montpellier, où nous nous sommes réservés une belle chambre avec vue sur la mer et accès à l'espace bien-être de l'hôtel, histoire de fêter dignement notre "union"...

Avant de partir, je vous offre une photo "non officielle" des Pacsés, réalisée avec les moyens du bord (donc en autoportrait) sur notre terrasse (avec en plus le ciel bleu revenu)...


dimanche 13 mars 2011

UNE DOSE D'OPTIMISME DANS LA MOROSITE AMBIANTE...

J'avoue que je me demande quelle tournure donner à cet article.

Est-ce opportun de se regarder le nombril et de raconter sa petite existence alors que des populations vont de traumatismes en menaces, que d'autres sont prêtes à mourir pour s'affranchir de la tyrannie ? L'actualité du moment nous remet sans aucun doute les idées en place et nous incite à minimiser ses propres petits malheurs, même si ceux-ci nous semblent importants puisqu'ils se rapportent à nous. Ce cataclysme au Pays du Soleil Levant nous rappelle que nous appartenons tous à une même humanité et fait la nique à tous les discours qui affirment le contraire.

Quoiqu'il en soit, l'élan compassionnel que j'éprouve depuis trois jours pour nos compatriotes Japonais ne va pas m'empêcher de me livrer ici, sur mon espace.

D'autant plus que je constate, pour ce qui me concerne, que la tendance défavorable qui me faisait parfois frôler la sinistrose depuis la fin de l'année 2010 semble s'inverser et que du coup, j'ai tendance à penser qu'un peu de bonnes nouvelles dans cette morosité ambiante ne peut pas faire de mal.

Alors c'est peut-être parce que je rentre de quelques jours de vacances au vert que je me sens bien ? C'est possible, mais pas seulement.

Oui, Homme et moi nous sommes octroyés trois jours d'escapade dans les Alpilles et le Lubéron cette semaine, et nous avons eu le nez fin quant aux dates choisies car nous avons bénéficié d'une météo fabuleuse, grand soleil et zéro Mistral, alors que depuis notre retour il ne fait que pleuvoir !

Nous avons soudainement ressenti le besoin de nous évader de notre environnement quotidien. Besoin de souffler, de nous retrouver, de sortir de la routine faite d'incertitudes et parfois de tensions. Alors nous sommes partis presque sur un coup de tête.

Nous n'avons cessé de nous extasier sur la beauté des paysages, sur ces espaces préservés de l'urbanisation, totalement sauvages, sur la richesse du patrimoine historique. Et également sur la gentillesse des habitants, à chaque fois surpris des voitures qui s'arrêtaient aux passages piétons alors même que nous n'étions pas engagés, alors que chez nous, même en train de traverser sur les clous, c'est tout juste si nous ne nous faisons pas renverser et quoiqu'il en soit, nous nous faisons copieusement insulter !!

Homme avait passé plusieurs entretiens d'embauche ces derniers jours mais à chaque fois, il se désolait du niveau de salaire proposé, bien en-deça de ce qu'il gagnait auparavant et surtout en totale inadéquation avec les responsabilités intrinsèques aux différents postes. Bienvenue dans le beau monde la recherche d'emplois, des désillusions et des négociations de marchands de tapis !

Suite à ces entretiens, Homme s'est lancé dans des calculs d'apothicaire pour voir jusqu'à quel minimum de salaire il peut descendre. Et la marge de manoeuvre par rapport à son ancien salaire est quasiment nulle puisque nous n'avons jamais nagé dans l'opulence. Nous vivons dans une région où le coût de la vie est extrêmement élevé, proche de celui de la capitale, et au contraire les salaires sont plutôt bas.

Cela nous a valu quelques discussions houleuses. Homme est parfois trop conciliant et cela m'énerve. J'ai tenté de lui expliquer par A + B qu'il ne s'agit pas de brader ses compétences, qu'il doit valoriser au maximum son expérience de plus de quinze ans. Qu'il ne s'agit pas de gagner moins que ce que lui verse actuellement le P*le Empl*i. Qu'il ne s'agit pas de miser non plus sur une éventuelle augmentation de mon salaire qui mettrait du beurre dans les épinards car tant que rien n'est fait, il vaut mieux ne pas y croire. J'ai tenté de lui faire comprendre que le but n'est pas de vivre moins bien qu'avant mais plutôt à minima de rester sur le même niveau de revenu. sans quoi le paiement de nos frais fixes serait mis en péril.

Sur les trois postes qu'il s'est vu proposer, deux étaient vraiment très en-dessous du niveau de salaire qu'il s'est fixé. Le troisième employeur en revanche, de par son discours, semblait ouvert à la négociation et comme le différentiel entre le salaire proposé et le salaire que souhaiterait Homme était moindre, Homme a tenté le coup.

Nous sommes donc partis en amoureux afin de nous évader des considérations chiffrées qui hantaient nos soirées depuis quelques jours. Et dans l'après-midi du premier jour de ces mini-vacances, Homme a été appelé par le dernier employeur. Il a accepté de revoir le salaire à la hausse et lui offre le poste, avec au départ six mois de formation professionnelle diplômante, puis le CDI. Cette formation était prévue, autant dire qu'il s'agit pour l'employeur d'instaurer une relation pérenne avec son collaborateur.

Autant dire que nous avons pu profiter du reste de notre séjour, l'esprit libéré ! Mercredi, Homme ira signer la convention de formation et celle-ci devrait démarrer très rapidement.

La période de chômage d'Homme aura été de courte durée, trois mois très exactement. Nous nous en félicitons et abordons sereinement l'avenir...

... d'autant que pour ce qui me concerne, l'avenir professionnel semble également prometteur. L'évolution de poste qui devait intervenir l'année prochaine pourrait survenir en fait rapidement, dans les mois à venir, puisque la personne qui occupe actuellement cette fonction aspire à en changer. Cela tombe bien ! Un poste correspondant à ses attentes va se libérer très prochainement, et elle s'est déjà positionnée dessus. Du coup, comme je travaille avec elle et la remplace quand elle est absente, je suis la personne naturellement pressentie et également souhaitée par Big Boss pour lui succéder.

Mais rien n'est signé pour l'instant alors tant que ceci n'est qu'hypothèse, je reste sur mes gardes et continue mon petit bonhomme de chemin sur mes missions actuelles.

Nous sommes rentrés de ce petit séjour totalement régénérés et plus proches que jamais, malgré l'ambiance électrique d'hier à cause du match de rugby Italie-France qui, une fois n'est pas coutume, a vu les Italiens s'imposer.

Homme profite de ses derniers jours en tant que "chômeur" pour faire un aller-retour en Italie afin de remplir quelques formalités administratives.

Quant à moi, je retourne au bureau mardi et demain, la journée sera consacrée à la corvée des courses et au rendez-vous hebdomadaire chez le médecin spécialiste en rééducation fonctionnelle qui tente de redonner une forme décente au bas de ma colonne.

Je conclus avec quelques photos de nos petites vacances... Hauts les coeurs ! L'horizon finit toujours par s'éclaircir.

Les Baux de Provence

Les Baux de Provence

Les arènes d'Arles

Le Palais des Papes

La place du Palais des Papes

Le Pont d'Avignon

Gordes

Roussillon


mercredi 12 janvier 2011

MAIS COMMENT FAISIONS-NOUS AVANT ?

Lorsque je discute avec quelques collègues, également mamans d'adolescents, je me rends compte à quel point notre monde a évolué.

L'une d'entre elles me racontait il y a quelques jours, à son retour de vacances où elle a mené toute sa petite famille festoyer pour Noël à La Grosse Pomme, ce qui n'est quand même pas rien, que sa fille ainée, proche de la majorité, n'a cessé de râler car elle ne pouvait pas surfer comme elle voulait ni utiliser son Iph*ne. Blasée, elle ne se rendait visiblement pas compte de la chance qui lui était offerte de passer ces moments privilégiés en famille dans cette ville qu'il n'est pas donné à tout le monde de visiter.

Faites le test lors d'une réunion de famille ou bien d'une fête organisée, posez la question "De quoi ne pourriez-vous vous passer ?" et vous constaterez que beaucoup, y compris adultes, livreront des réponses sans équivoque du style "de mon portable, d'internet, de ma console etc etc"...

Alors je reviens en arrière - ce qui ne me rajeunit guère - et je me remémore mon adolescence, il y a un peu plus de vingt ans. J'étais en souffrance, solitaire et torturée. Si l'on m'avait posé cette question à l'époque, j'aurais répondu : "de livres et de mes amis".

Aujourd'hui, beaucoup, toutes générations confondues, sont à l'affût du dernier modèle de portable, de la dernière révolution technologique, quitte à les acquérir à crédit. Je suis effarée de voir des mômes de 14-15 ans brandir leur I-machin, leur Black-bidule comme des quasi-prothèses de leurs corps. Je me suis plusieurs fois surprise à constater, dans un quelconque reportage, que la famille présentée comme surendettée ou en grande précarité possédait son bel et grand écran plat. Comme s'il fallait absolument posséder ces objets dernier cri pour se sentir mieux, pour se valoriser vis à vis des tiers.

Dans ce cas j'invite plutôt à aller consulter un psy !

Pourquoi certains s'excusent, tout essoufflés, lorsqu'ils ne répondent pas instantanément sur leur portable ? Pourquoi tant utilisent le portable au volant, alors qu'il y peu de conversations qui ne puissent attendre de les mener en toute sécurité ? Au nom d'une sacro sainte liberté, il faudrait être joignable partout, tout le temps... Je revendique la liberté de répondre à qui je veux, quand je le veux, sans avoir à me justifier si je ne m'exécute pas illico presto.

Pour ce qui est d'internet, je bats ma coulpe. J'en suis moi-même une fervente utilisatrice et je fais le constat qu'il est quasiment impossible de vivre sans. Il me permet d'exprimer mes pensées comme je le fais ici, d'élargir mon champ de connaissance , de m'informer autrement, de communiquer autrement, de rester proche de mes amis et de ma famille éloignés. Toutefois, lorsque je pars à l'étranger, ce qui est assez régulièrement le cas, je ne souffre d'aucun manque si je ne me connecte pas pendant une semaine. Au contraire, j'ai presque l'impression de faire "une cure de désintox", alors même que je ne me considère pas comme accro. J'ai l'impression de prendre une grande bouffée d'air frais en me coupant ainsi du monde virtuel.

Cette sensation est nouvelle car il est vrai qu'avant, avant d'être pleinement épanouie dans mon quotidien, j'utilisais souvent Internet comme une bouée de sauvetage, un outil pour "faire des rencontres", pour passer le temps, pour exprimer mon mal-être. Or, depuis que je suis amoureuse pour de vrai -parce que plus le temps passe et plus je me demande si tout ce que j'ai vécu avant relevait bien de l'amour- mes attentes, mes manques sont comblés par ma moitié. J'ai renoué avec la valeur "famille" en laquelle j'émettais de gros doutes quant à sa préciosité.

Ce que j'aurais envie d'exprimer aux adolescents d'aujourd'hui, c'est qu'il est indispensable d'être relié aux autres et au monde par les nouvelles technologies, mais qu'elles ne représentent pas l'essentiel. Elles ne peuvent remplacer un bon livre, ni les amis. Il vaut mieux partager un bon repas famille, même si c'est vrai, parfois c'est barbant, plutôt que de s'isoler dans sa chambre pour chatter, pour poker ou pour tagger. Il faut savoir les consommer utilement et avec parcimonie et pas comme un outil pour rompre l'isolement car au contraire, elles isolent encore plus.

Il faut surtout fuir toute forme de dépendance et redonner leur place aux valeurs du coeur, ne pas ériger le matérialisme en valeur refuge.

Je réalise également à quel point la mission d'élever et d'éduquer un enfant ne doit pas être tâche aisée...

mardi 11 janvier 2011

DE-BOR-DES* !


* Titre largement inspiré de celui de cet ouvrage que j'ai très envie de lire mais qui risque de me foutre un peu les nerfs en pelote


Chaque entreprise représente un microcosme de la société et à chaque poste que j'ai occupé au sein de diverses structures, en observatrice de la nature humaine que j'aime être, je me suis retrouvée tour à tour admirative, étonnée mais malheureusement aussi souvent très remontée du fait de certains comportements.

Depuis presque trois ans, je travaille pour une grande entreprise qui, jusqu'à il y a peu, était une structure publique. Autant dire que quand j'y ai pris mes quartiers, j'ai été à maintes reprises stupéfaite par le mode de fonctionnement très "administratif", moi qui arrivais du privé. Néanmoins, même dans le privé, j'ai eu à faire à des tire-au-flanc, des profiteurs, des râleurs, parfois les trois à la fois.

Le dirigeant de l'entreprise, que je cotoie au quotidien, suscite toute mon admiration. C'est un bourreau de travail, impliqué dans chaque dossier qu'il maîtrise du bout des doigts, il est brillant et en même temps il a gardé un côté très accessible, très simple, très à l'écoute. Depuis une trentaine d'années à la tête de la hiérarchie, il apparaît presque comme une figure paternelle même si beaucoup en ont peur car il ne mâche pas ses mots quand il a à redire, qualité que je n'ai pas rencontré souvent chez des dirigeants, préférant laisser le "sale boulot" à leurs collaborateurs.

Autant dire que ceux qui officient dans son giron direct, dont je fais partie, sont à bonne école pour remplir leurs missions de façon consciencieuse et exigeante. Pour ma part, j'en suis ravie puisque cela répond parfaitement à mon perfectionnisme et à la rigueur que je m'impose.

Et puis il y en a d'autres, ceux qui sont loin de lui, géographiquement parce que dans des bureaux un peu éloignés, et dans la mentalité, l'éducation.

J'en ai eu encore aujourd'hui un exemple flagrant.

Un chef de service, avec le salaire qui va avec, soit environ le double du mien, m'envoie un mail pour solliciter un rendez-vous avec le grand chef afin d'évoquer les dossiers en cours. Tout le monde sait parfaitement que l'agenda du grand chef est très serré et que les disponibilités sont rares et précieuses.

Dans son mail, le type demande donc un créneau mais il se permet de poser ses conditions, fonction de ses engagements personnels (qui ne devraient normalement pas intervenir dans un cadre professionnel puisque TOUS, nous avons des vies hors du travail mais PRESQUE TOUS nous faisons en sorte qu'elles interfèrent au minimum dans le cadre professionnel), à savoir :

1/ pas après 16h00 car parfois il doit aller chercher son fils au collège - sans oublier au passage de citer ledit établissement qui est un des plus prisés de la ville, réservé à "l'élite", histoire de se donner de l'importance - et que comme il est divorcé et que la mère du gosse ne peut pas toujours s'en charger, blablablabla

Commentaire de moi-même : ton gosse, il a 14 ans, je pense qu'il est capable de prendre une carte de bus et de rentrer tout seul chez lui, d'autant que le collège se trouve dans la ville où il habite. Il existe aussi des femmes ou hommes seuls qui se font aider par un parent ou qui paient une nounou, et qui n'ont pas forcément les moyens financiers pour le faire mais ils se débrouillent...

J'ai envie de lui répondre que dès mes 11 ans et mon entrée au collège, je me tapais par tous les temps, 2km en vélo pour aller à l'arrêt du car qui ensuite m'amenait au collège situé à une dizaine de kilomètres et que si je finissais avant l'heure du car, j'allais en étude faire mes devoirs en attendant.

Que moi aussi j'avais des parents divorcés qui ne s'entendaient pas qui ne m'ont jamais couvée comme un oeuf sous le cul d'une poule et que je les en remercie car grâce à eux, j'ai vite appris à me débrouiller toute seule, à ne dépendre de personne et à ne pas attendre non plus quoi que ce soit de quiconque.

Et je ne suis pas devenue délinquante pour autant...

2/ pas le mercredi après-midi. Aucun motif invoqué quant à cette contrainte mais que je sache, il est payé pour un plein temps donc je me demande ce qui justifie qu'il ne contracte aucun engagement le mercredi aprem, peut-être qu'il veut être à la maison avec fifils défois qu'il ait besoin de son papa pour lui percer ses boutons.

3/ pas pendant la semaine LEGALE de vacances (j'aime le terme mis en avant, alors que le mec se prend des heures voire des demi-journées à foison sans rien demander à personne) qu'il va prendre en février.

Dans ma grande mansuétude, je n'ai pas donné le message en l'état au grand chef ne pas lui faire monter l'énervement parce sinon ce sont les collaborateurs qu'il a sous la main qui risquent d'en faire les frais.

J'ai donc juste proposé des créneaux adéquats.

Parfois je me demande pourquoi je suis aussi conne, à culpabiliser quand une ou deux fois dans l'année je dois partir un peu plus tôt pour un rendez-vous médical ou un truc dans le genre, alors que déjà les 37,5 heures hebdomadaires sont pour moi une utopie et qu'en plus je ne suis pas cadre.

Puis il y a les profiteurs, du genre de ce haut responsable qui lui, non content de voyager gratos partout dans le monde de par sa fonction en en faisant parfois profiter Madame, se fait faire de fausses factures par les restaurants où il bouffe pour 3 francs 6 sous afin de faire passer le montant maximum accordé par le plafond de remboursement sur note de frais et ainsi d'encaisser la différence.

Puis celui qui vient se plaindre à une assistante qui touche en gros cinq fois moins que lui que oui, c'est très difficile de partir au ski à quatre !!!

Un autre, du même acabit, qui clame qu'il attend les soldes d'hiver pour faire les cadeaux de Noël, pour faire des économies.

Ce sont toujours ceux là qui ont toujours une bonne excuse pour ne pas contribuer au cadeau d'un collègue sur le départ.

Le pire, c'est que ce sont toujours ceux là, les mieux lotis et les mieux payés, ceux qui profitent gratuitement de tout ce que le petit personnel doit payer, qu'il s'agisse de voiture, d'essence, de téléphone etc, qui râlent, qui gémissent, qui se plaignent de leur condition et qui osent faire semblant d'être débordés alors qu'en fait ils se barrent à 17h00.

Franchement, parfois, avec tout ce que je vois, tout ce que j'entends, tout ce que je lis, j'aimerais bien que le grand chef soit doté du don d'ubiquité pour observer tout ce qui se passe ailleurs qu'à la direction où le niveau de pression et d'exigence est au plus haut.

J'attends patiemment les bouleversements qui devraient intervenir l'année prochaine. Certains risquent de trembler...

En attendant, je contiens souvent tant bien que mal mon agacement et mène du mieux possible les tâches qui m'incombe sans me plaindre et avec le sourire !

Je ne suis peut-être pas surdiplômée, je ne suis peut-être pas en haut de l'organigramme, mais au moins je suis généreuse, je ne suis pas blasée, je sais me contenter de peu, je suis autonome et je travaille dans la bonne humeur...

Alors c'est certain, je ne serai jamais riche !