... Et tout est dépeuplé.
Il n'est parti que depuis quelques heures, et déjà le manque m'envahit.
L'appartement semble vide et j'ai l'impression d'être amputée d'une moitié, d'autant plus qu'il a emmené Co*kie avec lui !
Je ne me souviens pas avoir déjà vécu telle fusion qui s'amplifie un peu plus chaque jour, qui se nourrit du quotidien...
Je découvre à 36 ans ce que revêt vraiment le sentiment d'amour...
Heureusement, demain soir quand je rentrerai du bureau, ils m'attendront sagement à la maison, et la vie reprendra son cours.
Depuis deux semaines le boulot ne me laisse aucun répit : appel d'offres de l'année à boucler pour le 15 avril qui engendre des semaines de 50 heures. Mais tout ceci en vaut la peine : mon hiérarchique m'a annoncé vendredi que j'aurais droit à un abondement supérieur à ce qui avait négocié sur ma prime de performance, en remerciement de mon investissement professionnel.
Du coup ma santé me joue des tours et je réalise que je n'ai plus vingt ans : des crises de migraine à répétition, mes intestins qui dansent la lambada et un rhume qui n'en finit pas ramené en souvenir de mon week-end de Pâques en glaciale région C*ntre... Alors pour une fois, j'ai écouté ces alertes envoyées par mon corps et je suis allée consulter. Je teste pendant trois mois un traitement de fond pour les migraines et les intestins.
Heureusement, après cette échéance du 15 avril, je vais retrouver une vie "normale", avec des horaires convenables et des jours de récupération et de RTT à prendre pour enfin me poser.
Ce rythme serait insoutenable si je n'étais pas si bien soutenue...
J'espère enfin que le printemps va enfin pointer le bout de son nez et que pour notre escapade début mai du côté des C*lanques et la venue de mon père et ma belle-mère mi-mai pour l'Ascension, nous pourrons pleinement profiter du climat méditerranéen.