Les devises

"On ne naît pas femme, on le devient"
"Ce qui ne nous tue pas nous rend plus forts"

vendredi 30 décembre 2011

AVANCER...

Le verdict est tombé. Je ne pourrai pas avoir d'enfant naturellement.

Je m'y attendais. Après presque deux ans de tentatives infructueuses, dont neuf mois de traitement de stimulation ovarienne, nous avons passé, Homme et moi, tout un tas d'examens tous plus désagréables les uns que les autres. Même si les résultats étaient difficiles à interpréter, j'ai lu au travers des lignes et des commentaires des médecins que le problème se situait de mon côté.

Je m'étais donc plus que préparée à cette annonce. Et je reste confiante et optimiste, après tout je suis en bonne santé ! En effet, du côté de mes organes, tout est en bonne place et tout fonctionne. Le problème en fait, pour imager comme l'a fait mon Homme lorsque nous sommes sortis hier du cabinet du médecin, c'est que ses petits sportifs ne peuvent pas faire l'ascension du col car le sentier est en mauvais état. Du coup, ils vont être contraints de prendre un ascenseur.

Compte tenu de mon âge, il n'est plus question de perdre du temps. Nous allons entamer prochainement un protocole d'IAC ou insémination artificielle. Cela signifie une piqure quotidienne d'hormones pour moi, afin de stimuler l'ovulation. Et évidemment, au jour J, la pipette...

Ce protocole nous engage donc sur le futur à long terme et compte tenu de "l'incident" récent, duquel j'ai du mal à me relever, j'ai redemandé plusieurs fois à Homme s'il est certain d'avoir envie de s'engager sur cette voie. Il n'en démord pas, il veut que nous agrandissions la famille, ensemble, et se demande même pourquoi je lui pose la question !

Par rapport à l'incartade, la plupart du temps je n'y pense plus, et puis dans les rares moments où cela me revient en tête, je doute bêtement, je me fais des films, j'analyse des détails qui n'ont pas lieu de l'être... Heureusement que ces instants ne durent pas et sont de plus en plus rares !

Nous venons de traverser une période délicate, à cause de ces désillusions liées à l'envie de bébé, de ces examens pénibles, de cette attente des résultats... Aujourd'hui nous nous sentons soulagés par rapport au fait que physiologiquement, tout va bien pour nous deux et c'est bien là l'essentiel !

Nous avons gardé ce parcours pour nous, seuls quelques uns de nos proches ont été dans la confidence, et pas de la famille, qui a mis un terme à cette pression qu'elle nous mettait, face à notre silence. Il est des commentaires que pour ma part, je n'ai pas envie d'entendre... Du genre : "ne t'inquiète pas, cela marchera à un moment où vous n'y penserez pas"... Or, lorsque ces phrases viennent de femmes qui ont eu des enfants sans difficulté, je me demande ce qu'elles peuvent connaître exactement du parcours de l'infécondité. Comment ne "pas y penser" lorsque chaque jour il faut prendre sa température, chaque jour il faut avaler des cachets à heure fixe...

Aujourd'hui notre état d'esprit est résolument positif. Nous sommes convaincus que nos efforts porteront leurs fruits. 2011 a été l'année de la réussite professionnelle, 2012 sera celle de la concrétisation de nos projets de couple : bébé en priorité, et également, espérons-le, l'accès à la propriété.

En attendant, nous avons à notre manière agrandi la famille en accueillant il y a une semaine cette petite merveille, qui répond au doux nom de Gioia...

Et avec notre Cookie, ils s'entendent comme larrons en foire !

Je vous souhaite à tous un très bon Réveillon de la Saint-Sylvestre. Pour notre part, nous nous orientons de plus en plus vers un dîner romantique, en tête à tête, à la maison. Homme voulait sortir mais après mûre réflexion, il préfère une soirée plus tranquille, ce qui répond totalement à mon envie !

J'espère que 2012 vous apportera bonheur et sérénité...

lundi 19 décembre 2011

PARDONNER...

En ce samedi 17 décembre 2011, vers 11h00, j'ai senti le sol se dérober sous mes pieds.

La confiance totale que je lui ai toujours accordée, dès les prémices de notre histoire, a été ébranlée. Par un malheureux concours de circonstance, j'ai découvert des sms très ambigüs qu'il a adressés à une demoiselle.

J'ai totalement paniqué.

Ces messages ne dataient que d'il y a quelques jours, à la suite d'un déjeuner avec elle et un ami commun, dont j'avais été informée... puisque la demoiselle en question, je la connais pour l'avoir déjà rencontrée.

Ces messages m'ont énormément blessée.

Je n'ai pas attendu. Dès son retour du sport, je suis allée à la confrontation. Je l'ai fait s'asseoir à mes côtés. Je lui ai pris la main. Il savait de quoi j'allais lui parler car il a réalisé qu'il avait oublié son portable à la maison.

Je suis restée très calme. Je lui ai expliqué que j'avais besoin de savoir si je m'engage sur le bon chemin avec lui, parce que nous avons des projets très concrets et qu'il ne s'agit pas de nous tromper, surtout à notre âge.

Je lui ai fait part de ma découverte. Il n'a pas nié. Il m'a expliqué qu'il s'agissait d'une "plaisanterie", que cette fille étant plutôt du genre coincée, il cherchait à la dérider un peu et à la faire sortir de ses gonds.

Certes, pour la connaître, c'est vrai qu'elle n'est pas du genre détendue du string. Toutefois, les messages étaient très forts en termes de suggestion et je lui ai expliqué que pour une fille comme elle, recevoir de tels messages d'un homme comme lui, cela pouvait lui laisser entendre clairement qu'elle avait une ouverture, et pas des moindres.

Lui n'a absolument pas conscience de ce qu'il est : un homme au physique plutôt très agréable, intelligent et avenant. Du coup il use parfois de son charme sans réaliser les conséquences éventuelles. Je l'avais déjà remarqué avec certaines de ses amies, lui expliquant parfois que cela me semblait quelque peu inapproprié, il a d'ailleurs toujours pris en compte mes remarques à ce sujet.

Peut-être s'agit-il typiquement d'un "fossé culturel" entre ce qu'un Italien peut considérer comme de la "plaisanterie" et ce qu'une Française nomme de la "séduction explicite" ?

Quoi qu'il en soit, je lui ai dit combien j'ai été anéantie par ce que j'ai lu, que ma confiance en lui est fortement ébranlée, que je ne sais pas comment je vais gérer la suite, de quelle ressource je vais user pour reconstruire cette confiance.

Il a énormément pleuré. Il m'a assuré qu'il m'aimait plus que tout et qu'il voulait construire son avenir avec moi. Il n'a pas réfléchi et n'a pas mesuré la gravité de son "jeu". Il m'a assuré qu'il n'y aurait jamais eu "passage à l'acte" et qu'il ne pourrait jamais me tromper. Il a promis de ne pas recommencer.

Je vais lui accorder mon pardon car je trouverais injuste d'effacer tout le chemin que nous avons parcouru ensemble, tout ce que nous avons traversé et traversons encore à cause de quelques sms. Toutefois, il a été prévenu que si seconde incartade il y avait, je serai beaucoup moins clémente.

Nous avons passé le week-end enlacés l'un à l'autre, sans nous décoller, seuls au monde, espérant que cette épreuve renforcera notre couple. Ce matin, avant de partir travailler, il m'a écrit quelques mots d'amour qui m'ont bouleversée.

Je veux croire à notre avenir, je veux croire à ses promesses, je veux croire à son repentir, je veux croire en ma force pour surmonter cette douleur.

De toute ma vie, je n'avais jamais eu aussi peur de perdre quelqu'un.

En attendant, j'ai du mal à me reconnaître, je doute, j'ai peur, de vieilles craintes qui étaient bien enfermées au fond de moi ressurgissent. Hier je me suis surprise plusieurs fois à être tentée d'inspecter son téléphone, ses mails, son compte Fac*book... Jamais de ma vie je n'ai été soupçonneuse ou jalouse. Je déteste cette perspective.

Aujourd'hui, en me levant, je me suis jurée de continuer comme avant. Mais pas comme si rien ne s'était passé, car pardonner, ce n'est pas oublier...

Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort...