Les devises

"On ne naît pas femme, on le devient"
"Ce qui ne nous tue pas nous rend plus forts"

dimanche 5 décembre 2010

CHRONIQUE D'AUTOMNE...

Ca faisait un bail...

La neige et le froid ne sont pas passés par chez moi... mais la crise oui !

Ironie du sort ou coïncidence fâcheuse, un an jour pour jour après ma sortie de la précarité par la signature d'un CDI, mon Homme apprenait que la petite société qui l'emploie depuis dix-sept ans allait cesser son activité.

Et c'est reparti pour l'incertitude, le flou artistique, les projets avortés avant même leur concrétisation...

Il a donc cessé de travailler depuis deux semaines et est actuellement en cours de délai de réflexion pour la convention de reclassement mais entre nous, pour nous c'est tout réfléchi car notre budget serré ne nous laisse pas le choix. Nous ne pouvons pas nous autoriser la moindre baisse de revenus.

Mon Homme travaillait depuis dix-sept ans pour cette boite, dans un domaine hyper spécifique avec des compétences apprises "sur le tas", alors la suite me fait un peu peur. Je suis allée sur les site d'offres d'emploi pour jeter un coup d'oeil sur le type de poste auquel il pourrait prétendre mais à vrai dire, je ne trouve rien qui corresponde !

C'est pourquoi j'aimerais qu'il puisse entamer un bilan de compétences grâce au DIF, (parce qu'en CRP le Pôle Emploi refuse de le financer... hé oui !) afin d'y voir plus clair sur ses objectifs pour aborder sereinement la recherche d'emploi et bien cibler les employeurs potentiels.

En tout cas, je lui ai fait un beau CV qu'il a déjà remis à quelques personnes de son entourage qui travaillent dans des entreprises situées dans la zone d'activité où il bossait.

Heureusement, ce nouvel épisode n'entame en rien notre relation, mais la renforce plutôt. Etant déjà passée par là, je m'efforce de le soutenir au mieux, de le booster car il a du mal à gérer l'inactivité. Il continue d'aller chaque jour faire du sport le midi avec ses potes, afin de ne pas se couper totalement des habitudes, mais sinon il trouve parfois les journées longues.

Alors là, il est parti pour la semaine en Italie, avec aussi mon Loul*u, afin de profiter de sa famille et aussi de faire des petits travaux chez la Ma*ma. Nous avons prévu d'y aller pour Noël mais comme je n'aurai pas de vacances, nous ferons l'aller-retour pour le week-end et n'aurons donc pas le temps pour voir tout le monde.

Les Fêtes seront donc calmes, ce qui m'arrange vu que je déteste cette période !

Et cette semaine en solo va passer très vite, sans aucun doute, même s'ils vont beaucoup me manquer, car je suis bien chargée au boulot et je vais aussi en profiter pour aller acheter les cadeaux de Noël pour mon Homme, car sinon tout le reste est déjà au pied du petit sapin posé sur le buffet (parce que sinon le sapin il fait pas cinq minutes avec mon Loul*u).

La vie n'est vraiment pas un long fleuve tranquille, mais nous relativisons. Alors que depuis quelques semaines nous apprenons de bien mauvaises nouvelles pour des personnes que nous connaissons directement ou indirectement, nous réalisons combien notre bonne santé et celle de nos proches sont les biens les plus précieux. Tout le reste est secondaire et ne doit pas affecter notre optimisme et notre moral.

J'ai toujours cru en ma bonne étoile...

vendredi 10 septembre 2010

SOUVENIRS DE VACANCES...

Elles sont déjà loin, mais c'était bien !


Une escapade au magique Château de Chambord...


...et nous voilà plongés à l'époque de François Ier.


Le charme unique des bords de Loire...

... allié à la pure tradition italienne (et pour ceux qui se poseraient la question, non, la Mamma ne fume pas).


Un Cookie qui s'assagit et qui fraternise avec le chat...

... et un neveu qui se fait apprivoiser par un bosquet.


Morceaux choisis d'une belle semaine en famille, durant laquelle j'ai eu aussi la chance de retrouver une amie du lycée qui nous présenté son adorable progéniture...


Et l'amour, toujours l'amour...

mercredi 11 août 2010

J-2


Les vacances approchent à grands pas... et ce n'est pas pour me déplaire ! Je suis au bout du roul' à tel point que je suis à deux doigts de m'injecter le Voltar*ne par intraveineuse tant mon dos ne me laisse aucun répit...

Voilà maintenant un an que je n'ai pas eu plus de 4 jours d'affilée de repos... Alors deux semaines, même si cela paraît peu, c'est énorme !

En effet, ayant été embauchée en fin d'année dernière, je n'ai cumulé que sept jours de congés payés pour toute l'année et heureusement, grâce aux RTT, je peux rallonger un peu.

Dimanche, nous taillons la route direction Orléans, avec la Mamma dans nos bagages. Hé oui, après une première rencontre entre la famille italienne de mon Homme et mon père en mai dernier, la complicité a été immédiate et mon papa a donc invité ma belle-maman à partager notre "transhumance" estivale. Elle aura donc l'occasion de revoir mon père et ma belle-mère (la femme de mon père, vous suivez ?), et rencontrera pour la première fois ma mère et mon beau-père (le mari de ma mère, ma belle-maman étant veuve depuis deux ans et demi), mes soeurs et mon beau-frère, mon neveu qui a eu 6 ans hier... Entre autres !

Nous ne nous faisons aucun souci sur sa capacité d'intégration et d'adaptation ! Une chose est certaine : la maison familiale sera placée sous le signe de l'Europe, entre les Français, les Italiens et les Anglais avec mon beau-frère et mon neveu...

Quand je pense qu'en y mettant autant de bonne volonté à supprimer les frontières, l'administration nous embête toujours pour l'obtention du certificat de coutume dont a besoin mon Homme...

Pour la première fois, je trépigne d'impatience à l'idée de ces vacances en famille... Je me remémore les fous rires de l'année dernière, les tablées conviviales, les jeux dans le jardin, et j'ai hâte de renouer avec mes racines, dans la maison où j'ai grandi, où je me suis construite.

Pourtant, ceux qui me suivent depuis longtemps savent combien ce n'était pas gagné ! J'ai souvent fui ma famille et redouté les moments passés avec elle.

Voilà encore une plaie que l'Amour est parvenu à cicatriser... Au lieu de m'attarder sur le passé, sur tout ce que je n'ai pas reçu, tout ce qui m'a manqué, sur tout ce que j'aurais aimé entendre, sur tout ce que j'ai peut-être subi, je me concentre sur toutes les valeurs saines que mes parents m'ont inculquées, celles-là même qui me rapprochent aujourd'hui tellement de l'être aimé.

Aujourd'hui, en toutes circonstances, je focalise sur le présent, en savourant chaque instant au centuple, parfois en m'émerveillant à la limite de la béatitude, et en abordant de façon sereine tout ce qui pourrait contrarier mon bien être.

Je ne fuis plus, j'affronte, mais avec calme, réflexion et optimisme. Jusqu'à en redemander !

Lors de ce périple orléanais, je vais probablement également revoir une amie du lycée. La vie et surtout la distance (elle en Bretagne, moi à Nice) avaient eu raison de nos contacts réguliers. Et les hasards de la Toile nous ont permis de nous retrouver. Ayant gardé toutes deux nos familles en Val-de-Loire, nous comptons sur ces vacances aux sources pour passer une journée ensemble.

Puis retour le lundi 23 août sur la Côte. Après avoir ramené la Mamma alla casa, nous gardons le reste de la semaine pour profiter en amoureux des richesses de notre belle région, avec entre autres, la traditionnelle flânerie à Saint-Paul-de-Vence et également le tour du Cap d'Antibes et ses petites criques désertes. Et le soir, plusieurs dîners entre amis planifiés pour profiter tranquillement ensemble de la fin de la trève estivale...

En attendant, il me reste deux jours de dur labeur et deux soirées en solo puisque mon Homme est déjà parti s'encanailler quelques jours en famille !

Allez, je vais compter les dodos...


lundi 2 août 2010

ET MAINTENANT...


... Que vais-je faire-euh ???

Déjà une semaine s'est écoulée depuis ce fabuleux concert...

Jamais je n'aurais imaginé être autant "secouée".

A vrai dire, pendant trois jours ensuite, j'ai été assaillie par un mélange d'émotions ambivalentes qui m'ont profondément bouleversée...

Ce spectacle, j'en rêvais depuis 1986, lorsque j'ai commencé à écouter Pr*nce, en particulier l'album "Sign O' The T*mes".

Une fois sur place, dimanche dernier, somme toute bien placée, au premier rang des tribunes, injustement éloignées tout de même de la scène, j'avais l'impression de me trouver en dehors de la réalité.

Comment se pouvait-il qu'un artiste aussi insaisissable se trouve à quelques dizaines de mètres de moi ?

Il s'est fait désirer - et il le vaut bien - a commencé à jouer avec presqu'une heure trente de retard... Aux premières notes du show et de "Purp*e Rain", je n'ai pas pu contrôler mes larmes.

Ensuite, pendant deux heures, il a tout donné et nous a démontré qu'il est un artiste totalement libre et libéré de toute contrainte mercantile et du joug de tout diktat qui pourrait lui être imposé par une quelconque maison de disques ou un quelconque producteur.

Avec lui, rien n'est prévu à l'avance, il chante ce qu'il a envie de chanter, il compose avec l'ambiance de l'instant, avec le public. Rien n'est préparé, presque tout est improvisé. Même les lumières s'allument et s'éteignent au fur et à mesure de ses demandes.

Une seule chose est évidente, c'est qu'il prend un pied incommensurable à partager son immense talent.

Il n'est pas de ces chanteurs qui, d'un concert à l'autre, offrent la même prestation, déblatèrent les titres dans le même ordre, exécutent toujours la même chorégraphie, ou, comme La*y G*ga, versent chaque soir ses larmes de crocodile au même moment de la même chanson en faisant croire au public présent qu'elle leur offre une émotion unique.

Il est généreux, plein d'énergie, souriant, humble aussi, laissant souvent le devant de la scène à ses choristes et musiciens.

Il est un guitariste hors pair qui n'a rien à envier à Jimmy Hendr*x. Par ailleurs, il joue de tous les instruments sur chacun de ses albums.

Il a une présence incroyable et est sexy en diable. Qui pourrait croire qu'il a 52 ans lorsqu'il danse comme un jeune premier ?

Sa voix tantôt douce, sensuelle, tantôt énervée, passe sans difficultés des graves aux aigus.

Bref, il a mis le feu, du début à la fin. Et il n'a pas manqué de rendre un bel hommage au regretté MJ en réinterprétant le très funky "Shake your b*dy"...

Alors, après cela, j'ai ressenti un mélange de bonheur et de frustrations intenses, comme si je n'avais pas vécu et savouré le moment à sa juste valeur. Il faut dire que les personnes assises derrière moi ne se levaient pas et donc, je n'ai pas osé me mettre debout et danser, sauf à la fin où une bonne partie du public était parti, du fait d'un rappel plus long que d'ordinaire.

Mon erreur a sans doute été aussi de trop attendre à force de lire les résumés de ses précédents concerts en France, notamment celui qu'il avait donné trois jours plus tôt de façon encore une fois quasi improvisée dans une petite salle parisienne et où il a assuré le spectacle pendant presque quatre heures...

Pendant deux-trois jours, je me suis sentie comme "vide", effrayée à l'idée de ce rêve qui faisait partie de moi depuis si longtemps et qui s'est envolé si rapidement...

Depuis, je suis à l'affut des vidéos mises en ligne ici et là et je vous propose celle que j'ai préféré, car elle condense plusieurs morceaux et se conclut par son déhanché unique sur "K*ss".

Depuis, je réécoute tous les albums en boucle en redécouvrant et me réappropriant certains airs que j'avais quelque peu oubliés.

Je retrouve alors un peu de mes quinze ans et le plaisir est intact...

Et je me suis promis de ne pas attendre encore vingt-cinq ans pour retrouver le "King" sur scène...

mardi 6 juillet 2010

DIAMONDS AND PEARLS...


Le rêve a-t-il un prix ?


Cette question aurait pu constituer un excellent sujet de philosophie lors des récentes épreuves du baccalauréat.

Bien sûr il est des rêves qui relèvent de l'inaccessible... Et celui que je vais réaliser très prochainement m'a toujours paru faire partie de ceux-ci.

Il me hante, me taraude depuis mes quinze ans, depuis que j'ai commencé à m'approprier les oeuvres complètes de cet artiste que je vénère - et pourtant je n'ai jamais été du genre "groupie". Il s'agit avant tout d'admiration pour un auteur compositeur interprète de pur génie, du genre à n'avoir besoin de personne pour donner naissance à des créations fabuleuses ni de faire le tour des plateaux télé pour les vendre. Il compose paroles et musiques, il joue de tous les instruments sur ses albums et il s'auto-produit depuis de très nombreuses années. Il est le géniteur d'albums absolument prodigieux, personne ne lui ressemble, il est unique en son genre.

Je serais capable de reconnaître sa voix tantôt rauque, tantôt féminine mais toujours très sexy, et ses riffs de guitare parmi mille.

Vous avez remarqué ? Au hasard de cette prose j'ai intuitivement choisi les termes de "naissance", de "géniteur". Sans doute parce qu'à l'instar de Michael Jackson, que j'ai toutefois délaissé à partir des années 2000, lui ne m'a jamais quitté depuis mon adolescence et jamais je n'ai eu l'idée de m'en éloigner. J'ai toujours à portée d'oreilles CD et MP3 de lui pour me ressourcer. A Noël dernier encore, je me suis fait offrir un DVD d'un concert.

Il fait partie intégrante de moi, de mon identité, de ma vie...
Alors j'ai toujours entretenu le rêve de pouvoir, un jour, assister à l'un de ses concerts, tout en ayant toujours fait le deuil de l'exaucer un jour... Un immense artiste international, dont les apparitions se font très rares sur les scènes françaises. Comment moi, petite provinciale aux moyens modestes, aurais-je pu prétendre à ce luxe ?

Mais c'était sans compter sur ce vendredi 25 juin où, au hasard des pages du "N*ce Matin", ma collègue et amie m'appelle pour m'informer qu'il va donner un concert prochainement dans un stade de ma ville, stade qui se trouve à dix minutes à pieds de chez moi et dont j'entends les effluves de son lorsque des artistes s'y produisent.

J'ai vite lu l'article et quand j'ai vu le prix des places, j'ai cru défaillir et la raison a pris le dessus sur la passion.

"Non ce n'est pas le moment, nous devons faire réparer la voiture, nous n'avons pas les moyens..."

Puis j'en ai parlé avec Mon Homme...

"Ecoute, ton rêve est à portée de toi. Mieux vaut vivre ce moment inoubliable et se serrer un peu la ceinture plutôt que de générer regrets et frustration qui te suivront pendant tout le reste de ta vie..."

Je l'aime tellement Mon Homme...

Il faut dire que sa soeur (à Mon Homme) a eu la chance de le voir en représentation il y a une dizaine d'années et qu'elle ne s'en est jamais remise, de tant de talent, de tant d'énergie mêlés à une grande humilité et à une grande classe.

Alors voilà...


Certaines rêvent de diamants et de perles, titre d'une de mes chansons favorites de Prince... De belles voitures, de beaux tailleurs Ch*nel...

Pour moi le rêve n'est pas lié à l'avoir mais plutôt à l'être et à la façon dont je peux me nourrir et m'enrichir de beaux souvenirs, de beaux instants, de belles rencontres...

Ce 25 juillet restera à coup sûr une date magique...

Et ça c'est cadeau... 2 rois de la Soul & Funk Music pour le prix d'un !

jeudi 17 juin 2010

C'EST LA LUTTE (PAS FINALE)...

Je n'ai jamais été très copine avec l'administration, en règle générale. Je la trouve toujours extrêmement nébuleuse, ne se mettant absolument pas à la portée des citoyens.

Mais alors en ce moment, je frise l'overdose et la patience que je n'ai absolument pas me fait du coup cruellement défaut !

Mon Homme et moi avons un projet qui nous tient à coeur et qui nécessite de constituer un dossier, ce qui pourrait s'avérer aisé si mon Homme ne cumulait pas les tares (aux yeux de l'administration, visiblement, il est un "cas", pas désespéré mais presque) : il est Italien et il est divorcé ! Il s'agit donc ici de se mesurer non pas seulement à l'administration française, mais également à celle de cette merveilleuse contrée qu'est l'Italie.

Alors évidemment, c'est là que je deviens perplexe et dubitative face à ce concept qu'on nous vend à toutes les sauces, à coups de parlementaires grassement payés que du coup je me demande bien à quoi ils servent : l'Europe.

Mon pauvre Homme, chaque fois qu'il a à faire au Consulat, me revient tout énervé (alors qu'il est plutôt du genre super calme et qu'il en faut beaucoup pour lui faire monter la sauce tomate au nez !). Cette fois, il lui faut, entre autres réjouissances dont je vais vous épargner, faire transcrire son divorce auprès de l'Etat Civil Italien (comme si cela ne pouvait pas être automatique). A cet effet, il doit fournir le formulaire n°39 du règlement n°tant (tout le monde sait évidemment de quoi il s'agit mais personne n'est fichu de nous l'expliquer), qu'il peut obtenir en fournissant tel et tel autre papier qu'il doit demander à perpette la galette... Sans compter qu'il doit aussi solliciter son ex femme pour obtenir d'autres documents, ex avec laquelle il préfère normalement s'en tenir aux stricts échanges professionnels (puisqu'ils bossent dans la même société), mais qui, heureusement pour nous, n'est pas partie à l'autre bout du monde et est toujours parmi nous.

Tout ceci nous prend beaucoup de temps (évidemment sur celui qui est supposé être consacré au travail puisque bien sûr l'administration n'est absolument pas au fait de tout ce que les nouvelles technologies pourraient simplifier et que bien que qualifiée de "service public", il faut prendre sur ses jours de congés ou RTT pour s'y rendre) et surtout beaucoup d'énergie face à des fonctionnaires parfois vraiment peu avenants, qui soupirent au téléphone comme si cela les faisait ch*er d'être là alors qu'ils pourraient très bien dégager et laisser leur place à d'autres qui ont vraiment envie de bosser.

Alors, par moments, nous avons envie de baisser les bras et de rendre les armes, de laisser ici, en plan, cette formalité somme toute purement administrative mais symbolique à nos yeux... De plier face à la complexité du système.

Nous en plaisantons en invoquant que de toute façon, même s'il est reconduit à la frontière, elle n'est qu'à 45 km !

En attendant de venir à bout de cette tentaculaire et toute puissante administration, nous continuons de profiter chaque jour de notre chance d'être ensemble face à l'adversité (et au printemps pourri)...

dimanche 30 mai 2010

UN AN DEJA...

... Ou un an seulement, ai-je envie de dire, tant j'ai l'impression d'avoir vécu, de m'être remplie, d'avoir évolué depuis ce 26 mai 2010.

Nous avions prévu de nous payer un joli cadeau pour notre premier anniversaire, malheureusement nous avons été contrariés par des tracas d'ordre énervant. Mais nous nous l'offrirons ce présent, d'ici quelques semaines, rien ne nous arrêtera.

Nous sommes quand même retournés dans ce restaurant où, un an auparavant, je me noyais dans son regard vert, où sa main prenait la mienne et où, ensuite, je découvrais ses lèvres charnues.

Un an, c'est beaucoup au regard de ces 365 jours qui ont passé tellement vite, au regard du gouffre émotionnel dans lequel je survivais avant cette rencontre miraculeuse.

C'est aussi tellement peu au regard de tout ce qui nous reste à vivre ensemble, au regard de l'intensité de la complicité qui nous donne la sensation de nous connaître depuis toujours et de ne rien avoir vécu avant, en tout rien rien de ce qui relèverait de l'Amour.

Tout est allé très vite, en même temps tout a relevé du naturel, de l'évidence. Pourquoi attendre lorsqu'enfin, l'esprit est apaisé et ne présente aucun signe de questionnement, de tergiversation, d'angoisse ?

Notre aménagement ensemble, qui aurait pu générer une routine menaçante, n'a fait que renforcer un quotidien délicieux.

Le désir de l'autre aurait pu s'émousser, il ne fait que se confirmer.

Cette histoire ne ressemble à aucune de celles que j'avais vécues jusqu'à maintenant.

Peut-être parce qu'au fond, il est celui celui que j'attendais sans l'espérer et qui a réussi à me réconcilier avec l'idée d'engagement et de famille.

Peut-être aussi parce que chacun de nous a su travailler afin de tirer profit du passé, qu'il soit bon ou mauvais.

Peut-être tout simplement l'avantage de se trouver à un âge où nous sommes capables de façonner notre destin et non pas de le subir, de tirer force et plaisir de moments simples, juste parce qu'ils sont partagés.

Les projets vont bon train, sans aucune échéance toutefois...

De toute façon nous avons toute la vie devant nous, alors pourquoi planifier ?

dimanche 23 mai 2010

LE BONHEUR DONNE DES AILES (ET DES JAMBES)...

Mon Homme a décidé de nous inscrire aux dix kilomètres de Menton, il y a environ un mois... Il est vrai qu'il s'agissait un excellent mobile pour reprendre le sport.

Moi qui ne me suis plus entrainée de façon régulière en course à pieds depuis une bonne année, je me voyais déjà à la ramasse. Et puis avec le temps de cochon qu'il a fait jusqu'à très récemment et l'emploi du temps chargé avec notamment la famille à la maison, finalement je n'ai pu faire que mon premier vrai footing, à savoir 8km, que dimanche dernier.

Ce matin, au départ, je n'étais pas très optimiste... Et puis je n'avais pas pris mon MP3, indispensable pour me conditionner, me mettre dans ma bulle, écouter la musique plutôt que la douleur et me couper, pour une fois, de mon Italien qui parle tout le temps, même quand il court ! Jai besoin de cet "isolement" pour maintenir la concentration.

Loin de moi l'idée de parcourir les dix kilomètres, je m'étais fixé comme objectif de tenir une heure, vu que dimanche dernier j'ai parcouru huit kilomètres en cinquante-cinq minutes et que j'en avais vraiment ch*é...

Nous sommes partis dans les derniers, conscients que notre cadence pourrait gêner les coureurs aguerris, et préférant ménager notre monture pour arriver le plus loin possible.

Le cadre était fantastique : le port de Menton puis la promenade du bord de mer. La météo était radieuse, les verres d'eau distribués au fil du parcours étaient directement versés sur la tête. Les encouragements des promeneurs du dimanche étaient motivants et pour la femme très entière et sans doute trop exigeante avec elle-même que je suis, je me suis promis, finalement, d'arriver au bout du parcours, quel que soit mon temps.

Et tout compte fait, petit à petit, nous avons commencé à doubler ceux qui étaient partis un peu trop vite et attrapé des points de côté. Je me sentais bien, l'endorphine a sans doute bien fait son job...

La ligne d'arrivée a été franchie au bout d'1h09, sans souffrance ni peine.

Congratulations de rigueur avec mon Homme puis nous avons retrouvé quelques connaissances qui eux-aussi s'étaient inscrits pour une petite collation.

J'ai besoin de me fixer des objectifs pour avancer et une fois ceux-ci atteints, la fierté ressentie booste mon estime de moi-même.

Je ne me serais jamais crue capable d'une telle performance, j'aime me surprendre. Chacun doit être conscient que tout objectif, du moment qu'il reste réaliste, peut être atteint à force de motivation et de conditionnement intérieur.

Mais après tout, depuis presqu'un an, je me surprends souvent... dans le bon sens du terme, en faisant voler en éclats vieilles angoisses et idées reçues.

Et cette journée magnifique a été marquée par une autre source de fierté, celle-ci culinaire !


Un sacré boulot, mine de rien, puisque j'ai commencé à m'y mettre hier, pour préparer la ganache !

Croquants à l'extérieur, moelleux à l'intérieur... Pile comme je les aime !

En fait il s'agissait d'un test en vue d'une soirée que nous organisons le week-end prochain et pour laquelle j'ai prévu des macarons (ainsi que cookies et tarte aux pommes et praliné) pour le dessert...

Oui, la fin de la semaine prochaine risque d'être riche en émotion et là encore, de surprise ;-)


dimanche 11 avril 2010

UN SEUL ETRE VOUS MANQUE...


... Et tout est dépeuplé.

Il n'est parti que depuis quelques heures, et déjà le manque m'envahit.

L'appartement semble vide et j'ai l'impression d'être amputée d'une moitié, d'autant plus qu'il a emmené Co*kie avec lui !

Je ne me souviens pas avoir déjà vécu telle fusion qui s'amplifie un peu plus chaque jour, qui se nourrit du quotidien...

Je découvre à 36 ans ce que revêt vraiment le sentiment d'amour...

Heureusement, demain soir quand je rentrerai du bureau, ils m'attendront sagement à la maison, et la vie reprendra son cours.

Depuis deux semaines le boulot ne me laisse aucun répit : appel d'offres de l'année à boucler pour le 15 avril qui engendre des semaines de 50 heures. Mais tout ceci en vaut la peine : mon hiérarchique m'a annoncé vendredi que j'aurais droit à un abondement supérieur à ce qui avait négocié sur ma prime de performance, en remerciement de mon investissement professionnel.

Du coup ma santé me joue des tours et je réalise que je n'ai plus vingt ans : des crises de migraine à répétition, mes intestins qui dansent la lambada et un rhume qui n'en finit pas ramené en souvenir de mon week-end de Pâques en glaciale région C*ntre... Alors pour une fois, j'ai écouté ces alertes envoyées par mon corps et je suis allée consulter. Je teste pendant trois mois un traitement de fond pour les migraines et les intestins.

Heureusement, après cette échéance du 15 avril, je vais retrouver une vie "normale", avec des horaires convenables et des jours de récupération et de RTT à prendre pour enfin me poser.

Ce rythme serait insoutenable si je n'étais pas si bien soutenue...

J'espère enfin que le printemps va enfin pointer le bout de son nez et que pour notre escapade début mai du côté des C*lanques et la venue de mon père et ma belle-mère mi-mai pour l'Ascension, nous pourrons pleinement profiter du climat méditerranéen.


mardi 9 mars 2010

ESCAPADE ROMANTIQUE...






... et inoubliable.

Dans deux mois, la prochaine... Dans notre doux Sud, moins dépaysant mais tout aussi charmant ;-)

samedi 13 février 2010

TOI + MOI...


Comme tout une chacune, j’en ai échafaudé des théories sur l’amour !!


Globalement j’ai toujours eu du mal à croire au Grand Amour, à celui qui est évident dès la rencontre, « love at first sight ». Et puis d’abord, si toutefois il existait, comment le reconnaître ?


Fruit de parents divorcés, porteuse des séquelles provoquées par le tiraillement entre un père et une mère qui se déchirent, blessée par l’ « abandon » du père adoré à la naissance d’une nouvelle progéniture, j’ai longtemps trimballé ces « casseroles » d’une relation à l’autre.


Inconsciemment je fuyais toute forme d’engagement, je me mettais à l’épreuve dans des histoires impossibles, passionnelles et douloureuses qui m’ont parfois fait tomber très bas, jusqu’à la dépression, jusqu’à l’hospitalisation, jusqu’à l’envie de partir.


Puis j’ai décidé de guérir mes blessures intérieures et là, je me suis réappropriée ma personnalité avec tout ce qu’elle a de beau, au-delà de ce physique qui a attiré bien des prédateurs. J’ai appris à écouter mon inconscient, à communiquer avec mon âme, à suivre mes intuitions.


Bien sûr il y a eu encore quelques « plantages » mais globalement de belles rencontres, avec quelques hommes qui sont restées présents dans ma vie, amicalement parlant… jusqu’à cette tentative d’assouvissement de la part d’un pervers narcissique qui m’a à nouveau fait douter mais que j’ai vite déjoué en dégainant une assurance et une confiance en moi que je ne me connaissais pas.

Je suis souvent repartie à zéro, faisant le deuil de la stabilité, de l’engagement et, les années passant, de la maternité.


Puis est arrivé ce 26 mai 2009, premier jour du reste de ma vie en ta compagnie.


Tu es apparu, nous nous sommes immédiatement aimés, simplement, délicatement, évidemment.


Tout est simple, léger, facile… Rien n’est question.


Tout est dialogue, communication… Rien n’est conflit, non-dit.


Tout est sensuel, tendre… Rien n’est « migraine » ou « pas envie ».


Je me transforme, j’évolue, les idées reçues et certitudes dont je m’étais persuadée s’envolent une à une.


Tu m’as donné l’envie de m’engager solennellement avec toi et je rêve désormais d’être ta femme.


Tu m’as donné l’envie de porter ton enfant et je rêve désormais d’être mère.


Tu m’as redonné le goût de choses simples et je n’ai plus peur de la routine.


Chaque réveil à tes côtés est un ravissement.


Alors aujourd’hui, je crois avoir ma réponse à la question qui me taraudait par rapport au Grand Amour, celui de notre vie : « Comment le reconnaître ? »


Pour ma part, je suis convaincue depuis le premier jour de notre rencontre que c’est Toi, parce que :


- tu es le premier à m'accepter vraiment telle que je suis


- tu es le premier à m'apaiser à ce point


- tu es le premier à me faire ressentir le désir de mariage et de maternité


_ tu es le premier à me faire oublier cette quête de vérité liée à mon enfance et qui me semble aujourd'hui totalement dénuée de sens,


- tu es le premier à me donner cette conviction qu'au fond, tout ce que j'ai traversé jusqu'à ce 26 mai 2009, toutes ces désillusions, toutes ces souffrances, tous ces déménagements, tous ces doutes... n'ont été qu'un long parcours tracé pour m'amener jusqu'à toi. Car au fond, si je n'avais pas su me transformer en prenant du recul sur mes erreurs de parcours et en les analysant, si je n'avais pas travaillé sur moi-même, si je n'avais pas su tirer partie de ces expériences et renforcer les valeurs que nous cultivons en commun, si je n'avais pas eu le courage de quitter mes racines... Sans doute alors serions-nous passés l'un à côté de l'autre.


Aujourd’hui je suis en paix avec moi-même, en paix avec mon passé, en paix avec mon enfance, ses mystères et ses traumatismes.


Et cela parce que… je t’ai trouvé Toi, mon Grand Amour.


J’ai « survécu » pendant trente-cinq ans, mais cela en valait la peine…


Maintenant, la vie nous appartient.


Je t'aime.


jeudi 21 janvier 2010

L'OBJET PAR LEQUEL TOUT EST ARRIVE...


Je suis fiancée... Qui l'eût cru ?

mardi 5 janvier 2010

AUGURI !!


L’année 2009 s’est achevée dans un climat chaleureux et familial pour ce qui concerne les fêtes de Noël, passées en Italie.


J’ai dû être sacrément gentille cette année car mes petits souliers étaient tout remplis de jolis cadeaux.


Quand au Réveillon de la Saint-Sylvestre, il fût tout à la fois festif et régressif, puisqu’il s’agissait d’une soirée costumée chez notre chère amie Mme Pierr*feu !!


Moi qui étais quelque peu fâchée depuis fort longtemps avec les festivités de fin d’année, me voilà réconciliée !


Incroyable comme une simple rencontre peut vous bouleverser de l’intérieur et venir bousculer tant d’idées reçues entretenues depuis des lustres…


Aujourd’hui, en ce début d’année 2010, je souhaite beaucoup de bonheur à tous, la santé surtout et l’épanouissement personnel, quelque soit sa nature…


Pour ce qui me concerne, je ne suis guère exigeante, je ne demande pas la Lune ou la fortune, mais juste que cela continue sur la même lancée que la dernière partie de l’année 2009… Rien de plus ! Tout ce qui pourra arriver en plus ne sera que du bonus ou bien le fruit de projets mûrement réfléchis.


Car nous discutons beaucoup d’avenir en ce moment… dans le bon sens du terme !


Quoiqu’il en soit, cette année 2009 m’aura prouvé une fois de plus, mais plus que jamais, que les jours se suivent et ne se ressemblent pas, qu’après un début d’année calamiteux – la raison d’être de ce site au départ – tout peut changer mais cela ne dépend que de nous. Il faut savoir se remettre en question, parfois violemment, quitte à remuer de vieux fantômes enfouis. Il faut savoir faire des concessions et parfois ravaler son ambition ou sa fierté. Il faut savoir détecter très vite ceux qui nous polluent et les écarter de notre chemin.


Et surtout, il faut savoir s’apprécier et s’aimer à sa juste valeur, se féliciter de chaque petit pas accompli, se réjouir de chaque petit plaisir.


TRES BELLE ANNEE A TOUS ET POURQUOI PAS AUSSI, UNE TRES BELLE DECENNIE ?