Les devises

"On ne naît pas femme, on le devient"
"Ce qui ne nous tue pas nous rend plus forts"

lundi 29 août 2011

Y'A QUE LES IMBECILES...


... vous connaissez la suite !

Les vacances estivales sont sur le point de s'achever.

Homme, lui, a repris ce matin le chemin du bureau, un peu hagard. Son patron lui a généreusement accordé deux semaines de congés alors qu'il a intégré l'entreprise depuis peu. Lorsque je l'ai rencontré il y a peu de temps lors d'une soirée festival pour laquelle l'entreprise avait loué un espace au village réservé aux professionnels, je n'ai pas manqué de le remercier. C'est un homme simple, intelligent qui a bien compris que l'évolution d'une entreprise est liée en grande partie au plaisir des salariés d'y contribuer et que ceci passe forcément par le bien être et la cohésion des équipes.

Nous avons passé presque dix jours dans le Val-de-Loire, auprès de ma famille. Et si l'on m'avait dit, quelques années auparavant, notamment à l'époque où, en mode torturée, je bloguais sous un autre pseudonyme, que je prendrais autant de plaisir à revenir à mes racines, à partager des joies simples avec la famille, je ne l'aurais pas cru.

Les trois soeurs réunies avec leurs conjoints et bien sûr mon neveu, les parents... Le repos total grâce à des journées rythmées par les envies de chacun : balades, parties effrénées de pétanque et de badmington, lecture, bronzette, le tout sous une météo plus que clémente.

J'ai eu pour la première fois la sensation que toutes les tensions du passé étaient désormais gommées et que la joie d'être ensemble primait sur de vieilles rancoeurs absurdes qui ne font nullement avancer.

J'ai bien conscience qu'Homme est pour beaucoup dans cette nouvelle façon d'aborder les relations familiales. Il est un élément fédérateur incontestable, aimé de tous pour sa générosité, son caractère facile, son humour, son humeur toujours égale. Mes proches comprennent également à quel point il m'a apaisée. Lui-même étant très "famille", il m'a permis, tout naturellement et sans aucune contrainte, de me rapprocher de la mienne.

Ces vacances m'ont également permis de revoir mes deux plus anciennes amies, celles qui m'accompagnent depuis une vingtaine d'années dans les bons et les mauvais moments. Certes, je les vois parfois séparément. L'une d'elles vit près de Toulouse et je suis la filleule de son fils ainé, donc malgré la distance, nous essayons d'y aller deux fois par an. L'autre vit dans le Val-de-Loire. Je l'avais vue rapidement la dernière fois à Pâques l'année dernière, juste après la naissance de sa fille. Cette fois nous nous sommes retrouvées dans la maison de la maman de la première, près d'Orléans, comme au bon vieux temps, et c'était du bonheur.

Plus les années passent et plus j'apprécie tout particulièrement le côté authentique de ma région natale, celle que j'ai tant décrié quand j'y vivais. On a parfois tendance à croire que l'herbe est plus verte ailleurs mais attention aux chimères... Je suis totalement gavée de la mentalité Côte d'Azur, du coût exorbitant de toute chose, du béton. Lorsque je rentre à la "maison", je savoure la verdure, la nature qui prend encore le dessus sur l'urbanisation, la simplicité et également la conduite ! Moi qui déteste conduire à Nice, je prends volontiers le volant quand je suis "chez moi" et sans râler !

Alors bien sûr, le climat de la Côte est assez idyllique (encore que depuis deux ans, cela décline). Mais je serais aujourd'hui prête à le sacrifier pour revenir à l'authenticité. Et puis il y a la mer, la plage. Nous en profitons quelques fois dans l'année mais pas suffisamment pour que cela devienne addictif. Je réalise que si je n'avais pas rencontré Homme, j'aurais sans doute quitté la région, peu encline à créer de vrais liens amicaux et surtout qui ne permet pas de s'en sortir seule avec un petit salaire.

Aujourd'hui, pourtant, il est hors de question de partir. Avant tout parce qu'enfin nos situations professionnelles sont stabilisées et épanouissantes. Homme s'éclate dans son nouveau job, quant à moi je viens d'obtenir la belle promotion que j'espérais et dès le 1er septembre, jour de ma rentrée, j'attaque sur ce nouveau poste. Aujourd'hui, le fait d'avoir deux salaires à la fin du mois et de ne pas être soumis aux turpitudes de la précarité relèvent presque de l'exploit ! Et puis nous souhaitons rester relativement proches de Gènes, où vit la famille d'Homme et en particulier sa mère, qui est veuve, et son neveu, adolescent, qui part un peu en vrille depuis quelque temps et qui a besoin d'une présence masculine pour être régulièrement recadré.

Les projets à venir ?

Tout d'abord bien prendre mes marques dans ma nouvelle fonction, qui va impliquer un investissement encore plus important, surtout en termes d'horaires, puisque je vais être la collaboratrice directe du Président d'une des plus grosses entreprises de la région. Mes responsabilités vont accroître, je vais intégrer le comité de direction et manager une assistante. C'est un très beau virage professionnel qui me ravit, d'autant que je me sens très bien dans cette entreprise.

Ensuite, une fois qu'Homme aura signé son CDI (normalement mi-septembre), nous nous mettrons en quête d'un petit bien immobilier à acquérir. Je dis "petit" car au vu des prix pratiqués dans la région et de notre budget, il n'y a aucun doute que nous aurons moins de surface que dans l'appartement que nous occupons actuellement en location. Et nous devrons sans doute nous éloigner un peu de la ville et perdre en confort de vie (notamment en rallongeant un peu les temps de trajet). Mais de toute façon il faut commencer petit pour pouvoir ensuite grandir.

Et puis il y a bien sûr un autre projet, mais qui est plus difficile à concrétiser que nous ne l'avions espéré. Ma foi, tout ne peut pas être facile ! Nous y croyons, nous regardons dans la même direction et sommes plus unis que jamais.

Bonne rentrée à tous...