Les devises

"On ne naît pas femme, on le devient"
"Ce qui ne nous tue pas nous rend plus forts"

dimanche 29 mars 2009

EVOLUTION A TOUS LES ETAGES

Je délaisse pas mal l'écriture en ce moment... Enfin, plutôt je n'ai plus vraiment envie de m'épancher ici.

Le bilan de compétences est bien entamé et à vrai dire, il génère un travail personnel important de recherche, d'enquête et de réponse à des questionnaires. J'avais commencé par fixer deux entretiens par semaine mais je ne fournis plus, alors je vais revenir au rythme plus raisonnable d'un entretien hebdomadaire.

De plus, la psychologue qui me suit voudrait que je me déplace, dans les facs, les centres de formation etc pour prendre de la documentation mais mon budget transport étant réduit à néant, je fais en sorte de soutirer les informations dont j'ai besoin par mail, courrier ou téléphone.

En parallèle, étant donné que l'a*roport n'a toujours pas confirmé le début de la mission d'intérim qu'il m'avait proposé voilà déjà plus d'un mois, je me remets en recherche d'emploi très active car il va bien falloir faire bouillir la marmite.

Enfin, je continue de rendre des petits services, en particulier à ma copine italienne : je sors son chien quand elle travaille, parfois je vais récupérer son fils à droite et à gauche quand la nounou ne peut pas le faire... Cela me permet d'arrondir un peu les fins de mois. Là en plus j'ai vendu mon canapé clic-clac à Ex-Homme et donc je vais avoir une petite rentrée d'argent qui va bien m'arranger.

Pour tout dire je n'ai pas délaissé l'écriture, loin de là. J'écris même énormément depuis quelques jours, mais dans mon petit cahier. J'avance dans ma thérapie, mardi nous avons commencé à aborder sérieusement le passé, ces choses enfouies dans ma mémoire que j'ai besoin d'extérioriser. La séance de mardi a été extrêmement douloureuse, j'ai eu besoin de beaucoup me soulager ensuite mais c'est trop intime et personnel pour être exposé ici. Il s'agit de traumatismes qui prennent forme, de violences qui se concrétisent, d'événements dont je savais qu'ils s'étaient produits mais que soit j'avais mis dans un coin de mon inconscient et totalement occultés, soit qui m'ont toujours été cachés par ma famille, sans doute pour me protéger, ce qui en fait n'est pas forcément une bonne tactique car pour ma part, ces secrets m'empêchent d'avancer depuis toujours et de trouver l'harmonie, notamment dans mes relations amoureuses.

J'ai enfin pris mon courage à deux mains pour demander à mes parents les dates de naissance (et de décès pour certains) de mes grand-parents et oncles et tantes. Ma thérapeute pratique aussi l'analyse transgénérationnelle et elle avait besoin de ces informations pour avancer dans notre travail. Mais je refusais d'évoquer avec mes parents le fait que je suis en thérapie.

Mais quand j'ai constaté à quel point la séance de mardi a été efficace, je me suis lancée. Sous le prétexte d'un arbre généalogique que je serais en train de constituer, ils m'ont communiqué les dates dont j'avais besoin.

Et là j'ai fait une découverte troublante. Mon père m'a appris qu'il avait eu un grand frère qui est décédé le lendemain de sa naissance. J'ignorais totalement cet événement, ma grand-mère ne l'avait jamais évoqué.

Mais ce qui m'a vraiment perturbé, c'est que lors d'une de nos premières séances, ma thérapeute avait indiqué que je "porte en moi le deuil d'un enfant mort" et qu'il nous faudrait creuser cet état de fait.

Alors voilà, peut-être avons-nous une piste ?

En tout cas ma thérapeute est extraordinaire.

La première cliente de ma petite entreprise m'a d'ores-et-déjà sollicité pour deux week-ends en mai pour garder Léo.

Ce week-end, il pleut à seaux et du coup, cocooning à gogo...

Ex-Homme a une des amies qui vit à Londres et qui est venue rendre une visite pour quelques jours - serait-elle à l'origine de cette météo très "anglaise" ? - et donc après la raclette party de jeudi soir, aujourd'hui je participe à une crêpes et gauffres party, pas bon pour le régime mais excellent pour le moral !

Hier j'ai passé une bonne partie de la journée chez Monsieur, qui m'a invitée à déjeuner et avec lequel j'ai passé l'après-midi. Je lui ai suggéré de se recycler dans le coaching en décoration car il a un talent assez impressionnant à ce niveau. Il a cette manière simple d'enjoliver un détail et de le rendre unique et original. Sa maison n'est ni spacieuse ni luxueuse mais si chaleureuse. Hier il a juste fait de petits travaux de transformation de deux marches d'un escalier et le résultat est tout simplement surprenant.

Nous apprécions toujours autant les rares moments que nous passons ensemble. A vrai dire nous nous retrouvons vraiment dans notre capacité mutuelle d'écoute et d'analyse, il me fait des confidences qu'il n'offre à personne d'autre de son entourage, et moi pareil. C'est en cela que nous nous "faisons du bien", au-délà de tout le reste...

Hier soir j'ai regardé "Ma*ma Mia", un film rafraichissant, drôle et très musical, que je recommande vivement.

Enfin, ma copine italienne m'a appris hier soir qu'elle a croisé Ex C&T (le méchant méchant) avec une femme, ils se baladaient tous les deux avec son chien. Et là j'ai été ravie, car au moins s'il trouve une autre proie peut-être me lâchera-t'il enfin... Je suis désolée pour cette femme qui ignore encore ce qui l'attend mais je pense avant tout égoïstement à mon bien-être.

Et si elle arrive à le faire déménager alors là elle sera gratifiée de mon éternelle reconnaissance.

Non parce que vous voyez, ce midi, avec le temps pourri, je me suis mise devant la télé et je suis tombée sur "Melr*se Place" et finalement, dans mon quartier, nous n'avons rien à envier à toutes ces intrigues !


samedi 21 mars 2009

LE JOUR OU... J'AI CRU MOURIR SANS VOIR VINTIMIL*E !

L'Italie, l'autre pays de la gastronomie...

Ce matin j'ai accompagné ma copine italienne dans sa virée mensuelle à Vintimi*le. Elle s'y rend régulièrement pour remplir son frigo et son congélateur. En effet, c'est seulement à 45 minutes de chez nous et il est vrai que les denrées alimentaires y sont meilleur marché qu'ici et puis malgré le fait qu'il s'agisse d'une ville frontalière, le dépaysement est réel.

Déjà, c'était le premier trajet que j'effectuais avec ma copine italienne. Certes, j'avais bien remarqué que la conduite niçoise n'a rien à envier à la conduite italienne, avec une notion très personnelle du code de la route et une interprétation toute aussi aléatoire des panneaux de signalisation.

Quand vous arrivez à N*ce, la conduite est l'une des coûtumes locales les plus difficiles à apprivoiser. Déjà, sur l'autoroute à trois voies, les plus lents roulent sur la voie du milieu. En général la voie de droite est déserte (comme si elle était maudite), certains pas très rapides choisissent aussi de rester sur la voie de gauche, donc soit vous restez derrière à les maudire, soit vous finissez par enfreindre le code de la route en doublant par la droite.

Puis surtout, la voiture est le lieu de toutes les activités. Bien sûr ça téléphone beaucoup, sans oreillette bien entendu, ça papote, ça bouquine, ça fume, parfois presque tout en même temps !

Ma copine italienne au volant, c'est tout un sketch à elle toute seule. Ce matin nous sommes parties relativement tôt. A peine installée dans sa F*at 500 flambant neuve et engagée sur l'autoroute, elle a terminé ce qu'elle avait commencé avant de partir, à savoir sortir les annonces qu'elle avait imprimées pour sa recherche d'appart, appeler un propriétaire pour convenir d'une visite, puis confirmer à son ex-mari pour qu'il l'accompagne puisqu'elle y vivra avec leur fils. Et bien sûr, en bonne italienne qu'elle est, elle s'exprime autant avec les mains qu'avec la parole, alors bon, je suis blonde mais quand une main tient le téléphone et que l'autre "parle", qu'est-ce qui tient le volant ?

Plusieurs fois, la voiture s'est retrouvée entre deux voies, certains automobilistes ont dû s'imaginer que nous étions alcoolisées...

J'ai bien cru que jamais je n'aurais la chance de voir Vintimil*e...

Une fois sur place, une chance divine m'a fait penser que j'étais récompensée de ma frayeur routière puisque nous avons trouvé très rapidement une place, juste à côté du marché couvert.

Ensuite l'Italie se révèle, même si Vintimil*e est une ville italiano-française, elle possède ce charme typique italien unique. La langue qui ensoleille, les commerçants qui charment, qui font goûter leurs produits, qui pour le même prix vous ajoutent quelques légumes, qui chantent... Tout ceci créé une atmosphère réellement dépaysante qui colle un beau sourire sur le visage. C'est d'autant plus agréable que là où je vis, ce n'est pas monnaie courante, surtout chez les commerçants.

Autre exemple : ma copine est allée chez son herboriste acheter des masques pour le visage. Pour ma part, ayant épuisé le budget que je m'étais alloué dans l'achat des produits alimentaires, je n'ai rien acheté. Pourtant, j'ai eu droit à autant d'échantillons que ma copine, et alors elle n'en pas donné que deux mais bel et bien sept !!

Cette parenthèse italienne enchanteresque a pris fin en début d'après-midi, à notre retour. Là encore mon ange gardien m'a bien protégée et nous sommes donc arrivées indemnes chez nous, avons rangé nos achats et baladé nos chiens.

La fin du week-end va être calme, rien prévu de particulier...

Je vais plutôt bien malgré les soucis financiers alors forcément, pas trop envie d'écrire...


jeudi 19 mars 2009

LA VEDETTE NEUVE - DEBRIEF N° 4

Fin des auditions Paris et direction R*nnes pour le jury.

Une fabuleuse découverte à R*nnes : Ch*rlotte, jolie jeune femme au magnifique regard de chat, qui en plus a eu le bon goût d'interpréter deux chansons que j'adore...

A Paris, gros coup de coeur pour D*klia, qui m'a surprise avec une voix et une émotion en total contraste avec son physique et son attitude de petite jeune femme de banlieue.

Ensuite, début des épreuves au théâtre.

J'ai adoré les prestations de deux jeunes femmes que j'avais de toute façon déjà repérées, à savoir Ch*rlotte, dont j'ai parlé ci-dessous, et Cam*lia.

Côté garçons, j'ai découvert D*le et adoré Sl*mane.

Suite au prochain épisode.

Seul coup de gueule : quatre coupures pub en une heure et demi, c'est carrément l'overdose.

lundi 16 mars 2009

TOUT DECOUSU

Non il ne s'agit pas d'un tissu mais bel et bien de cet article, qui n'aura ni queue ni tête et reflètera l'errance actuelle de mon esprit.

Tout ceci n'est pas négatif, que nenni ! Des idées foisonnent, des projets prennent forme, seulement je fais du tri en permanence pour ne pas partir dans toutes les directions.

Samedi j'ai reçu l'accord de prise en charge pour mon bilan de compétences, je suis super contente et j'espère vraiment que celui-ci m'aidera à y voir plus clair quant à ma future orientation et qu'il confirmera ma volonté de me tourner vers la psychologie. J'ai mon premier entretien jeudi.

Samedi soir je suis allée à un spectacle qui était organisé par une association de danse country et celtique dont fait partie une de mes copines de l'a*roport, au profit d'une fondation caritative locale venant en aide aux enfants hospitalisés. Ex-Homme devait m'y accompagner puis comme il avait oublié, finalement j'y suis allée seule, de toute façon ensuite sur place je retrouvais des collègues de l'a*roport donc je savais que j'allais m'amuser, et ce fût le cas. Après l'exhibition des danseurs le public s'est lui-même laissé aller sur le dancefloor.

Avant de partir à la soirée j'ai déposé Co*kie chez Jolie Voisine qui m'avait proposé de le garder pour la soirée et la nuit. Quelle ne fût pas ma surprise de trouver dans son entrée les chaussures d'Ex-Homme et, à l'attitude un peu "je sors du lit" de Jolie Voisine, d'en conclure donc qu'elle n'y était pas seule, dans son lit.

J'avoue que j'ai été un peu troublée. Je savais que Jolie Voisine était prête à tout pour reconquérir le coeur d'Ex-Homme. En revanche après tout ce qu'il m'a confié et dit au sujet de cette histoire, j'ignorais qu'Ex-Homme se laisserait aussi facilement avoir, d'autant qu'il n'est pas homme à être guidé par sa testostérone habituellement.

Le lendemain quand je suis allée récupérer Co*kie, tous deux étaient chez Ex-Homme. Comme j'avais peu dormi je ne me suis pas éternisée. J'étais partagée entre le fait que Jolie Voisine était sans doute heureuse d'avoir retrouvé celui qu'elle se refusait à quitter, et le fait que je suis convaincue que malheureusement Ex-Homme n'est pas décidé à se réengager sérieusement avec elle.

Il m'a appelé dans la journée pour me parler de cette incartade. Pour lui ce n'était qu'un "craquage", cela ne représentait aucunement un nouveau début. Il m'a affirmé qu'il lui en avait parlé et qu'elle avait accepté cet état de fait.

Toujours est-il qu'il est déterminé à ne plus se laisser "attraper", il sait qu'il ne sera jamais heureux avec elle et par ailleurs il ne veut pas la faire souffrir. Il va donc verrouiller davantage son coeur et son corps, c'est la meilleure pour lui comme pour elle d'avancer.

Pour ma part, suite à l'attitude de Jolie Voisine qui malheureusement mais légitimement me considère comme une "rivale" et ne peut s'empêcher de me jalouser du fait de ma proximité amicale avec Ex-Homme, ce qui a provoqué un différend entre nous ce week-end, j'ai décidé de mettre beaucoup de distance entre elle et moi et de ne plus être sa confidente mais juste d'entretenir de simples relations de bon voisinage.

Elle est convaincue que je suis toujours amoureuse de lui et que lui est toujours amoureux de moi. Mais en fait, de nature possessive, elle se refuse à admettre qu'il puisse reprendre une vie de célibataire et faire de nouvelles rencontres. Elle voudrait écarter toute présence féminine autre que la sienne dans l'entourage proche d'Ex-Homme. Mais c'est plutôt normal étant donné l'intensité de ce qu'ils ont vécu en si peu de temps et la séparation récente.

Je ne supportais plus d'être coincée entre eux deux, de devoir presque me cacher de mon amitié avec Ex-Homme pour ne pas la blesser, de devoir faire attention à ce que je disais à l'un et à l'autre pour ne pas trahir les confidences que chacun me faisait.

Alors j'ai exprimé à Ex-Homme comme à Jolie Voisine mon souhait de ne plus être au coeur de leur histoire. Et je suis vraiment soulagée en fait car la situation devenait intenable.

Ex-Homme se confie beaucoup à moi par ailleurs sur son état d'esprit en général. Il m'a confessé tout à l'heure qu'il avait un travail à faire sur lui. J'ai évidemment pensé à une thérapie ou un truc dans le genre. Non en fait il évoquait par là sa relation ambiguë et malsaine avec l'alcool.

J'ai réalisé le chemin qu'il a parcouru depuis presqu'un an. A l'époque nous étions sur la fin de notre couple et je l'avais alerté plusieurs fois sur le fait qu'il buvait trop. Il avait toujours nié.

Aujourd'hui il a admis que son rapport à l'alcool n'est pas "normal" et je l'ai assuré de tout mon soutien pour l'aider à se défaire de cette dépendance, tout en lui disant à quel point je suis fière de lui.

Je me rends compte au travers des conversations que j'ai avec Ex-Homme ou avec Monsieur, qui ont en commun d'être des hommes extrêmement sensibles et attentifs à leurs états d'âme, des hommes qui osent affronter leurs faiblesses, à quel point j'aime explorer les tréfonds de l'esprit, la nature et la raison des comportements, des pensées, des actions.

Je crois que j'ai vraiment trouvé ma vocation, ma raison d'être...


vendredi 13 mars 2009

PSY ET COMPAGNIE

Je suis en proie depuis le début de cette semaine à une crise de fainéantise aiguë !

Absolument terrible car cela ne me ressemble guère, d'un autre côté c'est plutôt agréable cette sorte de légèreté qui m'envahit et m'aide à faire du tri dans ma cervelle qui bouillonne d'envies et de projets mais qui ne sait quelle priorité leur accorder et comment les mettre en oeuvre.

Alors du coup je n'ai pas envie d'écrire, aussi parce que je n'ai pas grand chose à raconter.

Lundi soir j'ai évoqué avec ma thérapeute adorée mon projet de me lancer dans une formation afin d'exercer ensuite une profession en rapport avec la psychologie. J'ignore encore vers quelle spécialité m'orienter : psychothérapeute, coach en développement personnel etc.

Elle a eu une sorte d'illumination et m'a demandé pourquoi je ne chercherais pas à allier mes deux "passions", à savoir la psychologie et les chiens, en envisageant par exemple une formation pour devenir comportementaliste.

Alors j'ai fait mes petites recherches et la profession n'étant pas réglementée et légiférée, il existe un peu tout et n'importe quoi comme cursus et de plus je pense qu'il est impossible d'envisager d'aborder le comportementalisme sans en passer par l'éducation canine.

Je crains également que cette profession future ne me permette pas de gagner ma vie.

Sinon elle m'a parlé un peu des différentes spécialisations qui peuvent exister dans le domaine des formations en psychothérapie : sophrologie, hypnose, art-thérapie, PNL etc... mais j'avoue que je ne suis pas emballée plus que cela.

De toute façon étant donné le coût de ces formations, elles restent pour l'instant du domaine de l'inaccessible.

Votre avis sur cette question est le bienvenue.

En attendant, je dévore les bouquins de psycho, je prends des notes, je réalise à quel point cette discipline me tient à coeur et ne cesse de me passionner.

Justement hier, j'ai passé l'après-midi chez Monsieur qui est rentré du ski tout bronzé (che bello !). Ce séjour l'a visiblement requinqué mais le quotidien, les errances et les souvenirs reprennent vite le dessus. Nous avons beaucoup parlé et il a plusieurs fois souligné que j'analysais son mal être exactement comme l'avait fait la psy qu'il a consultée une fois.

Serait-il donc mon "cobaye", mon premier client ? Mince, si ça continue je vais lui faire payer les consultations ! Non en fait, nous nous sommes arrangés, il se trouve qu'il règle en nature ;-)

Il m'a avoué que je lui fais beaucoup de bien - non là je ne parle pas de nos séances de paiement - de par mon tempérament enjoué, optimiste et de par ma nature directe. Il apprécie que je ne prenne pas de gants avec lui et que je lui dise les choses comme je les pense sans tourner autour du pot. Il m'a expliqué que cela l'aide dans son processus de reconstruction et de réappropriation de l'estime de lui-même.

Il s'est encore excusé car il a l'impression de ne pas être à la hauteur et de ne pas me donner autant que lui reçoit de moi. Je lui ai rappelé que je n'attendais rien d'autre de lui que ce que nous partageons actuellement, à savoir des conversations passionnantes, quelques sorties et un peu de tendresse. Je m'enrichis vraiment de nos échanges car il est extrêmement cultivé.

J'ai fait mon deuil de toute histoire d'amour avec lui et au fond, je me sens plus libre. J'ai les avantages sans les inconvénients.

Sinon j'ai eu une nouvelle preuve, s'il en fallait une, de la mythomanie pathologique d'Ex C&T.

En fin de semaine dernière il avait rencontré Jolie Voisine et lui avait raconté qu'il avait été convoqué et auditionné par la Gendarmerie suite à ma plainte et que cela s'était très bien passé.

J'ai voulu vérifier car la Gendarme qui a repris mon dossier m'avait indiqué qu'elle m'appellerait quand elle l'aurait vu. Certes elle a pu oublier. Pour en avoir le coeur net, je l'ai donc contactée. Elle m'a confirmé qu'elle l'a eu au téléphone afin de l'informer d'une convocation à venir sur le motif de ma plainte, mais en aucun cas il n'a encore été reçu.

Je me demande vraiment ce que cela peut lui apporter de raconter de tels bobards, si ce n'est de se faire mousser et de se victimiser un peu plus.

Enfin la mission d'intérim à l'a*roport risque de se confirmer la semaine prochaine, après moultes validations que la chef de département a dû obtenir pour débloquer un budget exceptionnel pour ce poste, processus ralenti par les vacances scolaires.

D'après des informations non officielles de la part de l'assistante de la chef du département, lundi ou mardi prochain je devrais être contactée par les ressources humaines pour évoquer les termes du contrat. Il est évident que s'ils jouent sur la carte "crise" pour tenter de faire baisser encore un peu plus le taux horaire que j'avais arrêté en février, je refuserai la mission.

Certes le contexte économique est plus que déplorable, mais il est hors de question que je me "prostitue" pour un employeur et que je mette au placard mes compétences et mon expérience.

Enfin, c'est le printemps, le soleil brille, et j'ai envie de partager avec vous un peu de Viv*ldi, que j'ai redécouvert hier chez Monsieur, avec l'interprétation magistrale de Nigel Kenn*dy et le son magique des enceintes B*se. J'en ai eu des frissons tellement c'était bon.

mercredi 11 mars 2009

LA VEDETTE NEUVE - DEBRIEF N° 3

Bon alors très vite, parce que je suis en proie à une crise de fainéantise aigüe et à un début de sinusite aussi...

Hier soir, auditions à Marseille et Paris.

Mon classement parmi les sélectionnés, par ordre de préférence :

1/ Mad*i : j'avais déjà craqué l'année dernière, le deuxième effet Mad*i a bien eu lieu encore hier soir. J'espère que cette fois il ira le plus loin possible. En plus, il habite pas loin de chez moi, dans la petite ville où je vais me rendre en soirée samedi prochain. Alors c'est un gars du crû, double raison de lui apporter mon soutien inconditionnel !

2/Cam*lia : cette année dans "La vedette neuve" les jeunes ont vraiment le vent en poupe. Je suis scotchée à chaque fois que se présente un(e) candidat(e) de 16 ans qui maîtrise parfaitement sa voix et s'attaque en plus à un répertoire pas du tout de son époque. Là, la demoiselle a interprété l'optimiste "What a wonderful wor*d" avec un timbre qui m'a rappelé à la fois ceux de Bjö*k et de Fe*st. Je parierais qu'elle fera partie des demi-finalistes.

3/Y*smina : une voix à la Al*nis Moris*ette. J'ai eu les poils au garde à vous.

4/ Cl*ra : un sacré coffre et un beau jeu d'interprétation.

Le brin de folie de la soirée est décerné à celui qui est arrivé en uniforme de gardien de zoo avec sa "petite matraque" qui n'a cessé d'intriguer S*nclair (que j'aime définitivement).

Le brin de pitié va à celui qui tourne en boucle au za*ping aujourd'hui, qui ne connait aucun membre du jury mais sait tout de leur carrière, sauf pour S*nclair où là vraiment c'est le black out total. Comme l'a très justement dit Philippe Mano*uvre au sujet d'une autre candidate, "on m'aurait amené une fenêtre, j'aurais sauté".

C'est tout pour cette semaine...


dimanche 8 mars 2009

PETITS PLAISIRS ET GRAND SOLEIL

Après ce week-end printanier et rempli de joie, d'allégresse et de graisse tout court, je me sens d'attaque pour la semaine à venir !

Pour terminer celle-ci (de semaine), j'ai fait ma blonde vendredi après-midi lorsque j'ai sorti Co*kie. J'ai oublié de prendre la clé de mon appart et bien entendu je ne m'en suis aperçue qu'une fois la porte claquée (sans poignet bien entendu).

J'ai donc appelé Ex-Homme qui a un double de mes clés mais évidemment il fait partie de cette catégorie de la population en voie de disparition dite "population active" et donc, il était au bureau mais dans mon malheur, j'ai eu de la chance puisqu'étant donné que c'était vendredi et que la semaine a été longue, il m'a indiqué qu'il quitterait le bureau plus tôt, vers 17h-17h30 au lieu des 18h-18h30 habituelles.

Me voilà donc avec deux heures à tuer dehors, avec mon chien et sa baballe ! Heureusement le soleil brille.

Puis Jolie Voisine m'appelle en m'informant qu'elle est sur le point de rentrer du boulot. Elle me suggère de faire courir nos chiens ensemble. Pour rappel, elle a la maman et la soeur de Co*kie. D'ailleurs, voici une photo de Co*kie et sa soeur lorsqu'ils étaient tout petits.


Du coup ensuite je suis allée boire un chocolat et papoter chez elle en attendant le top d'Ex-Homme pour me récupérer mon double de clé.

Puis Jolie Voisine me rappelle plus tard dans la soirée et me relate une conversation qu'elle vient d'avoir avec Ex C&T qui bien sûr s'est encore victimisé à mort. Il semblerait qu'il ait totalement occulté tous les torts qu'il m'a causés, il se demande encore pourquoi j'ai eu recours à la Gendarmerie ! S'en sont suivies des jérémiades du type "pourtant elle était la femme de ma vie, je projetais de l'épouser" puis "je suis partie passer quelques jours dans ma famille pour m'aider à me remettre" et enfin "j'ai bien une ou deux filles qui me courent après mais là vraiment je suis vacciné et pas prêt de retomber amoureux".

Bref, je suis encore passée pour la méchante de service, encore heureux que Jolie Voisine connaît l'histoire. Ceci dit il a raconté sa version à d'autres qui l'ont cru et jeudi je n'ai pas manqué de rétablir la vérité auprès d'une connaissance de mon quartier qui est venue à aborder le sujet avec moi.

Ex C&T s'est plaint aussi auprès d'elle du fait que je ne voulais plus lui parler et surtout pas être son amie. N'empêche que quelques secondes après il ne manquait pas de recommencer sa tentative de sape auprès de Jolie Voisine en reparlant des mails qu'il a soutirés du viol de mon ordinateur écrits à la période où j'avais perdu tout discernement et où je parlais bien mal de Jolie Voisine.

Là-dessus elle lui a répondu qu'elle et moi en avions discuté, que l'abcès était crevé et qu'il n'y avait plus matière à polémique, d'autant qu'elle a souligné ma présence réconfortante dans les épreuves qu'elle traverse actuellement.

"Diviser pour mieux régner". Ce mec est un grand malade. Il cherche sans cesse à me nuire et voudrait que nous soyons amis !

Hier journée consacrée au ménage mais aussi à une longue promenade avec ma copine italienne. Le soir elle s'est jointe à Ex-Homme et à moi pour la raclette que nous avions prévu de déguster ensemble - quand y'en a pour deux y'en a pour trois ! Nous avons passé une très agréable soirée.

J'avais pour la première fois de ma vie préparé une mousse au chocolat pour le dessert et mazette, même après la raclette, le saladier est descendu. J'ai découvert aussi le vin rouge italien pétillant, au début j'étais sceptique mais en fait il s'est très bien marié au menu du soir.

Vers la fin du repas ma "cliente", la maîtresse de Léo, le chien que j'ai gardé pendant une semaine récemment, m'a appelé en panique. Son fils venait d'être hospitalisé pour cause de malaises à répétition et blessure au crâne du fait d'une chute consécutive à un malaise. Elle ne savait pas quoi faire de Léo, sachant qu'elle allait sans doute passer la nuit à l'hôpital. Bien sûr j'ai accepté la garde, elle est venue me le déposer "entre la poire et le fromage" comme on dit puis l'a repris aujourd'hui en fin de matinée. Son fils allait mieux mais elle était éprouvée par ce grand stress et la nuit blanche qu'elle venait de traverser.

Aujourd'hui Ex-Homme est allé skier et donc je me suis occupée de sa chienne. Etant donné que j'avais aussi Léo le matin et que je ne me voyais pas avec les trois chiens dans mon petit studio, j'ai squatté l'appart d'Ex-Homme puisqu'il a un jardin.

Léo est reparti en fin de matinée puis les deux autres loulous se sont retrouvés seuls tous les deux, comme au bon vieux temps !


Ils n'ont pas fait que dormir, loin de là... Ensuite j'ai migré chez moi en fin d'après-midi.

Ma copine italienne était elle aussi partie profiter de la fin de la neige avec un de ses amis, Jolie Voisine ne me donne plus signe de vie depuis que je lui ai dit que j'allais manger une raclette avec Ex-Homme - je lui avais promis la transparence et elle l'a accepté, alors quand elle m'a demandé ce que j'avais prévu pour le samedi soir, j'ai répondu, je n'ai rien à cacher. Donc j'ai passé une journée studieuse, lecture et notes de psycho entre autres.

Puis j'ai parlé avec ma meilleure amie, qui m'a appelé ce matin. Excellente discussion, nous n'avons pas reparlé de "l'affaire", ce n'était pas nécessaire, car j'ai senti qu'elle avait tourné la page. Je l'aime fort.

vendredi 6 mars 2009

LA VEDETTE NEUVE - DEBRIEF N° 2

Enfin hier soir j'ai pu regarder en toute tranquillité mon programme préféré, j'ai coupé le téléphone, le pc et je n'ai pas quitté mon canapé !

Pas grand chose à se mettre sous la dent hier soir je trouve, castings plutôt décevants.

J'ai quand même retenu un candidat qui à mon sens est vraiment sorti du lot et qui est passé en toute fin d'émission : D*mien, pour une fois pas un post-ado mais un jeune homme de 29 ans, qui m'a redonné envie d'écouter les B*e G*es et qui a superbement interprété un tube d'un grand monsieur du Funk, K*ziah J*nes.

J'ai également noté quelques jolies performances et personnalités :

- Ma*té, là pour le coup à seulement 16 ans et quelques jours la demoiselle a carrément "envoyé du bois" sur Jo*n Jett

- St*phanie que j'ai adoré sur le titre "A*n't no other m*n" de Cr*stina Agu*lera, même si elle est un peu trop maniérée quand elle chante

-A*rien et son gobelet

- F*nny la Suisse, son culot et sa fantaisie

J'ai ri devant Ca*lo et son égo impressionnant, qui nous a livré une interprétation cocaïnée de Queen. Heureusement que le ridicule ne tue pas et vraiment je me dis que c'est pas possible, certains sont prêts à tout pour avoir "leur quart d'heure de gloire" comme l'avait clâmé Andy War*ol, en grand visionnaire qu'il était.

J'adore définitivement S*nclair et son humour pince sans-rire.

Et globalement donc, soirée sans puisqu'à aucun moment je n'ai eu "les poils"...

mercredi 4 mars 2009

MON MEILLEUR ENNEMI

Enfer et damnation ! Hier soir j'ai manqué "La Vedette Neuve" à cause du téléphone qui n'a pas arrêté de sonner. Bien sûr j'avais activé le contrôle du direct mais comme je suis blonde, j'ai fait une mauvaise manip pour remettre en route l'émission et j'ai loupé donc manqué tout ce qui avait été enregistré.

Heureusement, j'ai appris que le programme est rediffusé le jeudi soir sur la T*T, donc je vais pouvoir m'octroyer ma séance de rattrapage et cette fois, je serai aux abonnées absentes.

En premier lieu, conversation d'une bonne demi-heure avec Jolie Voisine qui m'expose chaque phase de son "deuil", oscillant entre manque et haine.

J'ai ensuite eu tout juste le temps de dîner, de me rafraîchir et de me glisser sous ma couette pour regarder mon émission favorite.

Puis à nouveau la sonnerie du portable a retenti... J'ai papoté une heure avec ma copine italienne, alors même que nous avions passé deux heures ensemble dans la journée, entre les balades des chiens et la rencontre impromptue dans la rue. Elle s'inquiétait parce qu'un de ses amis auquel elle a un peu déclaré sa flamme ne la rappelait pas. Alors évidemment nous nous sommes adonnées à notre activité favorite : tenter de décrypter la psychologie masculine.

Pendant ce temps un sms de Jolie Voisine qui m'indique qu'elle n'a pas résisté au besoin d'appeler Ex-Homme pour évoquer certains points liés à leur relation qu'elle souhaitait éclaircir, et me remerciant pour ma présence et mon soutien.

Au même moment le fixe décide de s'exprimer à son tour : Ex-Homme, que je promets de rappeler quand j'aurai terminé avec mon amie.

Effectivement, malgré la crampe au bras droit, celui avec lequel je tiens le combiné à mon oreille, qui me gagne, et après avoir brièvement répondu au sms de Jolie Voisine, j'honore mon engagement et me voilà en pleine discussion avec Ex-Homme, mine de rien pendant trois quarts d'heure.

Nous confirmons notre projet de déguster une raclette ensemble samedi soir, avec ma copine italienne et peut-être son ami qui nous avait accompagnées au cinéma.

Après tout ceci, je me suis réhydratée et j'ai fait un gros dodo !

Ce matin par contre j'ai vraiment eu la haine après mon portable.

J'ai reçu un appel vers 11h30, d'un numéro caché. J'entendais une voix féminine mais la ligne était très mauvaise, comme si la personne était en voiture, beaucoup de friture, je ne devinais qu'un mot sur trois mais j'ai compris qu'elle voulait que je lui confirme mon identité. Je lui ai indiqué que je l'entendais très très mal, elle a fait en sorte d'améliorer la communication, sans succès, puis finalement la ligne a coupé.

J'ai prié pour qu'elle me rappelle, en vain. Pour ma part, son numéro étant masqué, impossible de donner suite, alors que je suis convaincue qu'il s'agissait d'un appel professionnel.

Dans ce genre de situation je vous jure, j'ai juste envie de balancer le téléphone contre un mûr !

Et pour finir cette série, non j'en parle parce que normalement je ne suis pas du tout une accro du téléphone, bien au contraire j'exècre plutôt ce mode de communication, mais en ce moment j'avoue qu'il constitue un lien social qui me fait beaucoup de bien.

En cet après-midi pluvieux, mon portable s'est remis à sonner, cette fois le numéro s'affiche, je ne le connais pas, j'espère qu'il s'agit de la dame que j'ai manqué le matin même.

Une charmante voix masculine m'indique qu'il m'appelle au sujet de "mon annonce". Pour la petite histoire, j'ai passé plusieurs annonces sur des sites gratuits pour vendre des objets mais aussi pour présenter les différents services proposés par ma société. Pour cette dernière annonce, les sites préconisent fortement d'ajouter une photo afin de "rassurer" les clients potentiels, précisant que les annonces avec photos sont dix fois plus consultées que les autres.

Bref, mon interlocuteur m'informe qu'il a vu mon annonce pour mes prestations de services et qu'il aimerait boire un café avec moi ! Je suis décontenancée par sa demande et souhaite savoir s'il s'agit d'une proposition pouvant éventuellement aboutir sur un contact professionnel. Il répond par la négative mais ne se dégonfle pas pour autant.

L'homme s'exprime très bien et surtout fait preuve d'énormément d'humour et d'audace, je ne manque pas de le souligner, l'audace, voilà une qualité qui me plaît car elle s'apparente tout de même à une forme de courage et va dans le sens de mon tempérament naturel, adepte du "qui ne tente rien n'a rien".

Je n'ai pas donné suite pour l'instant. Il a proposé de me laisser réfléchir et nous avons convenu qu'il me rappellerait ultérieurement.

J'avoue que ma nature aventurière me pousse à accepter l'invitation car de toute façon, à partir du moment où la rencontre se déroulera en plein jour dans un lieu public, je ne risque rien de plus que rencontrer un homme qui sera sûrement sympathique et duquel je n'attendrai rien d'autre que de découvrir un peu plus son humour.

J'ai bien conscience que s'il a appelé c'est parce qu'il a vu ma photo et donc il est possible que pour partir sur un pied d'égalité, je lui en demande une également.

Très certainement l'homme a fait cette démarche dans une optique de séduction. Alors il me faudra mettre les choses au clair dès le départ.

Qu'en pensez-vous ?


mardi 3 mars 2009

2009 L'ANNEE DES KEUFS ET DE LA FIN DES TEUFS

En ce début de semaine mon humeur et mon moral peinent à rester à la surface de mon optimisme naturel. Je lutte pour ne pas tomber dans l'oisivité et la passivité la plus totales et pour rester souriante, à l'écoute, disponible et volontaire.

Hier j'ai perçu mon allocation ch*mage, la première depuis un an. Je n'ai pas été surprise par le montant, il correspond à ce que j'avais budgété.

Mais en recalculant l'ensemble des charges fixes que je paie chaque mois, à savoir : loyer, impôts, assurances diverses, électricité, internet, portable, remboursements prêts, je me suis aperçue que je me trouve désormais à un niveau d'endettement de 100 %.

En gros, une fois que je me suis acquittée de ces factures, je mange et je vis sur mon découvert autorisé.

Alors bon, mine de rien je vais continuer à vivre comme une recluse, après tout j'ai adopté cette habitude depuis bien des années que j'ai fait mon deuil des séances de shopping, des soirées resto-boites et autres divertissements culturels... M'accordant juste un ciné de temps en temps et le restau quand je peux payer avec des chèques-déj.

Mais alors là, il est clair que ma vie sociale ne va pas aller en s'accroissant ! Heureusement que j'ai quand même des amis ici avec lesquels partager de bons moments à moindre coût, comme les promenades avec nos chiens, les soirées chez les uns et les autres...

Quant à la ma thérapie, je vais étudier avec ma psy quel arrangement nous pourrions trouver pour qu'elle ne puise pas trop sur les réserves qui n'existent même pas. Or de question pour moi d'arrêter alors que je progresse et que je m'enrichis grâce à cette démarche et à cette extraordinaire praticienne.

Je m'interroge par rapport à ce CDD à l'a*roport car au fond, le salaire proposé équivaut à ce que je perçois par les Ass*dic, ce qui signifie que non seulement ma situation restera précaire mais qu'en plus je devrai ajouter aux dépenses "superflues" des frais d'essence plus élevés à cause des aller-retours !

Alors cela vaut-il la peine d'accepter ?

D'un autre côté, il s'agit d'un poste vraiment intéressant et qui me semble crucial en terme de transition de carrière. Et puis le marché de l'emploi actuel est tellement désert que si je n'accepte pas ce CDD, qui sait quand je me remettrai à travailler ? Je n'ai pas envie d'avoir pour la première fois un grand "trou" dans mon CV, ce n'est jamais très bien perçu par les employeurs même si au vu du contexte actuel, le trou semble inévitable.

Je ne peux pas m'empêcher de tracer et retracer mon parcours professionnel : 15 ans ininterrompus de carrière, qui m'ont poussé à prendre de grandes décisions, notamment des départs en laissant tout derrière moi. D'excellents états de service partout où je suis passée, un dévouement parfois trop exacerbé... Pendant tout ce temps bien sûr j'ai reversé une partie non négligeable de mes revenus à l'Etat, via les impôts, les cotisations salariales etc...

Et voilà où j'en suis aujourd'hui... A devoir comparer les prix dans les supermarchés, à devoir refuser une sortie sous un prétexte fallacieux afin d'exposer le moins possible au grand jour ma précarité.

Comme si j'en avais honte alors que finalement, je ne suis coupable de rien.

J'ai mis en vente plusieurs objets sur le net, j'espère vite m'en débarrasser histoire de rentrer un peu de cash : un canapé clic-clac, un téléphone portable (si quelqu'un est intéressé par ce dernier objet vous pouvez me le faire savoir, il s'agit d'un N*kia quasiment neuf vendu avec la boite et tous les accessoires d'origine). En mai je vais faire un vide-grenier avec des copines où j'emmènerai des livres et sans doute aussi des vêtements.

Puis j'espère engranger de nouveaux contrats avec ma petite société pour là encore arrondir les fins de mois.

Dernière et ultime solution : aller me poser dans un café près du casino à M*naco un prochain week-end et essayer de faire succomber un riche homme d'affaires ! Mais ce n'est définitivement pas ma came, je laisse ce genre de stratégie aux c*goles vénales de la Côte.

J'ai vraiment peur de l'avenir.

Autre mauvaise nouvelle ce matin : le dossier que j'avais envoyé pour la prise en charge de mon bilan de c*mpétences m'est revenu, refusé à cause apparemment de pièces qui manquaient. Je ne me suis pas démontée, j'ai renvoyé le dossier tout à l'heure avec photocopie des deux documents manquants afin de justifier que je remplis bien les conditions pour être bénéficiaire de ce bilan.

Là encore, après quinze ans de labeur, je peux bien me faire financer cela quand même !

Enfin, un malheur n'arrivant jamais seul, la Gend*rmerie m'a contacté ce matin concernant mon affaire avec Ex C&T. Le dossier était un peu tombé en désuétude suite au départ en retraite de l'adjudant qui avait pris ma plainte et la personne qui a repris les commandes avait besoin que je lui fournisse des pièces qui apparemment ne figuraient pas au dossier alors même que je les avais faxées le jour du dépôt de plainte.

Cette personne m'a indiqué qu'elle avait appelé Ex C&T pour fixer une date pour une convocation dans deux-trois semaines mais qu'il lui aurait demandé à être reçu le plus rapidement possible, c'est à dire cet après-midi.

Sur ces entrefaits, je suis passée tout à l'heure à la Gend*rmerie remettre en mains proppres lesdits documents et il s'avère que la personne en charge du dossier a une urgence pour cet aprem et qu'elle interrogera Ex C&T plus tard dans la semaine. Elle a promis de me tenir informée.

Je n'en ai donc pas terminé avec lui...

J'aimerais m'endormir et ne me réveiller que quand cette année toute pourrite sera terminée !


dimanche 1 mars 2009

LES LARMES D'UN HOMME

Week-end mouvementé qui a plutôt mal commencé et qui se termine sur beaucoup d'émotions et de confessions à digérer.

Hier matin : je me lève tôt et décide d'affronter le parcours de santé du domaine avec mon chien, histoire de profiter du soleil éclatant vu qu'il est prévu de la pluie pour le lendemain, et aussi de m'entretenir. Rien de mieux qu'une heure de marche au soleil pour me mettre de bonne humeur !

Malheureusement, j'ai été fauchée en pleine ascension. En début de parcours nous rencontrons une dame qui promène trois chiens, et comme je la connais nous papotons le bout de gras et lâchons tous les chiens pour qu'ils jouent ensemble. Et là, sans avoir le temps de les éviter, je suis "culbutée" par mon chien et un go*den retr*ever de 40 kg en pleine course, je tombé en me tordant le genou droit, je hurle de douleur mais je garde un semblant de dignité et réussis tant bien que mal à me relever et à regagner mon appart en ravalant des larmes.

Sur le chemin, alors que je boitille avec mon chien et que je pleure tant j'ai mal, Ex C&T, à pieds également, me double.

Evidemment il constate que je ne suis pas au top et en profite pour m'interroger sur ma forme, sur le boulot, me dit qu'il voit lundi matin le PDG d'une société à qui il a filé mon CV. Puis il me redemande "Ca va" avec son air de pitié que je ne supporte pas. Je lui réponds que je vais parfaitement bien. Ensuite, lui : "Le boulot, ça va ?". Moi : "Très bien".

Il a compris que je n'avais absolument pas envie de faire la conversation et donc il est reparti sur le trottoir d'en face.

Puis il revient vers moi et l'air con-patissant, mais surtout con - ou plutôt encore encore une fois comme si je lui faisais pitié - "Tu sais, si ça ne va pas, saches que ma porte t'est toujours ouverte".

Là je l'ai regardé, sans aucune expression sur le visage. Et il est reparti.

Moi sa porte c'est juste dans sa gueule que j'ai envie de lui mettre... Mais j'étais tellement mal que je n'ai pas eu le courage de lui exprimer clairement.

D'ailleurs ensuite je suis allée voir le médecin pour savoir si vraiment je m'étais cassé un truc ou s'il s'agissait juste d'un hématome ou autre chose. Finalement rien de grave, juste une contusion, plus de peur que de mal, et je suis repartie avec un anti-inflammatoire qui a soulagé ma douleur au genou mais m'a détruit l'estomac tout le week-end.

Ensuite j'ai été tout le week-end prise en sandwich entre Ex-Homme et Jolie Voisine.

Vendredi soir Ex-Homme a confirmé à Jolie Voisine que sa décision de séparation était irrémédiable. Du coup Jolie Voisine m'a appelé car elle avait envie de compagnie, je suis allée chez elle et nous avons descendu mine de rien une bouteille de Ch*mpagne, avons rigolé, dansé comme des adolescentes !

Tous deux m'ont beaucoup sollicité et appelé ce week-end, cette situation de "médiation" est parfois difficilement gérable, d'autant que la séparation est plutôt conflictuelle mais je fais la part des choses entre l'un et l'autre et tente de les aider au mieux individuellement.

Aujourd'hui il a fait un temps de chien toute la journée et j'ai décidé de cocooner. En début d'aprem, Ex-Homme m'appelle et m'invite à le rejoindre pour manger des crêpes et discuter. Que ne ferais-je pas pour des crêpes (sauf qu'il avait oublié le N*tella, bon sang, petit joueur !) ?

J'ai senti immédiatement qu'il n'était pas dans son état normal, je le connais quand même. Hyperactif, ne tenant pas en place, il s'agit du signe évident qu'il a bu. Je l'ai laissé un peu faire sa vie, je me suis assise devant un film puis au bout d'un moment, je lui ai demandé de se calmer, de venir s'asseoir car je vois bien qu'il a besoin de parler et qu'il est au bord des larmes.

Effectivement, il se met à pleurer et ne peut plus s'arrêter. Il se blottit dans mes bras.

En fait ses larmes se sont pas consécutives à tout ce qu'il a vécu ces dernières semaines, la perte de son enfant, la séparation d'avec Jolie Voisine. Non, il m'avoue qu'il a beaucoup trop de pression sur les épaules et qu'il est totalement débordé par celle-ci, qu'il ne peut plus gérer.

Là encore je le connais quand même très bien et je sais qu'Ex-Homme est une vraie "éponge", qu'il a tendance à prendre sur ses épaules tous les problèmes de ses proches. Bien sûr un ami, un frère, un fils... doit savoir faire preuve d'écoute et de compassion. Mais il n'est pas pour autant là pour jouer le sauveur de l'humanité ou le Z*rro et résoudre tous les problèmes à la place de ceux qui les ont.

Il veut tellement aider les autres et faire leur bonheur qu'il s'en oublie lui-même.

C'est une des raisons pour lesquelles d'ailleurs j'ai pris la décision de me séparer de lui. Il n'avait pas le côté rassurant et positif dont j'avais besoin, au contraire lorsque je subissais des baisses de forme il contribuait à me saper un peu plus le moral tant il prenait mes soucis à sa charge et les transformait en pression.

Je lui ai conseillé de penser davantage à lui, d'être un peu plus "égoïste" et lui ai rappelé que chacun est acteur de son propre bonheur et qu'il n'a pas le pouvoir de rendre les gens heureux. Il peut certes contribuer à ce que ses proches se sentent mieux, mais lui comme n'importe qui ne possède une baguette magique pour éliminer les soucis de chacun.

Je lui ai suggéré de se prendre une semaine de vacances pour se reposer - il a beaucoup maigri et n'a vraiment pas l'air en forme -, s'occuper de lui, se faire plaisir.

Enfin je lui ai demandé de faire un travail sur lui-même pour prendre davantage de recul face aux difficultés de ses proches. En effet, quand je l'interroge sur des faits ou des mots concrets qui lui collent cette foutue pression, il est incapable de me donner un exemple alors cela confirme ce que je croyais déjà quand nous étions ensemble, à savoir qu'il se donne parfois un rôle de psy ou de sauveur là où il n'a pas forcément été sollicité ou lieu d'être. Il anticipe des besoins qui en fait n'existent pas nécessairement.

Puis il m'a pris la main, l'a serré fort pour ne plus la lâcher. Là il m'a dit qu'il avait comme un goût d'inachevé nous concernant. Non pas qu'il envisage que nous reprenions une vie de couple, absolument pas. Mais il considère que nous ne nous sommes pas tout dits concernant les raisons qui nous ont amenées à nous quitter, et là il a totalement raison. Nous nous étions promis de nous retrouver autour d'une table pour faire le point et puis nous avons été chacun emportés dans le tourbillon de nos nouvelles histoires, lui avec Jolie Voisine et moi avec Ex C&T.

Et là bien sûr j'ai pensé à toi et à tes paroles... Surprenant !

Il m'a avoué que je suis la personne en qui il a le plus confiance parmi son entourage et celle qu'il respecte le plus. Il est la seule personne dont il ne remet jamais en question les paroles tant il sait qu'elles sont vraies et sincères.

Puis il m'a confié que jamais auparavant il n'avait vécu une relation aussi adulte que la nôtre, aussi sincère et que jamais une femme ne l'avait autant respecté.

ll a beaucoup pleuré, m'a raconté des choses sur son enfance notamment, sur ses rapports avec ses parents, son frère, qu'il ne m'avait jamais confiées auparavant. J'ai tenu le coup mais c'était tout de même très émouvant et en y repensant là maintenant, j'ai du mal à retenir mes larmes.

Beaucoup d'émotion donc, alors je lui ai rappelé que nous avons tout le temps désormais pour nous parler et qu'il serait peut-être bon de "faire une pause", de digérer dans un premier temps nos échanges d'aujourd'hui puis de reprendre plus tard.

Je lui ai rappelé que je suis là pour lui, toujours... Puis je lui ai fait comprendre aussi que j'aime par dessus tous les sentiments que nous partageons maintenant, à savoir une amitié très forte, un rapport presque fraternel et que par ailleurs je suis convaincue que nous avons vécu ce que nous avions à vivre en couple mais que ceci est définitivement derrière nous.

Je suis rentrée chez moi un peu ébranlée, pas mal secouée même.

J'ai quand même ramené quelques crêpes, histoire d'y goûter car nous avons tellement parlé que je n'en ai mangé qu'une !

Et mince, moi non plus je n'ai pas N*tella... Petite joueuse !