Les devises

"On ne naît pas femme, on le devient"
"Ce qui ne nous tue pas nous rend plus forts"

mercredi 11 août 2010

J-2


Les vacances approchent à grands pas... et ce n'est pas pour me déplaire ! Je suis au bout du roul' à tel point que je suis à deux doigts de m'injecter le Voltar*ne par intraveineuse tant mon dos ne me laisse aucun répit...

Voilà maintenant un an que je n'ai pas eu plus de 4 jours d'affilée de repos... Alors deux semaines, même si cela paraît peu, c'est énorme !

En effet, ayant été embauchée en fin d'année dernière, je n'ai cumulé que sept jours de congés payés pour toute l'année et heureusement, grâce aux RTT, je peux rallonger un peu.

Dimanche, nous taillons la route direction Orléans, avec la Mamma dans nos bagages. Hé oui, après une première rencontre entre la famille italienne de mon Homme et mon père en mai dernier, la complicité a été immédiate et mon papa a donc invité ma belle-maman à partager notre "transhumance" estivale. Elle aura donc l'occasion de revoir mon père et ma belle-mère (la femme de mon père, vous suivez ?), et rencontrera pour la première fois ma mère et mon beau-père (le mari de ma mère, ma belle-maman étant veuve depuis deux ans et demi), mes soeurs et mon beau-frère, mon neveu qui a eu 6 ans hier... Entre autres !

Nous ne nous faisons aucun souci sur sa capacité d'intégration et d'adaptation ! Une chose est certaine : la maison familiale sera placée sous le signe de l'Europe, entre les Français, les Italiens et les Anglais avec mon beau-frère et mon neveu...

Quand je pense qu'en y mettant autant de bonne volonté à supprimer les frontières, l'administration nous embête toujours pour l'obtention du certificat de coutume dont a besoin mon Homme...

Pour la première fois, je trépigne d'impatience à l'idée de ces vacances en famille... Je me remémore les fous rires de l'année dernière, les tablées conviviales, les jeux dans le jardin, et j'ai hâte de renouer avec mes racines, dans la maison où j'ai grandi, où je me suis construite.

Pourtant, ceux qui me suivent depuis longtemps savent combien ce n'était pas gagné ! J'ai souvent fui ma famille et redouté les moments passés avec elle.

Voilà encore une plaie que l'Amour est parvenu à cicatriser... Au lieu de m'attarder sur le passé, sur tout ce que je n'ai pas reçu, tout ce qui m'a manqué, sur tout ce que j'aurais aimé entendre, sur tout ce que j'ai peut-être subi, je me concentre sur toutes les valeurs saines que mes parents m'ont inculquées, celles-là même qui me rapprochent aujourd'hui tellement de l'être aimé.

Aujourd'hui, en toutes circonstances, je focalise sur le présent, en savourant chaque instant au centuple, parfois en m'émerveillant à la limite de la béatitude, et en abordant de façon sereine tout ce qui pourrait contrarier mon bien être.

Je ne fuis plus, j'affronte, mais avec calme, réflexion et optimisme. Jusqu'à en redemander !

Lors de ce périple orléanais, je vais probablement également revoir une amie du lycée. La vie et surtout la distance (elle en Bretagne, moi à Nice) avaient eu raison de nos contacts réguliers. Et les hasards de la Toile nous ont permis de nous retrouver. Ayant gardé toutes deux nos familles en Val-de-Loire, nous comptons sur ces vacances aux sources pour passer une journée ensemble.

Puis retour le lundi 23 août sur la Côte. Après avoir ramené la Mamma alla casa, nous gardons le reste de la semaine pour profiter en amoureux des richesses de notre belle région, avec entre autres, la traditionnelle flânerie à Saint-Paul-de-Vence et également le tour du Cap d'Antibes et ses petites criques désertes. Et le soir, plusieurs dîners entre amis planifiés pour profiter tranquillement ensemble de la fin de la trève estivale...

En attendant, il me reste deux jours de dur labeur et deux soirées en solo puisque mon Homme est déjà parti s'encanailler quelques jours en famille !

Allez, je vais compter les dodos...


lundi 2 août 2010

ET MAINTENANT...


... Que vais-je faire-euh ???

Déjà une semaine s'est écoulée depuis ce fabuleux concert...

Jamais je n'aurais imaginé être autant "secouée".

A vrai dire, pendant trois jours ensuite, j'ai été assaillie par un mélange d'émotions ambivalentes qui m'ont profondément bouleversée...

Ce spectacle, j'en rêvais depuis 1986, lorsque j'ai commencé à écouter Pr*nce, en particulier l'album "Sign O' The T*mes".

Une fois sur place, dimanche dernier, somme toute bien placée, au premier rang des tribunes, injustement éloignées tout de même de la scène, j'avais l'impression de me trouver en dehors de la réalité.

Comment se pouvait-il qu'un artiste aussi insaisissable se trouve à quelques dizaines de mètres de moi ?

Il s'est fait désirer - et il le vaut bien - a commencé à jouer avec presqu'une heure trente de retard... Aux premières notes du show et de "Purp*e Rain", je n'ai pas pu contrôler mes larmes.

Ensuite, pendant deux heures, il a tout donné et nous a démontré qu'il est un artiste totalement libre et libéré de toute contrainte mercantile et du joug de tout diktat qui pourrait lui être imposé par une quelconque maison de disques ou un quelconque producteur.

Avec lui, rien n'est prévu à l'avance, il chante ce qu'il a envie de chanter, il compose avec l'ambiance de l'instant, avec le public. Rien n'est préparé, presque tout est improvisé. Même les lumières s'allument et s'éteignent au fur et à mesure de ses demandes.

Une seule chose est évidente, c'est qu'il prend un pied incommensurable à partager son immense talent.

Il n'est pas de ces chanteurs qui, d'un concert à l'autre, offrent la même prestation, déblatèrent les titres dans le même ordre, exécutent toujours la même chorégraphie, ou, comme La*y G*ga, versent chaque soir ses larmes de crocodile au même moment de la même chanson en faisant croire au public présent qu'elle leur offre une émotion unique.

Il est généreux, plein d'énergie, souriant, humble aussi, laissant souvent le devant de la scène à ses choristes et musiciens.

Il est un guitariste hors pair qui n'a rien à envier à Jimmy Hendr*x. Par ailleurs, il joue de tous les instruments sur chacun de ses albums.

Il a une présence incroyable et est sexy en diable. Qui pourrait croire qu'il a 52 ans lorsqu'il danse comme un jeune premier ?

Sa voix tantôt douce, sensuelle, tantôt énervée, passe sans difficultés des graves aux aigus.

Bref, il a mis le feu, du début à la fin. Et il n'a pas manqué de rendre un bel hommage au regretté MJ en réinterprétant le très funky "Shake your b*dy"...

Alors, après cela, j'ai ressenti un mélange de bonheur et de frustrations intenses, comme si je n'avais pas vécu et savouré le moment à sa juste valeur. Il faut dire que les personnes assises derrière moi ne se levaient pas et donc, je n'ai pas osé me mettre debout et danser, sauf à la fin où une bonne partie du public était parti, du fait d'un rappel plus long que d'ordinaire.

Mon erreur a sans doute été aussi de trop attendre à force de lire les résumés de ses précédents concerts en France, notamment celui qu'il avait donné trois jours plus tôt de façon encore une fois quasi improvisée dans une petite salle parisienne et où il a assuré le spectacle pendant presque quatre heures...

Pendant deux-trois jours, je me suis sentie comme "vide", effrayée à l'idée de ce rêve qui faisait partie de moi depuis si longtemps et qui s'est envolé si rapidement...

Depuis, je suis à l'affut des vidéos mises en ligne ici et là et je vous propose celle que j'ai préféré, car elle condense plusieurs morceaux et se conclut par son déhanché unique sur "K*ss".

Depuis, je réécoute tous les albums en boucle en redécouvrant et me réappropriant certains airs que j'avais quelque peu oubliés.

Je retrouve alors un peu de mes quinze ans et le plaisir est intact...

Et je me suis promis de ne pas attendre encore vingt-cinq ans pour retrouver le "King" sur scène...