Les devises
"Ce qui ne nous tue pas nous rend plus forts"
jeudi 29 janvier 2009
MIGNON...
De moi à Lui, un sms dans l'après-midi :
"Dîner chez moi vendredi soir ?"
De Lui à moi, appel le soir :
"J'ai bien eu ton message cet après-midi...
...
Heuuu, tu as invité d'autres personnes ou bien nous ne serons que tous les deux ?"
"Non je n'ai invité personne d'autre, je te rappelle que je vis dans un studio !!
...
Mais dis-moi, aurais-tu peur ?"
...
...
"Tu n'avais pas remarqué à quel point je suis peureux ?"
"Mais souviens-toi que samedi nous avons passé la journée seuls tous les deux, chez toi, et nous sommes restés très sages."
"Oui mais c'était chez moi tu vois, c'est pas pareil, et puis il y avait ton chien !"
"Mais mon chien sera là aussi vendredi soir tu sais... Hééé, tu as peur en vrai !!
...
"Et qu'est-ce qu'on va faire ?"
"Bé, je te propose de manger dans un premier temps, étant donné que je t'invite à dîner."
"Ah oui tiens c'est une bonne idée.."
...
Alors demain soir c'est le grand soir.
Sa délicatesse me touche, sa sensibilité me parle, son humour me chavire, son regard noisette me transperce.
Mais je sais aussi me tenir, non mais !
Non non vraiment, c'est pas parce que je vous livre ici la vidéo la plus torride qui soit - pour la petite histoire demandez vous pourquoi vous ne voyez pas le bas de l'anatomie et pourquoi ce fantastique black transpire et joue autant avec sa langue - mettant en scène le mec le plus sexuel de l'univers que je vais le manger tout cru le beau Latin...
Certes, je suis peut-être un peu en manque, mais je sais me tenir et j'ai de l'éducation !
(Bon, noter pour demain : m'épiler, on ne sait jamais, un accident est vite arrivé...)
En attendant que je vous raconte (ou pas)... petite gâterie à mâter pour vous !
mardi 27 janvier 2009
LE SURREALISME SELON MOI
Pourtant elles correspondent tout simplement à la réalité de votre journée.
Par exemple :
- ce matin le gars qui me grille un stop, que par conséquent je klaxonne et qui ne trouve rien de mieux que de m'enguirlander (je vous ai vanté récemment les magnifiques paysages de la C*te d'Az*r, une fois prochaine je vous exposerai tous les mauvais aspects de cette région, car il y en a pléthore !).
- cet après-midi mon amie Jolie Voisine qui me confie tout naturellement ses difficultés passagères à comprendre son homme et, à savoir mon Ex-Homme. Et moi qui la conseille, qui lui parle de mon expérience avec lui, qui la rassure et l'encourage à faire en sorte que tout s'arrange très vite. Avec un peu de recul, vous iriez solliciter l'ex de votre moitié pour parler de vos soucis de couple ?
- et le meilleur pour la fin... Ce soir, je termine ma journée de boulot et je reçois un SMS. Je me réjouis car j'en attends un depuis le début de l'après-midi qui ne vient pas.
Et là, mon coeur s'accélère, j'avale ma salive, je sens une angoisse m'envahir. Ex C&T. Je m'attends à des insultes, à un compte rendu d'une éventuelle entrevue avec les forces de l'ordre.
Mais non !! Il souhaite recevoir de mes nouvelles !!
Et d'ailleurs il utilise le verbe "prendre" et non "recevoir".
Mais bien sûr !! Tu as voulu me mettre minable, tu as cherché à me nuire, à m'escroquer et à me mettre délibérément dans une situation financière et psychologique déplorable, et tu crois encore que nous allons être "potes" et que je vais te répondre ? Non tu ne me "prendras" plus rien, ni un sourire, ni la moindre attention, ni la moindre nouvelle, ni ma dignité.
Je crois rêver, je relis plusieurs fois mais non, c'est bien là le "surréalisme".
Bien davantage qu'un courant artistique convoité, le surréalisme est définitivement à la portée de chacun d'entre nous...
Les deux bonnes surprises du jour (quand même) :
- un mail sympathique et plein de souvenirs d'un ex amant et ami parisien, pour celles qui me suivent depuis longtemps je l'avais déjà évoqué chez Gaj*lie, il s'agissait d'un photographe.
- deux chèques-cadeau offerts par ma boite d'intérim pour Noël. Certes c'est un peu tard d'autant que dans maintenant trois jours je serai officiellement sans emploi mais peu importe, c'est l'attention qui compte !
Sourires à tous...
lundi 26 janvier 2009
DES CHIFFRES... ET DES CHIFFRES !
J'ai passé le samedi chez un ami, nous avons refait le monde, j'ai beaucoup parlé de ma relation avec Ex C&T, il m'a écoutée et surtout il m'a permis de voir certains détails sous un nouvel angle qui m'avait échappé jusqu'à maintenant. Intéressant et surtout, je suis d'autant plus ravie d'avoir mis un terme rapide et sans concession à cette mascarade d'histoire d'amour.
Cette semaine a débuté par un message subliminal, venu sans doute tout droit de mon inconscient. Je l'ai interprété comme un signal, un présage. Ai-je eu raison ou tort ?
Alors que je dormais du sommeil du juste, cette nuit, soudain j'ouvre les yeux. Je regarde le réveil :
Je me rendors aussi sec puis à nouveau je ne sais quel élément perturbateur me sort de mes songes :
Aussitôt je retombe dans les bras de Morphée et une troisième fois ma nuit est interrompue :
Cette fois je me lève car de toute façon la douce voix de F*ist programmée sur mon portable m'aurait réveillée vingt minutes plus tard.
Je m'interroge sur la signification de cette succession de chiffres identiques et suis soudain soulagée qu'il n'y ait que 60 minutes dans une heure. Pensez donc, si la fois suivante mon esprit avait été secoué par une intervention satanique du type :
Résultat des courses : il y a effectivement eu un désagrément ce matin, du genre qui vous fait dire que la semaine commence mal. J'ai triplé, voire quadruplé, mon temps de trajet pour me rendre au bureau : une heure au lieu des quinze-vingts minutes habituelles, du fait de la route du bord de mer qui était fermée pour cause de gros coup de mer survenu hier.
Finalement je m'en suis bien sortie, ça aurait pu être bien pire !
Bon voilà, j'ai trouvé cette nuit entrecoupée de chiffres plutôt anecdotique, alors j'avais envie de partager !
samedi 24 janvier 2009
APRES L'ORAGE, LA TEMPETE ?
Malheureusement, tout n'est pas si simple...
Mais tout d'abord, venons-en à la fin de l'histoire "robot culinaire".
Hier j'ai reçu le kit Col*ssimo que m'a fait parvenir le fabricant afin de retourner l'appareil à ses frais. Il me restait à me procurer un carton pour le conditionner.
J'ai donc discuté à nouveau au téléphone avec l'amie d'Ex C&T qui lui a revendu l'appareil. D'abord nous avons discuté des livres, en la possession d'Ex C&T. Non parce que chaque jour il change d'avis : un coup il promet de les déposer devant ma porte, le lendemain il promet de les rendre directement à son amie, du coup tout le monde en perd son latin.
Cette amie est excédée et remontée après lui. Elle se lâche, me faisant promettre que je ne répèterai rien à Ex C&T. Etant donné que je ne lui adresse plus la parole, aucun risque !
Elle m'indique qu'elle ne l'a jamais "senti", toujours trouvé qu'il parle trop fort et est trop sûr de lui pour être honnête. Son mari bossant pour Ex C&T (il est un des consultants de sa société), elle me révèle qu'il a beaucoup de problèmes au boulot et qu'il n'est pas du tout apprécié (tiens commme c'est étrange, il m'affirmait tout le contraire !). De plus elle m'informe qu'il lui a dit qu'il allait lui acheter un autre robot culinaire, du même modèle ! Ceci prouve à quel point il a juste voulu me nuire en me laissant cet appareil sur les bras. Mais elle refuse de lui vendre, elle a eu trop d'ennuis à cause de lui, il l'a mise en porte-à-faux par rapport à son employeur et elle lui en veut.
Sur ces entrefaits, le soir, je constate qu'elle a mis la pression à Ex C&T puisque les livres sont déposés devant ma porte. Ensuite une autre revendeuse, de passage vers chez moi, me dépose un carton.
Et ce matin à la première heure je dépose le tout à la P*ste, qui m'a signé un document attestant du renvoi à l'expéditeur de l'appareil.
Ensuite donc, je me rends à la Gendarmerie pour retirer la plainte, avec l'espoir qu'Ex C&T ne serait jamais convoqué et qu'il n'entendrait jamais parler de ma démarche.
J'ai expliqué en détails la façon dont le litige s'est résolu et les Gendarmes ont déduit d'eux-mêmes qu'Ex C&T n'est à aucun moment intervenu pour me sortir des ennuis.
L'escroquerie étant constatée, Ex C&T sera donc quand même convoquée pour être entendue.
Même si la plainte a été retirée, l'infraction étant réelle, l'affaire ne s'arrête pas là, d'autant que le Parquet peut ensuite décidé de poursuivre. Là je le savais, ma copine avocate m'avait prévenue. En revanche j'ignorais qu'Ex C&T serait convoqué.
Alors non, je n'en ai pas fini avec lui. J'ai indiqué aux Gendarmes que je souhaitais retirer la plainte avant tout pour ma tranquillité mais ils sont contraints de respecter la procédure.
Alors j'attends le retour de bâton, celui que j'ai donné pour me faire battre.
Je me demande si je n'ai pas agi trop vite, sous le coup de la colère, et si je n'aurais pas mieux fait de me casser une jambe plutôt que d'aller déposer cette plainte, qui malgré tout a permis de bien accélérer les choses avec le fabricant de l'appareil pour faire annuler la commande et la dette.
Je regrette...
Je me prépare à la tempête...
Remarquez c'est d'actualité (une pensée pour les habitants du Sud-Ouest en alerte rouge aujourd'hui).
En attendant, l'homme de ma vie et moi-même sommes invités à déjeuner ce midi, alors nous allons nous faire tout beaux et partir et profiter à fond !!
Bon week-end à tous...
mercredi 21 janvier 2009
PETITE JUBILATION SOLITAIRE
Trois tas de vomi de croquettes à 6h15 du matin et un quatrième qui ne s'est pas fait attendre. Ensuite plus rien, heureusement, mais mon Cookie est tout patraque et ce soir c'est diète !
Chic alors, voilà une nouvelle journée qui débute merveilleusement...
Tenez d'ailleurs, je vous le présente, l'homme de ma vie ! Sur cette photo (c'est le blond), il est avec sa copine Dji*n, qui vit aujourd'hui avec Ex-Homme...
Ce soir troisième séance de thérapie et encore des liens et révélations étonnantes qui surgissent de par les déductions et aussi la perspicacité de ma psy... Elle me surprend à chaque fois. Petit à petit des souvenirs se réveillent et c'est surtout en fait les jours qui suivent la séance qui s'avèrent les plus déterminants. Sur le moment j'encaisse les informations et après coup, quand je les digère et les analyse, alors le puzzle se recompose petit à petit.
En rentrant, message d'Ex C&T sur mon portable. Il déblatère sur un ton amical comme si nous étions potes, m'informant au passage que d'après lui il n'a pas le bouquin qui va avec l'appareil.
Je lui envoie un sms très concis et sec lui confirmant que le livre est en sa possession et qu'il a intérêt de le retrouver vite fait car je souhaite que ce "truc" soit réglé avant la fin de cette semaine.
Il me rappelle quelques dizaines de minutes plus tard :
Ex-C&T : "bon j'ai retrouvé le livre, je le remettrai demain à E*** (la revendeuse de l'appareil) qui te confirmera que cela a été fait. Ainsi tu pourras lui rendre l'appareil et tout sera réglé".
Puis il se met à baragouiner comme il sait si bien le faire -il n'est pas commercial pour rien celui-là - il parle vite et j'ouis alors, mais sans toutefois être certaine de bien comprendre, des paroles du genre "j'avais préparé une procédure au cas où l'appareil ne serait pas renvoyé mais puisque tout semble rentrer dans l'ordre, je vais l'annuler".
Là mon sang ne fait qu'un tour.
Moi : "Quoi ? De quelle procédure parles-tu"
Lui (courage fuyons) : "Non non rien, oublies... Juste je suis content que tout se règle facilement"
Moi (excédée) : "Oui, heureusement que j'ai pris les choses en mains sinon rien n'aurait été réglé !
Lui : baratin pipeauland
Et moi..
moi...
Moi : "AUREVOIR" et hop, bouton rouge !!
Je lui ai raccroché à sa sale face de thon et j'en ai presque joui (d'où le titre de l'article).
Encore une fois, une ultime fois, il a cherché à me manipuler en utilisant le terme "procédure" avec préméditation, en toute connaissance de cause et sachant que j'allais réagir.
Sauf que ses tentatives d'intimidation ne fonctionnent plus et qu'il n'a plus le dessus et s'il savait le garçon ce qui l'attend s'il ne refile pas ce put*in de bouquin en temps et en heure, il ferait moins le morfalou.
Une fois que cet appareil sera retourné à l'envoyeur et que je serai totalement acquittée de cette dette qui en fait ne m'a jamais incombée, alors je pourrai définitivement tirer un trait sur cette ordure qui a cherché à me détruire à petit feu.
J'agis en égoïste, je pense avant tout à ma tranquillité et à ma sécurité, c'est pourquoi quand j'aurai la preuve que tout est réglé, je retirerai ma plainte.
En même temps je ne peux m'empêcher de penser à sa prochaine victime en me demandant à quelle sauce elle sera mangée. Rien de plus dangereux qu'un malade qui s'ignore...
mardi 20 janvier 2009
DU BON ET DU MOINS BON (COMME DANS L'COCHON !)
Hier j'ai constaté une nouvelle fois combien mon boss, surnommé par mes soins "l'âne qui recule" (à cause de l'expression "courageux comme un âne qui recule"), doit avoir eu une ablation des coucougnettes à la naissance.
Il m'avait expliqué que la décision de mettre fin à mon contrat avait été prise du fait du contexte économique défavorable, des mauvaises prévisions pour 2009 et que ceci avait été arrêté lors d'une réunion du C*mité d'A*dit.
J'apprends de la bouche même d'un participant à cette réunion que la situation des intérimaires n'a jamais été évoquée alors.
J'en conclus donc qu'en fait Boss n'a juste pas eu le courage de m'avouer en face qu'il a unilatéralement décidé de mettre un terme à mon contrat, n'ayant pas apprécié que je lui fasse part de mes ambitieuses propositions d'évolution. Encore un qui doit penser, comme Ex C&T, qu'après tout une "petite" assistante doit rester à sa place et ne pas réfléchir.
Vous pensez donc que depuis hier, j'ai juste envie d'aller au boulot comme de me pendre et que chaque fois qu'il est en face de moi en train de me donner un ordre j'ai juste envie de prendre mes affaires, de lui faire un grand sourire victorieux et de le laisser en plan.
Allez, plus que 8 jours à tirer...
Et puis, suite de l'histoire "robot pour faire la cuisine"...
Ex C&T, après m'avoir laissé entendre pendant dix jours qu'il allait faire changer le nom sur la commande et la facture et prendre l'ensemble à sa charge, me fait savoir hier par un mail fort sympathique que je n'ai qu'à me démerder de cet appareil qui m'appartient.
Après avoir consulté gendarmes, proches, avocats et avoir appelé également la société qui commercialise l'appareil et qui a été très compréhensive, je décide de ne plus attendre l'arrangement amiable qui ne viendra pas et de déposer plainte pour abus de confiance.
Donc ce matin Gendarmerie et bien sûr, problème informatique ! J'ai poireauté une heure et demi mais au moins, j'ai déposé ma plainte, avec à l'appui les mails qu'Ex C&T m'avaient envoyé laissant entendre qu'il allait payer la note, une copie du bon de commande que m'a faxé la société, rempli de la main d'Ex C&T avec mon nom mais sa signature.
Sur ces entrefaits, cet après-midi, la revendeuse - amie d'Ex C&T, me contacte pour m'indiquer que la société l'a appelée et l'a chargé de récupérer l'appareil afin que je sois déchargée de la dette. Elle m'informe que je vais recevoir un kit C*lissimo pour renvoyer le robot sans frais, j'aurai juste à déposer le paquet à la Poste.
Puis elle se livre un peu et m'avoue à demi-mots qu'elle s'en veut, qu'elle s'est fait manipuler par Ex C&T et n'apprécie pas "ses méthodes". Apparemment il l'a fait mariner en lui disant blanc un jour, à savoir "je vais payer" et noir le lendemain, à savoir "c'est à elle de payer, elle se démerde". Rien d'étonnant vu qu'il est totalement instable dans sa tête !
Je l'ai remercié pour son aide et lui ai demandé de contacter Ex C&T afin qu'il dépose devant ma porte les bouquins qui vont avec l'appareil, car je ne veux plus voir sa face ni entendre sa voix.
Bien sûr je ne lui ai pas parlé de la plainte mais l'ai expressément chargé de faire en sorte que le contentieux soit réglé d'ici la fin de cette semaine.
Ex C&T va bien s'en tirer, sans payer la machine mais je m'en fous, je recherche avant tout à être tranquille et apaisée et pas à me venger de quoique ce soit.
Je veux juste qu'il dégage de mon existence afin que cette paranoïa qui m'envahit parfois, lorsque j'écris ici ou un mail, lorsque j'entends du bruit sur le palier, me quitte enfin
Si l'appareil est renvoyé et reçu en temps et en heure et que j'ai la confirmation d'être totalement acquittée de ma dette, alors je retirerai ma plainte. J'ai demandé ce soir à la Gendarmerie d'attendre un peu avant de convoquer Ex-C&T.
J'ai toujours voulu que la séparation se passe à l'amiable. La plainte que j'ai déposée ce matin aurait des conséquences néfastes pour lui, pour son entreprise et par conséquent pour moi, car forcément il n'en resterait pas là et irait toujours plus loin dans l'escalade de la mesquinerie. Et alors je serai à même d'avoir des raisons justifiées de craindre pour ma sécurité.
S'il perd son entreprise ou son statut d'associé, alors il n'aura plus rien à perdre...
A part cela :
- demain soir je vois ma thérapeute et je vais encore beaucoup parler...
- ce matin ma voisine italienne qui louait l'appart à côté du mien depuis trois mois et qui rentrait au pays m'a offert deux plantes fleuries pour me remercier de ma gentillesse...
- mon projet d'entreprise se concrétise, j'officialise l'activité au niveau légal afin que l'autre empêcheur de tourner en rond ne puisse pas m'attaquer sur ce terrain...
Et je garde constamment en tête qu'il est inutile d'entretenir la rancoeur, la haine ou l'esprit de vengeance car de toute façon, tout un chacun finit toujours par récolter ce qu'il a semé...
dimanche 18 janvier 2009
MA RESOLUTION....
... ne porte pas encore de nom mais je cherche !
Il est un projet professionnel qu'Ex C&T et moi avions évoqué au début de notre histoire, lorsque nous roucoulions comme des tourtereaux en rut, lorsqu'il me prenait pour la huitième merveille du monde et non pour une petite assistante de direction sans ambition.
Je vis sur un domaine privé géré par une association financée par les copropriétaires. A l'année il compte environ 3 000 habitants, la population double l'été. L'accès est réglementé par des gardiens qui veillent à la tranquillité du lieu, les entrées sont donc filtrées via une guitoune et des barrières et il faut montrer patte blanche pour passer.
Au coeur du domaine se trouve un village avec des petits commerces de proximité, ce qui fait qu'il est possible d'y vivre en totale autarcie - à condition quand même d'avoir un sacré paquet d'argent car à l'épicerie locale ils ne se mouchent pas avec des briques !!
La population justement : étant donné que l'immobilier sur le site est surcôté d'environ 10% par rapport au littoral azuréen, déjà très cher, elle est plutôt financièrement aisée. Des retraités, des jeunes couples avec de bonnes situations, des étrangers qui vivent ici à l'année ou juste quelques mois.
La particularité c'est que du fait que ces autochtones ne connaissent pas vraiment de problèmes de pouvoir d'achat, ils bougent beaucoup : en général ils ont plusieurs résidences en France ou ailleurs et vont de l'une à l'autre, des déplacements professionnels, les week-ends au ski...
C'est pourquoi Ex C&T, en entrepreneur qu'il est, avait senti l'opportunité de "faire du business" grâce à la mise en place de services de proximité. Nous en avions parlé, sans vraiment entrer dans le détail, puis face à la dégradation de nos relations nous avions totalement lâché ce projet.
Aujourd'hui, la perspective du chômage prochain me fait beaucoup réfléchir à la façon dont je souhaite voir évoluer ma carrière et aussi à la façon de subvenir à mes besoins si je me retrouve à devoir être indemnisée uniquement par les A**edic. Il faut savoir que déjà mon loyer représente plus de la moitié de ce que je percevrai alors.
J'ai donc décidé de proposer, dans un premier temps aux habitants du domaine, différents services soir et week-ends, d'abord en activité complémentaire à un poste à plein temps en semaine :
- garde d'animaux (là apparemment il y a un réel besoin)
- garde de résidence
- bab* sit*ing (juste le soir pour qq heures car je n'ai pas les compétences pour assurer davantage)
- travaux de secrétariat
Alors hier j'ai consacré une partie de ma matinée à faire ma pub :
- je suis allée distribuer des petits prospectus dans les boites à lettres (mais il y a 1 400 boites à lettres sur le domaine, j'ai dû en faire un dixième et encore...)
- je suis allée me présenter au bureau de l'association qui gère le domaine afin de faire connaître mon activité et laisser mes coordonnées. La personne qui m'a reçue m'a confirmé que cela répondait vraiment à un besoin et qu'elle allait en parler autour d'elle. Malheureusement, tant que je ne suis pas déclarée en travailleuse indépendante, elle n'a pas l'autorisation de diffuser une annonce dans la gazette mensuelle. Elle a donné mes coordonnées à une personne qui aurait besoin de se faire assister pour du classement et de l'archivage de papiers divers.
- j'en ai également parlé au gardien de mon hameau (le domaine est divisé en 11 hameaux), à une voisine qui fait partie des copropriétaires et à un autre voisin qui vient d'emménager. Tous deux ont des chiens.
J'ai la chance d'être très bien perçue par mon voisinage et d'entretenir d'excellentes relations.
A peine de retour chez moi, une voisine italienne que je croise souvent et avec laquelle j'ai sympathisé (nous avons à peu près le même âge) m'a contacté afin de me demander si je pouvais passer sortir son chien aujourd'hui car elle partait skier toute la journée. Elle m'a donc laissé ses clés et je suis allée sortir sa petite chienne Ca*alier âgée de 4 mois et demi.
Hier après-midi j'ai bossé non stop pour établir une grille tarifaire, en me basant sur les tarifs pratiqués par d'autres sociétés de service et en gardant à l'esprit qu'ici, les habitants sont plutôt fortunés et ne regardent pas vraiment à la dépense quand il s'agit de tranquillité d'esprit.
Hier soir pour décompresser je suis allée dîner chez mes amis Ex-Homme et Jolie Voisine. Ils m'ont proposé de donner leur numéro si jamais un "client" potentiel souhaitait avoir des recommandations.
Cette semaine, je vais continuer à travailler sur ce projet le soir, après le boulot :
- distribution de prospectus dans les boites à lettres et chez les commerçants
- prendre des informations sur la façon d'officialiser mon activité. J'ai entendu dire qu'une loi passée cet été permettrait de se déclarer, même pour une activité annexe et même en étant salariée par ailleurs, sans formalité, juste sur Internet, avec exonération de paiement de charges tant qu'il n'y a pas de bénéfices. Si jamais vous avez des infos sur le sujet, je suis preneuse !
Ensuite, si je constate que la demande est conséquente et que je ne parviens plus à y répondre seulement en étant disponible les soirs et week-ends, alors je créerai ma société et en ferai mon activité principale.
J'ai d'autres idées de service à mettre en place mais celles-ci exigeraient pour être développées que j'exerce à plein temps :
- assistance dans les démarches administratives (pour les étrangers notamment, au vu de la complexité de l'administration française, cela pourrait être utile),
- assistance dans la recherche de fournisseurs pour des prestations diverses et la négociation des tarifs... Il s'agirait de devenir une sorte d'intermédiaire entre les habitants et les entreprises intervenant chez eux.
Ce projet me tient à coeur. Je suis convaincue que cela peut fonctionner, le but étant aussi de l'étendre au-delà du domaine. En plus ce week-end, je me suis découvert une vraie fibre commerciale et une capacité à vendre mes services que j'aimerais continuer d'exploiter.
Maintenant reste à décrocher les premiers "contrats" et à faire en sorte que le bouche-à-oreilles s'active de façon positive à mon égard.
En revanche, Ex C&T vivant aussi sur le domaine, j'ai peur qu'il ne tente de nuire à mon projet et à "saper" ma réputation. Il est très pote avec les commerçants du village et connait pas mal de monde étant donné qu'il a donné des cours d'éducation canine - de façon bénévole - voilà quelques mois.
De toute façon, ma priorité au jour d'aujourd'hui reste de me retrouver rapidement un job à plein temps, même si c'est alimentaire.
Tout de même, j'ajoute dans mes bonnes résolutions de l'année 2009 : "créer ma petite entreprise" et si j'y parviens, bon sang ce sera une sacrée victoire sur moi-même et un ultime camouflet pour Ex C&T !!!
samedi 17 janvier 2009
UN DE PLUS...
Je me sens plus confiante, plus désirable et plus en forme que jamais alors vive le temps qui passe, n'en déplaise à toutes celles et tous ceux qui ne le refusent et qui font tout pour le cacher.
Même les galères qui s'accumulent, l'ex C&T qui continue à me réclamer le remboursement de ce qu'il m'a payé de son plein gré pendant notre relation, la recherche d'emploi, ne parviennent pas à m'atteindre. Je me bouge, je fais des projets, je vis.
Hier soir je me suis accordée un dîner avec un homme charmant... Il sait que je ne suis pas prête à lui offrir autre chose que de l'amitié, du moins pour l'instant et il est prêt à l'accepter.
Je l'ai découvert car jusqu'à présent nous n'avions parlé que brièvement le matin, pendant le café avant le boulot.
Drôle, sensible, blessé aussi, sain... Un homme qui parle, qui ose exposer ses faiblesses, c'est touchant - et tellement rare.
Je vous souhaite à tous un excellent week-end et vous remercie tous pour vos gentilles attentions.
mercredi 14 janvier 2009
INTERLUDE AZUREEN
Je vivais alors à Mon*pellier, une ville fort agréable, je mettais beaucoup d'énergie dans un job qui le valait bien, une place où la stabilité (j'entends par là les trois lettres aujourd'hui quasiment inaccessibles, à savoir C.D.I.) était assurée, dans une entreprise de taille moyenne comme on n'en fait quasiment plus.
Ambiance très dynamique et bosseuse tout en étant familial, structure où les relations sont franches et cordiales, où les "torchons" et les "serviettes" osent déjeuner ensemble, où le Président, fondateur de l'entreprise, n'a pas peur de prendre ses responsabilités et salue quotidiennement chaque salarié, du manutentionnaire au cadre supérieur, en l'appelant par son prénom sans bafouiller ni faire "heuuuu".
Elle apparaît comme un rêve et pourtant, cette entreprise quasi idéale existe et j'ai eu la chance immense d'en être un rouage pendant quelques mois. D'ailleurs le Président ne m'a pas lâchée, nous restons régulièrement en contact par mail et se propose de me recommander, si besoin, auprès des employeurs potentiels.
Il y a un an et des brouettes, j'ai décidé de quitter tout ceci pour suivre l'homme que j'aimais alors et qui avait décidé de saisir une opportunité professionnelle sur la C*te d'Az*r... Homme avec lequel nous n'avons pas su construire une vie à deux épanouissante à laquelle nous avons donc mis un terme six mois plus tard.
En même temps, s'il s'était agi de remonter géographiquement, j'aurais hésité beaucoup plus longtemps... La Méditerranée, on la goûte, on y reste...
Parfois je me demande si je n'ai pas fait la pire boulette de ma vie en quittant ce job, surtout aujourd'hui où la perspective du chômage frappe à nouveau à ma porte...
Et puis... Je me lève le matin, de bonne heure et de bonne humeur (autant que possible).
J'ouvre mes volets et respire l'air pur sur ma terrasse, mon chien à mes côtés. Le silence est d'or. Le spectacle du lever de soleil sur la mer me laisse pantoise.
Un peu plus tard, mon fidèle compagnon et moi partons en ballade. Je chausse les godillots de rando, je sillonne le champ en bas de chez moi et j'arpente les sentiers balisés.
Je m'imprègne des parfums, de la lumière unique et des paysages flamboyants.
A ma droite... les sommets enneigés.
A ma gauche... La Méditerranée baignant M*rina Baie des A*ges, merveille architecturale (bon, on n'aime ou on n'aime pas, moi j'adore), et la baie de N*ce.
Je suis dépaysée à moins de dix minutes à pieds de mon appartement et je déconnecte, j'adopte le mode "OFF", je savoure, je respire, je me ressource. J'entre dans une sorte d'état de méditation, je m'élève spirituellement, j'évacue toutes les énergies négatives, les tensions, et ne pense qu'au meilleur et en premier lieu à cette chance incommensurable d'être entourée toute l'année de telles merveilles de la nature.
Petit coup d'oeil sur le Cap d'A*tibes...
Puis mine de rien, mon toutou et moi avons déjà marché au moins sur cinq kilomètres, il commence à tirer la langue et moi à traîner la patte, car en plus l'endroit est plutôt vallonné.
Alors nous rentrons, totalement apaisés. Lui s'endort tranquillement sur son tapis, moi je continue à me détendre dans la douce bulle qui m'enveloppe et prends un bon bouquin.
Puis le soleil tire doucement sa révérence en un camaïeu tendrement coloré...
Alors face à une telle explosion de beauté sauvage et préservée (assez rare ceci dit sur le littoral), je réponds NON.
NON je ne regrette rien, comment le pourrais-je ? Chaque jour m'offre un cadre de vie et un climat privilégiés, tel un cadeau du ciel.
C'était la minute "Voyage virtuel", j'espère que vous avez apprécié, en tout cas j'avais envie de partager avec vous...
dimanche 11 janvier 2009
LA SEMAINE LA PLUS LONGUE... 4/4
Dernier volet d'une quadrilogie surréaliste et non, il ne s'agit pas d'une fiction mais bien de ma réalité.
MARDI 6 JANVIER 2009
Après cette intrusion dans ma vie privée, je ressens une désagréable montée de paranoïa me gagner.
Je prends les mesures drastiques qui s'imposent :
- effacer tout l'historique de mes correspondances et ne plus utiliser l'adresse mail piratée que pour les messages à caractère commerciaux ;
- faire analyser mon PC par un expert afin d'avoir l'assurance qu'un mouchard n'a pas été posé. Il est évidemment que C&T sachant déjà à peine arrêter mon pc portable flambant neuf, il a fait appel à un érudit de l'informatique pour craquer mes mots de passe ;
- une fois rassurée sur la propreté de mon PC, créer de nouvelles adresses mail et msn, changer tous mes mots de passe et login sur les différents sites où je suis inscrite (notamment F*cebook) ;
- créer cet espace et le garder pendant un certain temps très confidentiel, réservé à mes lecteurs réguliers - malheureusement certains n'ayant laissé aucune adresse mail et sans blog n'ont pas pu être prévenus de ma réapparition.
J'ai soif d'écriture et il était hors de question que je lui laisse la victoire. Je souffre à nouveau du syndrome G*julie, parfois je me réveille la nuit avec des phrases toutes faites qui ne demandent qu'à être couchées ici, bref j'ai le clavier qui me démange et je suis vraiment heureuse de reprendre cette activité.
Puisque j'en parle justement, j'ai également été contrainte de tuer G*julie et j'en ai pleuré toutes les larmes de mon corps. Effacer d'un petit clic tant de souvenirs, tant d'échanges, presque quatre ans de ma vie...
Je n'ai pas eu le choix. C&T a fait allusion à quelques épisodes de mon existence auxquels je faisais référence sur mon site et il a bien entendu prétendu qu'il les utiliserait contre moi alors j'ai employé les grands moyens.
Il semble être remonté assez loin dans sa lecture. Pour le chef d'entreprise surbooké qu'il prétend être, finalement il trouve quand même du temps pour chercher les armes pour m'atteindre (il n'a pas de PC chez lui, juste à son bureau).
Bref, tous ces changements d'identité dans mon existence virtuel m'ont bien pris deux jours, étant donné que je m'y suis collée le soir après le boulot, car moi cette semaine en revanche j'ai été débordée.
RESTE DE LA SEMAINE
C&T est passé deux soirs de suite récupérer quelques affaires. Il a été courtois, moi froide et distante. Il devait terminer le déménagement jeudi midi et finalement, à cause d'un énième contretemps (sa vie en dehors du boulot n'est faite que de contretemps), il a annulé, ce qui fait qu'au jour d'aujourd'hui tout son bordel trône encore chez moi et je n'ai pas pu totalement récupérer mon espace de rangement et de vie.
J'ai également découvert grâce à une lettre de deuxième relance reçue le jeudi, que C&T n'avait toujours pas payé un appareil d'électroménager allemand qu'il a acheté via une de ses amies qui les importe dans la région. Il avait à l'époque utilisé mon RIB car il était en plein changement de banque, il m'en avait informé en précisant qu'il ferait rapidement un virement sur mon compte afin que la transaction soit transparente pour mes finances.
Bien entendu il a oublié, je reçois donc une relance avec une autorisation de prélèvement à signer qui pourrait très bien, si elle restait sans suite, aboutir à une mise en demeure puis à terme à la visite d'un huissier - y'en a quand même pour presque mille euros de ce truc dont je ne me servirai jamais étant donné que je cuisine très peu.
Je l'ai rapidement mis au fait de la situation après avoir appelé le gentil gendarme qui m'avait accueillie lundi et qui depuis s'enquiert régulièrement de mon état. Le gendarme m'a dit que s'il ne régularisait pas j'avais la possibilité de porter plainte pour abus de confiance. Je préfère ne pas aller jusque là, j'ai donc prévenu C&T qui a fait le nécessaire pour que la commande et le paiement soit effectués en son nom.
Le gendarme m'a également appris que C&T avait demandé, le soir où il a été sorti manu militari de chez moi, à être reçu à la Gendarmerie afin de donner sa "version des faits". Il a donc été convoqué à deux reprises... et ne s'est pas présenté !
Enfin, pour terminer la semaine en beauté, jeudi en fin d'après-midi, lors d'un entretien avec mon boss durant lequel je lui fais part de propositions d'évolution de mon poste, j'apprends de sa bouche que lors d'un comité d'audit qui s'est tenu l'avant-veille, il a été pris acte de mon départ au 31 janvier et que mon poste serait pourvu en interne.
Petit rappel des faits :
- je travaille sur ce poste depuis mars 2008 dans le cadre d'une mission d'intérim en pré-embauche. L'employeur ayant récemment changé de statut juridique, les contrats de travail ne pourront être signés que lorsque l'ensemble des accords avec les syndicats auront été signés.
- je me sens parfaitement à mon aise dans l'environnement de travail et l'intégration a été très rapide. Le binôme que je forme avec mon boss fonctionne très bien, alors même qu'il n'est pas toujours facile à vivre, mais je m'adapte.
- depuis septembre, je m'ennuyais ferme sur ce poste dans les missions qu'il offre. J'ai réalisé qu'il me faisait régresser professionnellement, que je ne m'épanouissais absolument pas, or j'ai besoin d'émulation pour avancer et me sentir bien.
- fin novembre, encouragée par C&T qui m'avait convaincue que le fait d'en parler avec mon boss ne pouvait que faire avancer les choses et que de toute façon je n'aurai aucune difficulté à trouver un job mieux que celui-ci, j'en ai donc parlé avec mon boss en lui disant que si le poste n'évoluait pas, je ne pérenniserai pas l'engagement.
- durant le mois de décembre j'ai rencontré des personnes des ressources humaines, des chefs de département, tous m'ont affirmé que mon boss n'avait pas envie que je parte et que d'ailleurs personne ne souhaitait me voir quitter le poste.
- avant son départ en vacances pour les fêtes de fin d'année, le boss m'a laissé entendre par les missions qu'il m'a confiées, qu'il était prêt pour envisager une évolution du poste, à condition que je sois force de propositions.
Donc je suis arrivée dans son bureau la gueule enfarinée avec mon document tout bien préparé et bien construit, pour finalement me faire renvoyer dans mon embut avec à la clé la promesse du chômage à la fin du mois !
La raison : le contexte économique, les mauvaises prévisions pour 2009, les économies à effectuer sur les frais de personnel et en premier lieu sur les intérims.
Il ne manquait plus que cela... J'ai eu l'impression que le ciel me tombait sur la tête. Je vous jure, elle a bon dos la crise !
Heureusement, le soir même j'avais ma séance de thérapie et comme d'habitude, ma psy a su trouver les mots pour me rassurer, pour me rebooster. Elle a salué le courage et la force dont j'ai fait montre dans la gestion de la rupture avec C&T, m'affirmant que ce genre de malade qui s'ignore fait souvent beaucoup plus de dégâts en créant cette relation de dépendance avec sa victime qui petit à petit perd toute dignité.
Elle m'a fait comprendre que ce que j'ai analysé comme un retour de la dépression était en fait un avertissement qui se manifeste chaque fois que j'ai à faire à une personne malsaine qui me pompe toute mon énergie et mon dynamisme. Elle m'a confirmé que non, je ne suis pas dépressive, bien au contraire...
Vendredi la responsable recrutement de ma boite m'a assuré qu'elle allait tout faire pour me placer sur un autre poste et qu'en tout cas si elle n'y parvient pas d'ici fin janvier, elle m'appellerai en priorité si une opportunité se présentait. Plusieurs directeurs m'ont demandé de leur communiquer mon cv pour me recommander à leurs "relations".
J'ai passé un week-end idéal en compagnie de mon chien, nous avons marché, couru, joué. J'ai repris mes marques dans mon petit appartement, je me suis sentie libre et apaisée, j'ai pris le temps de réfléchir à ma situation, en particulier professionnel, et à la suite... Quelques projets sont en cours de concrétisation, reste à savoir s'ils aboutiront.
Mais rien que faire ces projets me prouve à moi-même que je ne me laisse pas abattre.
Il me reste trois semaines pour montrer à mon employeur que je lui suis indispensable. Cela peut paraître prétentieux mais il s'agit du message que je veux lui faire passer...
Je suis grave motivée !
LA SEMAINE LA PLUS LONGUE... 3/4
SOIREE DU LUNDI 5 JANVIER 2009
Je reprends mon souffle après cet après-midi cauchemardesque puis mon cerveau se remet très vite en mouvement et tente d'énumérer les dommages collatéraux susceptibles d'intervenir de par la volonté de C&T de me nuire.
Et immédiatement l'évidence s'impose à moi : il a imprimé certains mails que j'ai écrits qui concernaient entre autre la relation de mon ex, appelons le Ex-Homme, avec ma voisine. J'en avais parlé chez M*ss S*tanas, mais j'ai retiré l'article la concernant puisque C&T a eu accès au site et qu'il est déterminé à utiliser mes propres écrits contre moi.
Plus tôt dans la journée, j'avais eu besoin d'être rassurée sur le fait de pouvoir toujours compter sur l'amitié d'Ex-Homme, qui m'est précieuse, d'autant plus que nous sommes voisins et donc apte à intervenir si besoin.
Bien sûr il avait répondu présent et m'avait rappelé plusieurs fois dans la journée pour connaître mon état et l'avancement de mes déboires. Il m'a indiqué qu'il avait deviné n malaise depuis plusieurs semaines, du fait que d'une part je ne donnais plus de nouvelles et que d'autre part il assistait au chassé-croisé de nos voitures lorsque C&T ou moi prenions la poudre d'escampette chacun de notre côté pour éviter de ne cogner sur l'autre.
Une fois que C&T a quitté les lieux, que ma serrure a été changée et que je me suis sentie à nouveau en sécurité, tout s'est remis en place, je me suis sentie libre à nouveau, heureuse, soulagée.
J'ai compris que pendant un mois j'ai vécu tellement dans la pression et dans le mal être que j'avais besoin de trouver une cause à ce retour de la dépression, sans vouloir admettre que C&T en était le seul motif. J'ai donc trouvé un bouc émissaire idéal en la personne de Jolie Voisine, la nouvelle copine d'Ex-Homme. Je l'ai trainée dans la boue, j'ai échafaudé des théories sur son comportement avec Ex-Homme lorsque je vivais encore avec lui, sur la préméditation qu'elle aurait fomentée pour le récupérer etc etc.
J'ai tenu à son encontre des propos extrêmement insultants, blessants, virulents, chacun d'entre vous pourrait en témoigner... et C&T aussi, avec les mails et le site de M*ss S*tanas. Evidemment j'ai vite compris qu'il allait les utiliser contre moi et tenter de me couper de mon ami le plus proche.
En même temps, avec la présence réconfortante de Ex-Homme le jour même, j'ai compris que rien n'avait changé le concernant, qu'il semblait épanoui et que je m'étais cruellement plantée dans mon jugement hâtif de son couple avec Jolie Voisine. Il m'a confirmé que toute la journée elle s'est aussi inquiétée pour moi, qu'elle l'a poussé à garder le contact avec moi et à ne pas me laisser tomber.
J'ai ressenti le besoin impérieux de faire pénitence auprès d'elle. Je l'ai appelée, elle est venue à la maison, elle m'a d'abord pris dans ses bras et j'ai pleuré. Je lui ai tout expliqué : ce que j'ai pensé, ce que j'ai écrit, le contexte dans lequel je l'ai écrit. Je l'ai prévenue que C&T chercherait sans doute à lui faire lire lesdits mails. J'ai conclu en lui laissant le choix de me haïr ou de me pardonner, que je comprendrais si elle préférait couper le contact avec moi, que j'avais eu besoin de m'affranchir auprès d'elle non pas pour me donner bonne conscience mais vraiment parce que j'ai compris que la violence psychologique que je subissais au quotidien m'avait poussé à effectuer une sorte de transfert pour ne pas être la seule à être malheureuse.
Elle m'a à nouveau serré dans ses bras puis a parlé à son tour. Elle ne m'en veut pas, elle me pardonne. Elle est convaincue qu'elle aurait également très mal réagi si son ex s'était mis en couple avec une amie à elle et elle m'a assuré qu'il ne s'était rien passé entre Ex-Homme et elle pendant qu'il était avec moi mais là, je m'en doutais car Ex-Homme est droit.
Elle m'a assuré que s'il fallait choisir un camp entre C&T et moi, le camp était tout choisi, que quels que soient les termes que j'ai utilisés pour la qualifier, cela glissait sur elle et qu'elle refuserait de lire les mails s'il lui montrait car il s'agit de correspondance privée.
Elle a répété que Ex-Homme et elle sont là pour moi si besoin, en toutes circonstances et qu'elle respecte profondément l'amitié que j'entretiens avec lui tout comme elle sait que lui tient beaucoup à moi.
J'ai battu ma coulpe et j'ai retrouvé mes amis, quel bonheur.
Avant de partir, elle m'a annoncé qu'elle attend un heureux événement mais à vrai dire, c'est moi qui lui en ai parlé car je l'avais deviné quand elle est entrée, à son apparence, à sa sérénité aussi (pourtant cela date de quelques semaines mais je sais pas, je l'ai ressenti, c'est inexplicable), et en plus j'avais fait un rêve dans la nuit du 17 au 18 décembre (je note mes rêves pour en parler pendant mes séances de thérapie) où elle était allongée sur le canapé chez Ex-Homme et se caressait le ventre comme le font les femmes enceintes. La grossesse est arrivée juste un peu plus d'un mois après qu'ils se soient mis ensemble mais elle est désirée par eux deux et connaissant Ex-Homme, il n'aurait jamais à la légère sur un tel sujet donc je suis convaincue qu'il s'agit effectivement d'un projet commun.
Sur le moment je n'ai pas su exprimer les félicitations de rigueur. Je les ai appelés ensuite un peu plus tard dans la soirée pour le faire...
Après toutes ces pérégrinations de la journée, je suis allée me coucher et pour la première fois depuis des semaines, j'ai bien dormi...
La suite de cette semaine très vite... Non ce n'est pas fini, la première semaine de l'année 2009 s'annonce définitivement comme la plus pourrie de mon existence.
(si quelqu'un peut m'expliquer comment je fais pour ajouter un peu de musique ici, je suis preneuse !)
jeudi 8 janvier 2009
LA SEMAINE LA PLUS LONGUE... 2/4
Suite de l'épisode précédent...
LUNDI 5 JANVIER 2009
Le dimanche soir C&T et moi confirmons oralement la séparation et décidons de cohabiter en bonne intelligence jusqu'à ce qu'il récupère les clés de son appartement, le mardi suivant, ce qui nous fait deux jours encore à nous supporter.
Après avoir dû supporter son humour plus que lourd le dimanche soir - du genre "ah bé c'est pas ce soir qu'on va s'envoyer en l'air" et n'avoir pas fermé l'oeil de la nuit de crainte qu'il ne me touche, je pars certes vaseuse au boulot, mais tellement libérée... D'ailleurs mes collègues me trouvent "épanouie" ! C'est vrai que ces dernières semaines, j'étais arrivée plusieurs fois avec les yeux bouffis par les restes de larmes dès le matin...
Echanges des voeux avec les collègues et reprise à un rythme d'enfer...
Le midi comme d'habitude je rentre déjeuner chez moi, car je dois m'occuper des chiens.
C&T m'envoie un sms juste avant que je n'arrive à la maison me demandant de lui confirmer que je rentre. Je suis en voiture donc je ne réponds pas. J'arrive chez moi, j'ouvre la porte et il est là. Tiens, il a planqué sa voiture et a voulu faire diversion avec son sms de merde.
Déjà j'ai envie de vomir et je tremble mais je dissimule mon malaise. Il veut discuter.
Pendant cinq minutes il s'excuse de son comportement tout au long de notre histoire, il se dédouane en quelque sorte, se décharge presque de toute responsabilité.
Puis il prêche le faux pour avoir le vrai et souhaite savoir si j'ai parlé de notre relation à des personnes extérieures. Evidemment, lui réponds-je, j'ai partagé mes états d'âme avec mes amis, certes ils sont loin géographiquement mais de très bonne écoute et de bon conseil (eux !).
Il commence à me citer des noms, des pseudos d'amis "virtuels", des termes - peu élogieux je reconnais - que j'ai utilisés pour parler de lui, il évoque le nouveau blog, il évoque G*julie...
Il m'avoue qu'il a pénétré dans mon ordinateur et a pris connaissance de toute ma correspondance privée, illégalement bien entendu. Je suppute qu'il a fait appel à un pro pour "craquer" mes mots de passe, considérant qu'il est archi-nul en informatique, il ne savait même pas comment éteindre le PC ! Il a tout imprimé et va se rendre illico chez son avocate pour voir quelle action il peut intenter contre moi tant mes propos à son égard auraient été insultants (difficile de lire la réalité en direct).
Et là, il prend son portable, appuie sur une touche et m'indique qu'il a enregistré notre conversation et qu'elle s'ajoutera aux mails sur le bureau de son avocate.
Je reste stoïque malgré la trouille et la colère. Je l'informe qu'il doit prendre ses dispositions pour être parti ce soir, que je ne veux plus de lui chez moi.
ll me demande si je peux lui répéter en face ce que j'ai écrit. Je m'approche, le regarde dans les yeux et lui confirme : "tu es un gros porc et un connard". Je tourne les talons et lui demande d'être parti ce soir. Je n'ai jamais senti autant de violence en moi, je m'effraie moi-même et réalise à quel point il aurait été dangereux de poursuivre sur cette voie, les dommages collatéraux auraient vraiment pu être dramatiques. Il me répond qu'il ne partira pas avant d'avoir récupéré les clés de son nouvel appart et qu'afin d'éviter que je ne change la serrure dans l'après-midi, il n'allait pas bouger de chez moi.
Je retourne au bureau sans même avoir déjeuné et vais me renseigner auprès d'un commandant de police avec lequel je prends le café tous les matins - là où je bosse est installée une délégation de la Police. Il me recommande de me rendre illico à la gendarmerie dont dépend mon domicile et de déposer une main courante.
Je m'y rends donc, paniquée et en larmes. Je suis reçue par un officier très compréhensif. Il constate que je suis terrorisée. Il me rassure tout d'abord sur le fait que C&T n'a aucun moyen juridique de m'attaquer, les mails ayant été obtenus illégalement par une violation de ma vie privée, et l'enregistrement n'étant absolument pas exploitable dans le cadre d'une procédure judiciaire.
Il me recommande de rentrer et de rappeler la Gendarmerie si jamais C&T ne veut pas quitter mon domicile. Le bail étant à mon seul nom, c'est mon droit le plus légal de le foutre dehors ! Il me donne également les coordonnées d'un serrurier qui pourra intervenir le jour même.
Il pense que l'intimidation s'arrêtera d'elle-même quand C&T constatera que j'ai décidé d'utiliser les grands moyens pour me protéger. En effet, C&T a beaucoup plus à perdre que moi dans cette affaire. Je le cite, "j'ai un boulot administratif pas fatiguant" (je n'avais par exemple pas le droit d'exprimer un état de fatigue le soir sous peine de me voir rabaissée dans mon statut de simple employée sans aucune responsabilité et devant un écran toute la sainte journée) alors que lui est chef d'entreprise. Il lui serait préjudiciable d'avoir des démêlés avec les forces de l'ordre, il est paraît-il relativement simple d'obtenir une interdiction d'exercer une activité de gérance... Moi je ne suis rien (ce n'est heureusement pas ce que je pense mais là encore je vous le dis tel qu'il l'a parfois exprimé, pas en ces termes mais c'est ce que ses paroles signifiaient), donc forcément les enjeux sont moindres.
De retour chez moi, il n'y est pas. Je passe un ou deux coups de fil et malheureusement, il se pointe.
Il ne croyait pas si bien dire ! Je suis sortie, j'ai appelé et cinq minutes après, deux gendarmes frappaient à ma porte.
Il a d'abord prétendu qu'il attendait un appel de son avocate pour qu'elle lui confirme que du fait qu'il payait le loyer, il pouvait rester (décidément, il a de l'argent à jeter par la fenêtre à payer une avocate qui le conseille aussi mal !). Il a commencé à me provoquer mais je n'ai pas répondu, les gendarmes ont constaté d'eux-mêmes que le climat était délétère.
Il m'a demandé de lui faire lire le procès-verbal de mon audition du jour, je me suis exécutée.
Devant son refus d'obtempérer, les gendarmes ont fini par hausser un peu la voix et là, il a rassemblé quelques affaires et a fini par les suivre. Avant son départ et devant les gendarmes, j'ai demandé à récupérer la clé de l'appartement que je lui avais donnée. Il me l'a rendue, il n'avait pas vraiment le choix. Nous prendrons rendez-vous pour qu'il récupère le reste de ses effets personnels.
Mais tout de même, face à tant de perversion et de mesquinerie, émettant la possibilité qu'il ait fait un double de sa clé, le soir-même, j'ai fait changer ma serrure...
Mais la soirée n'était pas encore terminée...
mercredi 7 janvier 2009
LA SEMAINE LA PLUS LONGUE... 1/4
TEXTE ECRIT LE DIMANCHE 4 JANVIER 2009
Hier j'ai été prise d'une illumination soudaine ! Mes yeux se sont soudainement ouverts, j'ai recouvré la vue à la vitesse grand V. Je vais vous épargner le récit de l'ignominie de l'attitude de Cher & Tendre qui a déclenché cette violente prise de conscience...
Celles et ceux qui m'ont suivie ici - j'en ai eu assez de la colocation même si mon hébergeur était fort sympathique - connaissent déjà un peu la teneur de ma relation houleuse avec C&T : "je t'aime, je te quitte", de disputes en réconciliations, deux mois épuisants et déstabilisants, mais j'ai voulu y croire... Encore.
Puis hier matin, la provocation de trop. Je suis d'abord partie, j'ai pleuré. J'ai parlé avec mes amis proches, tous ont été unanimes : il est malsain, dangereux, il me faut vite le faire sortir de mon appartement mais aussi de ma vie, quitte à employer les grands moyens.
Ma meilleure amie a ajouté à juste titre : un homme qui prétend t'aimer ne peut pas te menacer de te quitter sous prétexte que tu traverses une phase dépressive. Un couple solide doit être capable de partager les bons et les mauvais moments.
Il a trouvé un appartement, normalement il s'y installe demain, mais je sens la cou*lle dans le potage et mon intuition me trompe rarement ! En attendant, je l'ignore, je n'ouvre pas la bouche pour ne pas réveiller la bête et provoquer le conflit. Il ne s'agit plus aujourd'hui de tenter de sauver notre amour en s'installant chacun chez soi, non. Il s'agit de sauver mon amour-propre, ma vie.
Etrangement, depuis que j'ai pris cette décision, je me sens vraiment super bien !!
Ce matin, alors que je lisais un magazine féminin, je tombe sur un petit encart consacré aux p*rvers narcis*iques et là, un lien vers ce blog d'utilité publique.
J'ai parcouru très vite ce site de bout en bout, il est découpé en 20 "leçons" très concises mais tellement précises. Je l'ai reconnu, lui. J'ai tout mis bout à bout, reconstitué notre rencontre, et l'évidence est apparue : j'ai été confrontée à un m*nipulateur p*rvers.
Morceaux choisis de ce site, vous allez comprendre, mais je vous invite à lire le tout, c'est absolument passionnant :
Ils représentent 3 % de la population et détruisent 90 % de leur entourage. Eux, ce sont les m*nipulateurs p*rvers. [...] repasser en revue les mécanismes récurrents de m*nipulation p*rverse. Prenons comme postulat [si vous le permettez] que ELLE est la victime et LUI, le m*nipulateur p*rvers :
ELLE est pleine de vie… avec toutefois une propension à la culpabilité, à la dépendance et au manque de confiance en soi.
IL la repère, l’approche et la séduit sous des apparences trompeuses.
ELLE pense avoir rencontré l’homme idéal et accorde progressivement sa confiance.
IL attend qu’elle s’engage dans la relation et dévoile alors son vrai visage.
ELLE découvre un homme froid, distant, méprisant et sarcastique.
IL alterne les attaques et les marques de gentillesse, de manière à la déstabiliser.
ELLE perd progressivement tout repère, tout esprit critique.
IL renforce sa domination en jouant le rôle de victime et en rejetant systématiquement la faute sur elle.
ELLE doute de ses perceptions et s’englue petit à petit dans la culpabilité.
IL évite de s’apitoyer en la chosifiant, en la traitant comme un objet.
ELLE s’affaiblit, s’enlise dans la dépendance et finit par perdre toute estime de soi.
IL continue [en public] à jouer le rôle du bon gars, celui qu’on apprécie pour sa discrétion, sa gentillesse et sa serviabilité.
Les trois clés de la m*nipulation p*rverse ? Facile ! Le doute, la peur et la culpabilité […]
A ce propos, insistons sur le fait que, dans tous les cas de figure, c’est la victime qui prend l’initiative de la rupture. Jamais l’inverse. Tout simplement parce que [en bon vampire affectif] le m*nipulateur p*rvers a besoin de sa dose d’énergie vitale. Mais aussi parce que l’avantage d’être quitté, c’est qu’on s’attire la sympathie et le soutien de son entourage. Pour réussir à se débarrasser définitivement d’un m*nipulateur p*rvers, il faut faire preuve de ténacité, se montrer forte, intransigeante et insensible. Et, croyez-moi, il en faut des tentatives de rupture pour y parvenir […]
Voilà où j'en suis, à la rupture. Il l'avait déjà évoquée une fois mais est bien entendue revenue sur sa décision, nous avons cédé à une pulsion physique qui nous a donné l'illusion d'une complicité retrouvée.
Je le quitte, il va se faire passer pour la victime, soit...
Je vais retrouver ma liberté, mon territoire, ma dignité et surtout, mon estime de moi-même. Je n'aurai plus peur, plus peur du conflit, plus peur de la violence, plus peur des mots.
Le relent de dépression qui avait surgi depuis un mois, dès le premier jour où il s'est installé chez moi, semble définitivement envolé grâce à cette décision. Au fond, totalement stupéfaite par le pouvoir de mon inconscient (d'où le nom choisi pour ce site), ce mal-être n'est-il pas apparu comme une alerte, une mise en garde contre la déviance de cet homme ?
Malheureusement, l'histoire ne s'arrête pas là et la perversion se révèlera à son apogée le lendemain...