Les devises

"On ne naît pas femme, on le devient"
"Ce qui ne nous tue pas nous rend plus forts"

dimanche 30 mai 2010

UN AN DEJA...

... Ou un an seulement, ai-je envie de dire, tant j'ai l'impression d'avoir vécu, de m'être remplie, d'avoir évolué depuis ce 26 mai 2010.

Nous avions prévu de nous payer un joli cadeau pour notre premier anniversaire, malheureusement nous avons été contrariés par des tracas d'ordre énervant. Mais nous nous l'offrirons ce présent, d'ici quelques semaines, rien ne nous arrêtera.

Nous sommes quand même retournés dans ce restaurant où, un an auparavant, je me noyais dans son regard vert, où sa main prenait la mienne et où, ensuite, je découvrais ses lèvres charnues.

Un an, c'est beaucoup au regard de ces 365 jours qui ont passé tellement vite, au regard du gouffre émotionnel dans lequel je survivais avant cette rencontre miraculeuse.

C'est aussi tellement peu au regard de tout ce qui nous reste à vivre ensemble, au regard de l'intensité de la complicité qui nous donne la sensation de nous connaître depuis toujours et de ne rien avoir vécu avant, en tout rien rien de ce qui relèverait de l'Amour.

Tout est allé très vite, en même temps tout a relevé du naturel, de l'évidence. Pourquoi attendre lorsqu'enfin, l'esprit est apaisé et ne présente aucun signe de questionnement, de tergiversation, d'angoisse ?

Notre aménagement ensemble, qui aurait pu générer une routine menaçante, n'a fait que renforcer un quotidien délicieux.

Le désir de l'autre aurait pu s'émousser, il ne fait que se confirmer.

Cette histoire ne ressemble à aucune de celles que j'avais vécues jusqu'à maintenant.

Peut-être parce qu'au fond, il est celui celui que j'attendais sans l'espérer et qui a réussi à me réconcilier avec l'idée d'engagement et de famille.

Peut-être aussi parce que chacun de nous a su travailler afin de tirer profit du passé, qu'il soit bon ou mauvais.

Peut-être tout simplement l'avantage de se trouver à un âge où nous sommes capables de façonner notre destin et non pas de le subir, de tirer force et plaisir de moments simples, juste parce qu'ils sont partagés.

Les projets vont bon train, sans aucune échéance toutefois...

De toute façon nous avons toute la vie devant nous, alors pourquoi planifier ?

dimanche 23 mai 2010

LE BONHEUR DONNE DES AILES (ET DES JAMBES)...

Mon Homme a décidé de nous inscrire aux dix kilomètres de Menton, il y a environ un mois... Il est vrai qu'il s'agissait un excellent mobile pour reprendre le sport.

Moi qui ne me suis plus entrainée de façon régulière en course à pieds depuis une bonne année, je me voyais déjà à la ramasse. Et puis avec le temps de cochon qu'il a fait jusqu'à très récemment et l'emploi du temps chargé avec notamment la famille à la maison, finalement je n'ai pu faire que mon premier vrai footing, à savoir 8km, que dimanche dernier.

Ce matin, au départ, je n'étais pas très optimiste... Et puis je n'avais pas pris mon MP3, indispensable pour me conditionner, me mettre dans ma bulle, écouter la musique plutôt que la douleur et me couper, pour une fois, de mon Italien qui parle tout le temps, même quand il court ! Jai besoin de cet "isolement" pour maintenir la concentration.

Loin de moi l'idée de parcourir les dix kilomètres, je m'étais fixé comme objectif de tenir une heure, vu que dimanche dernier j'ai parcouru huit kilomètres en cinquante-cinq minutes et que j'en avais vraiment ch*é...

Nous sommes partis dans les derniers, conscients que notre cadence pourrait gêner les coureurs aguerris, et préférant ménager notre monture pour arriver le plus loin possible.

Le cadre était fantastique : le port de Menton puis la promenade du bord de mer. La météo était radieuse, les verres d'eau distribués au fil du parcours étaient directement versés sur la tête. Les encouragements des promeneurs du dimanche étaient motivants et pour la femme très entière et sans doute trop exigeante avec elle-même que je suis, je me suis promis, finalement, d'arriver au bout du parcours, quel que soit mon temps.

Et tout compte fait, petit à petit, nous avons commencé à doubler ceux qui étaient partis un peu trop vite et attrapé des points de côté. Je me sentais bien, l'endorphine a sans doute bien fait son job...

La ligne d'arrivée a été franchie au bout d'1h09, sans souffrance ni peine.

Congratulations de rigueur avec mon Homme puis nous avons retrouvé quelques connaissances qui eux-aussi s'étaient inscrits pour une petite collation.

J'ai besoin de me fixer des objectifs pour avancer et une fois ceux-ci atteints, la fierté ressentie booste mon estime de moi-même.

Je ne me serais jamais crue capable d'une telle performance, j'aime me surprendre. Chacun doit être conscient que tout objectif, du moment qu'il reste réaliste, peut être atteint à force de motivation et de conditionnement intérieur.

Mais après tout, depuis presqu'un an, je me surprends souvent... dans le bon sens du terme, en faisant voler en éclats vieilles angoisses et idées reçues.

Et cette journée magnifique a été marquée par une autre source de fierté, celle-ci culinaire !


Un sacré boulot, mine de rien, puisque j'ai commencé à m'y mettre hier, pour préparer la ganache !

Croquants à l'extérieur, moelleux à l'intérieur... Pile comme je les aime !

En fait il s'agissait d'un test en vue d'une soirée que nous organisons le week-end prochain et pour laquelle j'ai prévu des macarons (ainsi que cookies et tarte aux pommes et praliné) pour le dessert...

Oui, la fin de la semaine prochaine risque d'être riche en émotion et là encore, de surprise ;-)