Les devises

"On ne naît pas femme, on le devient"
"Ce qui ne nous tue pas nous rend plus forts"

lundi 30 novembre 2009

EN PASSANT...

Désolée pour la longue, longue, longue absence et merci à ceux qui continuent d'avoir une petite pensée pour moi et qui passent ici de temps en temps...

Tout va bien, très bien même. La fin d'année approche à vitesse grand V et je n'aurais jamais pensé qu'elle puisse se terminer aussi joliment tant elle avait mal commencé.

Que s'est-il passé durant tout ce temps ?

J'ai enfin décroché le Saint-Gra*l, je veux dire par là un poste en CDI. Ma disponibilité et ma patience ont été récompensées puisque j'ai été embauchée par l'a*roport pour lequel j'ai effectué de multiples missions.

Certes il ne s'agit pas du poste de mes rêves mais au vu du contexte économique et aussi des évolutions de ma vie privée, j'ai naturellement revu mes ambitions à la baisse et j'ai privilégié la stabilité. Et finalement, ce poste me convient bien, d'autant que j'ai la chance d'être supervisée par deux collègues qui me laissent une totale autonomie d'actions et qui en plus savent me remercier pour le travail bien fait, et Dieu sait si la reconnaissance, même verbale, est rare en ce bas monde...

Je suis arrivée au bout de deux ans et demi de précarité et psychologiquement, je me suis renforcée, la stabilité m'apporte la tranquillité.

Puis Mon Homme et moi, qui ne nous sommes pas quittés un seul jour depuis notre rencontre il y a six mois, avons lâché nos appartements respectifs début octobre pour aménager officiellement ensemble dans un charmant nid d'amour que nous avons choisi ensemble, plus grand, plus lumineux, et surtout idéalement situé par rapport à nos lieux de travail, ce qui nous enlève une bonne dose de stress !

L'harmonie règne toujours entre nous. Je ne me reconnais plus vraiment et j'aime cette S*ndrine que je découvre, celle qui ne peut pas se passer de son Homme alors qu'avant elle avait tendance à étouffer dans la vie à deux, celle qui est de plus en plus amoureuse chaque jour, celle qui a des envies d'engagement officiel et aussi d'enfant(s ?). Mais nous restons raisonnables et réalistes, nous prenons notre temps, refusons de brûler les étapes. Nous avons envie de profiter d'abord de la vie à deux, de nous faire plaisir en décorant notre nouvelle maison, en partant en week-ends, en cocoonant à deux... Chaque chose en son temps !

J'ai l'impression d'avoir atteint une certaine sérénité et je prends la vie comme elle vient, simplement mais intensément.

dimanche 16 août 2009

HOLIDAY... THE END !

C'est la fin des vacances...

Demain, retour à l'a*roport pour deux semaines - sans doute plus, avec des souvenirs merveilleux plein la tête...

... les retrouvailles avec mon neveu toujours aussi coquin,


... un amoureux qui a séduit toute ma famille et qui me comble un peu plus chaque jour,


... une semaine géniale avec la famille italienne chez mon amoureux,


Et maintenant, retour à la réalité...

... un dossier de demande d'appartement à monter afin de trouver un nid pour abriter notre amour,

... une recherche d'emploi à réactiver avec un contact à confirmer la semaine prochaine...

Et le week-end prochain, nouvelle escapade à Gênes pour un mariage !

Décidément, ma vie depuis presque trois mois ressemble à un véritable feu d'artifice !

vendredi 31 juillet 2009

HOLIDAY... CELEBRATE...

Voilà le début des vacances après une petite semaine de travail pour moi et une longue année de labeur pour Mon Homme...

Après ces trois dernières semaines riches en sorties et surtout festivals musicaux estivaux - pas moins de 9 concerts - nous nous apprêtons à gagner la région C*ntre pendant une semaine pour rendre visite à ma famille et donc effectuer les présentations officielles de Mon Homme à celle-ci.

Je n'ai aucune appréhension ! Ce midi encore nous avons déjeuné en compagnie de deux amies qui ne le connaissaient pas et ensuite, en aparté, elles ont été dithyrambique à son égard.

Pas le temps pour écrire davantage, les valises vides n'attendent que de se remplir...

Bonnes vacances à vous tous et même si pas de voyage ou de départ, pensez à vous dépayser de temps à autre dans vos esprits, c'est tout de même efficace (et gratuit !)...

lundi 20 juillet 2009

RENCONTRE AVEC MAMI*A...

Pour le grand week-end du 14 juillet Mon Homme et moi sommes partis direction l'Italie, pour voir sa famille et donc officialiser notre couple et permettre à ses proches de mettre un visage sur mon nom.

Pendant quatre jours j'ai été baignée d'amour, couverte d'attentions, de baisers, de chaleureuses accolades, le tout sous le regard radieux et apaisant de Mon Homme.

J'ai rencontré Mami*a, surnommée ainsi du fait de sa petite taille, la soeur, le neveu de Mon Homme, ainsi que des cousins, cousines, oncles et tantes. Mon Homme ayant perdu son papa voilà un an et demi, je n'en ai vu que des photos.

Aujourd'hui je comprends encore mieux pourquoi Mon Homme est tel qu'il est, avec ce coeur énorme, cette simplicité rassurante, cette présence complaisante et déterminée. Je mesure un peu plus la chance immense qui m'a été donnée de le trouver sur ma route et cette porte qui s'ouvre vers cette nouvelle "famille".

J'ai pleuré au moment de partir, je n'avais plus envie de rentrer, je me sentais chez moi. Mami*a m'a offert en quatre jours bien plus de tendresse que ma propre mère dans toute sa vie. Ce plein d'amour m'a émue aux larmes, que je n'ai pu contenir lorsque Mami*a m'a remis entre les mains un superbe présent et m'a serré très fort en me disant combien elle est pressée de me revoir.

J'ai réalisé combien dans cette vie rien n'arrive vraiment par hasard. Quand ma grande soeur a décidé de s'expatrier en Angleterre voilà une quinzaine d'années, pour ma part j'ai indiqué à mes proches que si je devais à mon tour faire ce choix de m'acoquiner à une autre culture, ce serait sans hésiter pour l'Italie.

J'adore cette chaleur du coeur, ce dépaysement total alors que l'Italie est à portée de mains, juste une demi-heure de N*ce.

J'adore cette solidarité familiale, cette façon de s'embrasser, de se toucher, de se soutenir.

J'adore cette élégance affichée et revendiquée en toutes circonstances.

J'adore cette langue chantante et ensoleillée qui est bien vite remontée du tréfonds des cinq années où je l'ai étudiée, ce qui fait que j'ai pu bien comprendre et pas mal me faire comprendre.

J'adore cette cuisine méditerrannéenne aux arômes subtils préparée avec amour.

Et je suis folle amoureuse de Mon Homme, chaque réveil à ses côtés est un bonheur incommensurable.

Il a été très ému de la facilité avec laquelle je me suis adaptée et j'ai été adoptée. Cela n'avait pas été aussi facile avec son ex-femme, loin de là. Il a versé quelques larmes lui aussi en me voyant ouvrir les vannes avant le départ. Il est ravi que je me sente si bien dans ses racines, dans son "village", sa culture.

Nous avons décidé, bien sûr juste en l'évoquant et sans y prévoir aucune échéance, que si un jour nous nous marions - hé oui, l'anti-mariage a fait du chemin, y'a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis - ce sera en Italie...

... Ce à quoi Mon Homme a ajouté qu'en plus l'association de mon prénom et de son nom sonne plutôt bien à l'oreille !!


mardi 7 juillet 2009

DESESPOIRS POUR DES ESPOIRS...

Mon quotidien étant bien rempli tout en restant relativement banal et sans grande nouveauté, je n'ai pas envie de publier un billet relatant mes faits et gestes récents.

Aucune bonne nouvelle n'est venue étayer ma vie professionnelle alors je continue inlassablement à envoyer des CV et à me rappeler au bon souvenir des agences d'intérim. Malheureusement le calme qui règne déjà depuis le début de l'année sur le marché de l'emploi ne fait que s'accroître avec la belle saison qu'est l'été, où la C*te d'Az*r ne vit plus qu'au rythme des touristes.

Je me sens bien, je suis heureuse et je réalise que cet état si simple m'était jusqu'alors étranger. Mes journées se ressemblent et c'est là où j'aimerais que les choses changent bien sûr. J'aimerais pouvoir raconter mes journées de travail à Mon Homme le soir, les anecdotes et les fous rires avec les collègues, les clash et les doutes également.

Mais malgré cette insatisfaction professionnelle et cette frustation de ne pas me réaliser, de ne pas faire partager mon expérience et de ne pas connaître cette émulation intellectuelle collective que peut générer un bon job, j'ai le sourire et surtout, surtout... je n'ai pas peur de l'avenir et surtout, surtout... je ne cogite pas, mon cerveau est apaisé, je ne tergiverse pas en permanence, du coup j'ai même retrouvé le sommeil !

Je suis convaincue que cette situation va évoluer et que ce n'est qu'une question de temps. J'ai confiance en moi, en mon parcours, en mes compétences et je sais qu'un employeur finira par les reconnaître.

Ce qui a changé ? Depuis six semaines je suis accompagnée dans mon quotidien par un homme qui parvient petit à petit à faire voler en éclats certaines idées reçues, certaines certitudes que j'entretenais vis-à-vis de moi. Le tout sans violence, ni manipulation, juste en étant lui-même.

Depuis six semaines nous nous comportons comme un couple "traditionnel", nous retrouvant chez l'un ou chez l'autre chaque soir, dormant ensemble chaque nuit, partageant nos week-ends parfois seuls, parfois avec ses amis ou les miens et bientôt avec sa famille puis la mienne.

Depuis six semaines j'ai beau chercher quelque chose qui cloche, je ne trouve rien.

Depuis six semaines il me manque cruellement dès qu'il n'est pas avec moi, que ce soit lorsqu'il part en déplacement pour plusieurs jours ou lorsqu'il part le matin au bureau tout en sachant qu'il va rentrer dans quelques heures.

Depuis six semaines je ne ressens plus le besoin de m'enfermer dans ma bulle, de m'isoler, de passer une soirée seule chez moi à bouquiner ou à mâter des séries. Au contraire je n'envisage pas un jour ou une soirée sans lui.

Je n'ai plus peur de vivre une histoire "simple" qui ne soit pas faite de passion, d'interdit, d'inaccessibilité.

Je n'ai plus peur de la routine, du quotidien, au contraire je m'y sens très bien, rassurée.

Je prends plaisir à profiter du temps libre lié au chômage pour préparer de bons petits plats, rendre nos intérieurs plus agréables à vivre, préparer de petites surprises... Tout ce qui jusqu'à maintenant ne me venait pas naturellement et même me pesait. Jamais je n'aurais pensé être capable de vivre aussi bien ce statut de "femme au foyer" aux petits soins pour son homme et leurs nids.

Depuis six semaines, malgré cette routine installée très rapidement, nous nous regardons avec toujours autant d'amour, nous partageons toujours autant de gestes de tendresse, de baisers, d'attentions. Rien ne s'étiole, tout se confirme et devient chaque jour plus solide, plus intense.

Tout est bien réel, sincère et au fond, je me rends compte qu'il est bien plus exaltant de vivre cette simplicité plutôt que la passion... C'est plus reposant, plus équilibrant, plus rassurant. Les rôles sont répartis à égalité, point de question de contrôle, de pouvoir, de moments, de frustations, de "est-ce que je peux l'appeler maintenant" ou de "j'ai envie de l'entendre, de le voir mais c'est impossible" ou de "encore un week-end sans lui"...

Toutes ces peines que j'ai vécues auparavant, toutes ces histoires scabreuses qui me menaient droit dans le mûr avant même qu'elles aient commencé mais vers lesquelles j'accourais, comme si je recherchais sciemment la souffrance...

Ces quelques relations moins compliquées aussi que j'ai connues mais avec des personnes qui ne me convenaient pas car soit manquant de caractère ou soit au contraire trop affirmées au risque de me réduire à néant dans le duo "couple"...

Ce parcours sentimental houleux et chargé qui m'a amené plusieurs fois à prendre mes valises et à tout quitter, pour me reconstruire ailleurs, là où les lieux sont vierges de souvenirs, là où le risque de rencontrer l'autre n'existe pas...

Aujourd'hui je crois plus que jamais au destin et au concept de la résilience développé par Boris Cyr*lnik. Je réalise que tout ce chemin a été parcouru à bon escient, juste pour m'amener à Lui, alors que j'avais plus ou moins renoncé à la vie à deux, m'envisageant célibattante avec un amant de temps en temps.

Toutes ces histoires avortées, toutes ces déceptions, toutes ces larmes, m'ont permis de me construire et surtout m'ont empêché de me lancer trop prématurément dans des responsabilités ou des engagements qui auraient freiné mon évolution personnelle.

Peut-être qu'aujourd'hui je suis enfin prête, d'où ce coup de foudre totalement inespéré pour un homme qui répond en tout à mes attentes et qui fait écho à mes propres valeurs et à ma vision du couple et de la meilleure façon pour entretenir la flamme...

Alors mon message est certes affligeant de banalité mais en gros, il confirme qu'il ne faut jamais perdre espoir...

L'amour peut survenir à tout âge, en toute cirsconstance.

Il faut juste être prêt à le recevoir et ce n'est pas forcément pas parce que nous croyons l'être que nous le sommes vraiment...



NB : De*zer a tout changé, je n'arrive plus à mettre un lecteur musical alors si quelqu'un peut m'expliquer... Je suis certes amoureux mais toujours blonde !

mercredi 1 juillet 2009

YOU ARE NOT ALONE

Vendredi 26 juin, 6h00 du matin... Je me prépare avant le départ en week-end à To*louse, dans la salle de bains.

Depuis le salon, Mon Homme m'interpelle : "Mich*el Jack*on est mort !".

Je lui demande s'il plaisante, il me répond : "non, certes il est tôt et je n'ai pas encore pris mon café mais je t'assure que c'est vrai."

Je lâche tout, je cours devant la chaine info. Face à la rétrospective et à toutes les chansons qui passent en boucle, un flot de souvenirs d'enfance et d'adolescence remontent à la surface. Les larmes me montent aux yeux.

Je réalise à quel point cet artiste a accompagné une grand part de ma vie. A 10 ans, avec ma grande soeur, nous écoutions en boucle l'album "Thr*ller" dans notre radio-cassette et dansions dans notre chambre. Je me souviens du clip génialissime de "Thr*ller" que je regardais à moitié cachée derrière mes mains, moitié effrayée et moitié fascinée.

C'est grâce à lui et à Pr*nce également que la musique funk m'est devenue indispensable et j'ai alors jeté mon dévolu sur le premier album solo, "Off the w*ll", un chef-d'oeuvre.

Depuis, pas une soirée sans Michael, pas une compilation faite maison sans au moins un titre de Michael, la veille du départ à Toulo*se encore, en gravant un CD pour la voiture, j'ai choisi deux morceaux de Michael, alors même qu'il était en train de rendre l'âme.

Ensuite évidemment il y eu les dérives, les polémiques, le mal être, la déchéance physique. Je ne porte aucun jugement et personne ne devrait se le permettre. Je veux retenir l'immense artiste, le génial danseur, l'éternel enfant maltraité et ridiculisé par un père tyrannique qui battait ses petits prodiges à coups de ceinture pour qu'ils travaillent davantage.

Même si j'ai passé un excellent week-end par ailleurs, parce que nous avons fait un peu de tourisme, un peu de soldes et que j'ai revu ma meilleure amie et sa famille et qu'il s'agissait du premier week-end en "extérieur" avec Mon Homme, cet événement a fait remonter une certaine mélancolie et j'ai pris conscience de l'ampleur de l'oeuvre du chanteur et de la place qu'il occupait dans mes souvenirs.

Je n'oublierai jamais ce que je faisais et où je me trouvais ce 26 juin 2009, lorsque j'ai appris le décès de Micha*l Jack*on... Et quand je constate la tristesse que m'a procuré cette disparition, je me demande comment je réagirai le jour où c'est Pr*nce qui partira...


mercredi 17 juin 2009

VOUS SAVEZ QUOI ?

... Je suis HEUREUSE, tout simplement.

Certes, je ne parviens toujours pas à attirer l'attention d'un employeur local, même si j'ai eu quand même eu une touche voilà quelques jours pour un poste à C*nnes, la personne doit me rappeler en début de semaine prochaine pour convenir d'une date d'entretien.

Malgré cela je désespère quelque peu de trouver un poste avant l'été où, si les années se suivent et se ressemblent mais là, faut bien le dire, elles ne se ressemblent pas vraiment, toute l'activité économique et professionnelle se calme.

Certes, mon agence d'intérim multiplie les boulettes et a encore oublié de me verser toutes les indemnités de fin de mission, tout comme au mois de février. Je me suis rappelée à leur bon souvenir et ai signalé à mon employeur qui la sollicite, à savoir l'a*roport, que le professionnalisme de cette agence laisse sérieusement à désirer.

Certes, je dois toujours être très prudente au niveau financier, les mois sont désormais davantage dans le rouge que dans le bleu. Ceci dit j'ai écrit à mon conseiller bancaire pour lui exposer ma situation et il m'a rassuré sur le fait que même si ce n'est pas la panacée, ce n'est pas la banqueroute non plus.

Certes depuis dimanche je souffre d'un lumbago aigü dont j'ai du mal à me relever. A vrai dire j'ai l'impression que le docteur de SOS M*decins qui est venu dimanche m'a filé un traitement bien léger qui, au lieu de me soulager du dos, me détraque le ventre et me rend apathique et somnolente toute la journée.

La semaine prochaine mon Homme et moi nous rendrons chez un osthéo qui nous a été recommandé par une de ses amies.

Certes ma copine italienne ne me parle plus depuis cette soirée qu'elle avait organisée et durant laquelle j'ai été frappée par l'amour, alors même qu'elle avait insisté pour me présenter cet ami. Mais pour lui donner quelques circonstances atténuantes, je sais que ces derniers jours elle a déménagé donc elle avait sans doute d'autres chats à fouetter. Enfin tout de même, elle me manque grave.

Mais malgré ces quelques déconvenues...

Je traverse désormais ces petites galères avec mon Homme que j'aime un peu plus chaque jour et qui me le rend fort bien. Nous n'avons passé que deux nuits séparés depuis notre coup de foudre d'il y a un peu plus de trois semaines et donc nous faisons les aller-retours chez l'un et chez l'autre. Tout se passe naturellement, chacun est à égalité dans la relation, pas de dominant ni de dominé, pas de frustré ni de gêné, nous parlons de tout, librement, chacun exprime ses différences, son caractère, dans une ambiance décontractée et sereine.

Le week-end dernier j'ai laissé mon Homme à la maison et je suis montée à P*ris pour le mariage d'une vieille amie que j'ai retrouvée après quatre ans sans nous voir. J'ai également revu d'anciens collègues de boulot et j'ai passé un excellent week-end malgré le choc thermique que j'ai subi entre mon S*d ensoleillé et la capitale froide et pluvieuse, moi qui n'avais pris que des pieds-nus pour me chausser.

Lors de ce mariage, alors que nous sortions de la Mairie et que le parvis était bondé du fait de plusieurs cérémonies qui se succédaient ce jour-là, j'ai même aperçu un couple d'amis que j'avais perdu de vue depuis une dizaine d'années, nous avons pu échanger quelques mots, surpris par cette coïncidence des plus troublantes.

Le dernier week-end de juin nous nous rendrons, en amoureux cette fois, à T*ulouse pour le parrainage civil du second fils de ma meilleure amie. Je n'avais pas vraiment prévu d'y aller, faute d'argent, mais mon Homme a insisté pour que nous soyions présents, comprenant que j'en avais très envie et que c'était important pour moi de retrouver mes "racines" amicales et mon filleul aussi.

Puis en juillet nous programmons un week-end en Italie, pour rendre visite à sa mère, sa soeur et son neveu, entre autres...

Bien perchée sur mon nuage tout en gardant les pieds bien sur Terre, j'ai trouvé la position idéale pour faire du quotidien une succession de petits bonheurs !


mardi 2 juin 2009

COUP DE FOUDRE A... LA OU JE VIS !

Mardi 26 mai :

Je suis invitée à un dîner par mon amie italienne. Quelques autres convives sont de la partie, dont un homme dont elle m'a déjà parlé en m'indiquant que nous avions beaucoup de points communs.

Je suis encore légèrement en proie à la grosse crise existentielle survenue le week-end précédent, même si je vais quand même mieux.

Je franchis la porte de chez elle, je suis l'avant-dernière.

Je Le trouve avec une poche de glace sur le crâne. Il se trouve qu'en arrivant et en enlevant ses chaussures, il s'est relevé sans prendre garde à l'angle de la porte métallique légèrement entrouverte du compteur électrique. Il s'est sévèrement cogné et a un peu saigné.

Si ça ce n'est pas un signe de la Flèche de Cupidon qui l'a atteinte non pas dans son coeur mais dans son âme...

Je L'ai vu, je L'ai reconnu sans même l'avoir déjà rencontré, je suis allée vers Lui et me suis occupée de maintenir la glace sur sa tête, tout naturellement.

Assis l'un à côté de l'autre, toute la soirée, à nous dévorer des yeux et à manger les mots de l'autre, nous étions seuls au monde.

A la fin de la soirée, je L'ai raccompagné à sa voiture, nous avons échangé les numéros et à peine chez moi je recevais un sms m'indiquant qu'il avait envie de me revoir, rapidement.

Enfin un homme qui prend des initiatives et qui ne suscite aucune attente ni inquiétude, j'aime...

Nous avons dîné ensemble jeudi soir et vendredi soir nous nous sommes retrouvés pour ne plus nous lâcher de tout le week-end. Vendredi soir nous avons participé à un barbecue chez des amis à lui et là encore, je me sentais vraiment à ma place, à l'aise, comme si eux aussi je les connaissais depuis des lustres.

Je n'ai rien remarqué d'étrange, rien qui m'ait dérangé.

Je n'ai à aucun moment eu envie de me mettre "dans ma bulle", moi qui ai tant besoin de ma solitude.

La chance a continué d'opérer ici et là : rentrer d'une promenade juste avant la pluie, déjeuner au restaurant et oublier de nous faire facturer les desserts, aller au supermarché un samedi et trouver une caisse vide.

Nous avons eu du mal à nous quitter ce matin, alors qu'il partait pour deux jours à Paris pour son travail.

Il me manque atrocement, même s'il est toujours très présent - merci la technologie.

Nous nous retrouvons jeudi soir et ensuite il sera en week-end vendredi midi, nous savourerons cet après-midi ensemble car ensuite samedi matin je prends l'avion direction la capitale pour fêter tout le week-end le mariage d'une grande amie...

... Amie qui était une collègue de travail lors de mes années parisiennes, une femme humble et généreuse, qui a été bien plus présente que ma propre mère lorsque j'ai été au plus mal.

Quand elle m'a appris il y a quelques mois qu'elle allait officialiser avec son compagnon de longue date, j'ai espéré pouvoir m'y rendre mais au vu de ma situation financière inquiétante, il y a quelques semaines je lui ai définitivement fait part de ma réponse négative quant à l'invitation.

Et samedi soir, ce samedi soir où j'étais si mal, elle m'appelle pour m'informer qu'elle m'a pris un billet d'avion et qu'elle m'attend, qu'elle n'envisage pas ce mariage sans ma présence.

J'en ai pleuré de bonheur, touchée en plein coeur, je n'aurais jamais pensé que je le serai à nouveau trois jours plus tard avec ce magnifique représentant de l'Italie qui me comble d'amour et d'attentions.

Je ne me pose aucune question, je n'ai plus peur, je fonce, je vis, je savoure...

Ne me reste plus qu'à confirmer l'opportunité professionnelle évoquée encore une fois ce matin avec l'agent immobilier de mon quartier pour revenir au top...

samedi 23 mai 2009

LE BONHEUR DES UNS...

Depuis un peu plus d'une semaine je ne me sens plus du tout en phase avec le monde qui m'entoure.

J'accumule les déceptions, les déconvenues, les désillusions.

Je m'enferme peu à peu dans un marasme dont j'ai du mal à me délivrer.

N'en déplaisent à celles et ceux qui depuis un certain temps en avaient presqu'assez de me voir heureuse, réjouissez-vous, peut-être que la dépression se rappelle à mon bon souvenir. Réjouissez-vous de mon malheur...

J'ai tout donné, tout fait pour satisfaire mes proches, pour répondre à leurs attentes.

Aujourd'hui, ils semblent ne pas réaliser ce qui est important pour moi et prennent ceci par dessus la jambe, pensant que je vais tout laisser passer, tout pardonner.

Non.

Il en est certain(e)s que je ne reconnais plus.

Il en est certain(e)s qui ne me feraient pas plus de mal en m'enfonçant un poignard dans le coeur et encore, je crois que je préfèrerais car au moins je saurais pourquoi je saigne.

Je n'arrive même plus à aller courir, je cumule les nuits blanches, j'ai du mal à m'alimenter, je maigris, j'enchaîne les crises de migraine.

Je dois absolument me ressaisir.

Seule, coute que coute, avec fierté il faut que je relève la tête, comme je l'ai toujours fait.

De toute façon à part une personne qui m'apporte énormément en ce moment par sa présence et son écoute, elle se reconnaîtra, je ne compte plus sur PERSONNE.


dimanche 10 mai 2009

JOLI MOIS DE MAI...


... qui commence sur les chapeaux de roue !


Acte 1 : un petit monstre tout plein de poils en pension chez moi a englouti une quiche saumon-tomates et un plat de pâtes au gratin que j'avais cuisinés avec amour le week-end dernier, espérant ainsi pourvoir à mes repas pour les trois jours à venir.

Résultat : une garde finalement faite pour la gloire étant donné que j'ai perdu trois jours de nourriture et qu'en plus j'ai dû racheter un plat à gratin et un moule à quiche.

Morale de l'histoire : ne sous-estime jamais le pouvoir de séduction d'un plat de pâtes au gratin sur un toutou que j'aurais cru incapable d'atteindre le plan de travail de ma cuisine mais qui, sous le joug de la gourmandise, est parvenu à atteindre sa cible.
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Acte 2 : en milieu de semaine j'ai rendu service à une "connaissance" qui avait besoin d'une plume alerte pour un boulot de création d'un mailing. Il s'agit de broder autour d'un synopsis fourni par le client pour vendre un produit ou service bien précis. Au fait de mes capacités rédactionnelles et aussi de mes difficultés financières du moment, cette "connaissance" m'a contacté et m'a proposé de tenter une collaboration qui pourrait se renouveler si le résultat s'avérait lui convenir.

J'ai beaucoup douté quant à ma capacité à la "créativité" et à écrire sur un sujet que je ne maîtrise pas. Mais je n'avais rien à perdre à tenter le coup, bien au contraire, alors j'ai donné mon accord.

Résultat : cinq heures de travail pour rédiger quatre pages à la sauce market*ng, langage que je ne pratique pas habituellement mais la "connaissance" m'avait envoyé quelques exemples sur lesquels m'appuyer.

Morale de l'histoire : Toujours croire en sa capacité à se surprendre. Ne jamais négliger le moindre potentiel que, sous prétexte que nous ne l'avons pas exploité, nous pensons inexistant. Visiblement mon travail a donné satisfaction puisque ce week-end je me suis retrouvée avec un second mailing à créer, avec cette fois minimum 8 pages à rendre !
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Acte 3 : le dernier entretien dans le cadre du bilan de compétences a eu lieu jeudi et je suis ravie d'avoir enfin terminé cette étape. La conseillère commençait sérieusement à me courir sur le haricot à toujours chercher à me décourager dans mes projets. J'ai eu du mal à lui faire comprendre que ma reconversion ne visait pas nécessairement de multiplier mon salaire mais que je souhaitais avant tout m'orienter vers une profession que j'aimerais et qui répondra à mes aspirations profondes.

Résultat : elle rédige la synthèse et nous nous reverrons dans quelques semaines pour qu'elle me la remette. Je ne pense pas en apprendre grand-chose puisque tout a été dit pendant les entretiens.

Morale de l'histoire : Ne pas se laisser polluer ni influencer par les avis extérieurs décourageants ou négatifs. Défendre ses convictions et foncer vers ses objectifs la tête haute, avec courage et détermination.
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Acte 4 : jeudi encore mon dernier employeur, à savoir l'A*roport, m'a contacté à nouveau pour un court remplacement à effectuer en intérim, pendant deux semaines, à la Direction. Il s'agit de commencer demain. Financièrement cela ne m'apportera pas davantage, puisque de toute façon je ne vais travailler que deux semaines et que les Ass*dic complèteront par les indemnités sur le reste du mois et que donc je ne gagnerai pas plus que ce qu'ils me versent habituellement.

Résultat : j'ai accepté. J'ai envie de retrouver l'émulation du travail, l'ambiance. Je n'arrive pas en terrain inconnu et je vais retrouver des personnes que j'apprécie beaucoup et même des copines. Ce choix est aussi stratégique : l'A*roport fait régulièrement appel à moi depuis la fin de ma dernière mission, ce qui prouve qu'il reconnait mes compétences professionnelles. J'ai déjà refusé un poste car il ne me convenait pas, là, s'agissant d'une mission courte, même si le poste ne me convient pas davantage, il s'agit de rendre service.

Morale de l'histoire : quels que soient les griefs intervenus dans la relation professionnelle, faire en sorte de toujours garder de bonnes relations avec les anciens employeurs. On ne sait jamais de quoi l'avenir sera fait et quand l'heure de la reprise aura sonné, peut-être alors qu'une opportunité professionnelle à long terme s'offrira à moi, l'employeur connaissant déjà mon professionnalisme, ma fiabilité et ma disponibilité.
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Acte 5 : jeudi toujours - décidément quelle journée !! Monsieur m'appelle à l'heure du déjeuner. Il est en congés jeudi et vendredi. Il m'annonce brièvement son emploi du temps du jeudi, alors même que je ne lui demande rien. Puis il me dit qu'il aimerait bien que je vienne dormir chez lui le soir-même. Depuis notre rapprochement qui date maintenant de quatre mois, c'est la première fois qu'il me fait cette proposition.

Résultat : j'ai suivi mon coeur, je n'ai pas hésité une seconde. Les réticences dont j'étais la proie voilà encore quelques semaines sont tombées. Aujourd'hui, considérant notre complicité grandissante, le fait de dormir chez lui ne représentait plus vraiment un cap mais juste une formalité.

Nous avons cuisiné et dîné ensemble, nous nous sommes couchés tôt, évidemment comme je suis habituée à dormir seule j'ai eu un peu de mal à trouver le sommeil -lui aussi d'ailleurs. Le lendemain nous nous sommes levés aux aurores, il est lève-tôt tout comme moi, avons fait du sport - pour de vrai - et avons passé une bonne partie de la journée ensemble, jusqu'à ce qu'il parte jouer au squash avec une amie en fin d'après-midi.

Bien sûr nous avons discuté aussi. Il continue d'affirmer qu'il est incapable de tomber amoureux, incapable d'accorder à nouveau sa confiance à une femme... Rien de neuf sous le soleil donc !

Nous avons beaucoup ri lorsqu'il a sorti son petit carnet dans lequel il note les meilleures bourdes de ses collègues... Des dizaines de pages noircies de néologismes surprenants et d'expressions déformées ou mal utilisées. Je lui ai suggéré de tout envoyer à un éditeur pour en faire un bouquin !

Il s'est tellement imprégné de ces petites phrases cultes presque "vandammesques" que le soir il n'a rien trouvé de mieux que de me proposer, pour accompagner la viande d'agneau, du "riz balsamique". Et hop, une de plus dans le petit carnet rouge !

Morale de l'histoire : "Tout vient à point à qui sait attendre"...


samedi 2 mai 2009

VOUS PERMETTEZ, MONSIEUR...

... que je vous consacre tout un post ?

J'ai envie d'évoquer ici ma relation avec Monsieur, cela faisant un moment que je la passais sous silence.

Notre histoire est toute particulière mais tellement intéressante, voire "thérapeutique", pour lui comme pour moi.

Cela fait plusieurs semaines que nos rapports sont redevenus platoniques. Et quelque part, cela ne rend notre lien que plus pur !

Bien sûr le désir est présent, intense, d'autant que nous sommes tous deux très libres et pas du tout pudiques l'un envers l'autre, nous parlons librement de se*e, de nos fantasmes. Lorsque par hasard nos corps se frôlent il arrive que nos mains s'égarent.

Nous nous retrouvons chez lui un jour par semaine, lorsqu'il est de repos. Nous faisons du sport, nous déjeunons en tête-à-tête, nous nous détendons au bord de la piscine si la météo le permet, sinon dans le salon, devant un film.

Nous partageons tant de confidences, il est vraiment l'homme auquel je raconte tout, auquel je déverse sans aucun fard mes joies, mes doutes, mes peines, mes questionnements. Il m'écoute sans me juger, parfois me conseille, me donne son avis, me prévient. Il ne parle jamais pour ne rien dire, chaque parole a sa portée.

Lui aussi n'hésite plus à faire tomber le masque, il se confie en toute intimité, en toute liberté, laisse parfois échapper des larmes, surtout lorsqu'il évoque son jeune frère, décédé du S*DA, lorsqu'il me fait part de ses regrets, de ce qu'il aurait aimé lui dire s'il en avait eu le temps. Désormais il ne me cache plus ses larmes, il sait que je les reçois comme des cadeaux de la part d'un homme dont j'apprécie tant la sensibilité.

Il est toujours aux petits soins pour moi, sans en faire trop pour autant, en me laissant respirer et en me remettant à ma place quand c'est nécessaire, en affirmant son caractère bien trempé. Il sollicite mon avis dans ses idées de décoration intérieure ou m'emmène avec lui choisir les fleurs pour son jardin et tient compte de mes suggestions.

Chaque semaine il évolue dans le bon sens, il guérit de l'immense souffrance que lui a causé le départ sans explication de son ex-compagne, il y a un an. Elle a cherché à le joindre la semaine dernière, après quasiment un an de silence. Il n'a pas répondu et lui a envoyé ensuite un sms lui indiquant qu'elle pouvait effacer son numéro et il l'a prié de ne plus jamais le contacter.

Depuis il est comme soulagé d'un poids, conscient d'avoir tourné une page de son existence. Il va de mieux en mieux et cette réappropriation de son estime de lui-même se lit même sur son visage. Ses traits sont moins tirés, il rit beaucoup plus, se lâche, se détend. Il me dit que je ne suis pas étrangère à ce mieux-être, que par mes analyses, par le regard que je porte sur lui et ma façon de voir à l'intérieur de lui, par le fait aussi que je n'hésite pas à lui exprimer combien je le trouve beau, dans tous les sens du terme, il reprend confiance en lui.

Il ne reste plus à son esprit qu'à retrouver la connexion avec son corps et son désir pour qu'il puisse envisager à nouveau l'amour. Pour l'instant c'est trop tôt, il est encore effrayé par l'idée de s'attacher, de s'engager.

Pour ma part, je grandis à son contact. Il m'a énormément aidé à surmonter le traumatisme engendré par ma relation avec Ex C&T. Il me fait du bien en appréciant chez moi mon esprit, mon intellect, mes capacité d'écoute et d'analyse avant mon physique.

Parfois il se dévalorise, il se demande ce que je fais avec lui, pourquoi je l'apprécie, alors qu'il n'est pas à même de me satisfaire physiquement. Je lui réponds alors que des relations basées uniquement sur le s*xe, j'en ai connu suffisamment pour savourer d'autant plus ce que je vis avec lui aujourd'hui. J'ajoute que je préfère mille fois avoir à faire à un homme qui réfléchit avec sa tête plutôt qu'avec son entrejambe et qui par là-même voit autre chose en moi qu'un objet de désir.

Il m'incite à rencontrer d'autres hommes pour peut-être tomber amoureuse et retrouver les joies d'une vie de couple. En même temps nous savons lui comme moi que nous n'avons pas envie de "nous perdre". Sans nous l'être avoués clairement, il est des signes qui ne trompent pas et qui marquent l'attachement, qui nous permettent de le matérialiser autrement que par les mots qui nous effraient.

Nous avons décidé ensemble d'organiser prochainement un barbecue chez lui afin que nous nous présentions nos amis. Cela aura lieu courant mai.

Il ne me restera alors que sa fille à rencontrer, il me la cache précieusement, ce qui me fait dire que finalement, je ne suis pas "une amie comme les autres" puisque les autres femmes qui appartiennent à son cercle amical la connaissent.

Au fond, j'ai l'impression de ne subir aucun manque avec lui, tant il m'enrichit de par ce qu'il est. Je n'ai envie de rien de plus que ce qu'il me donne, pour l'instant en tout cas, je me sens heureuse et épanouie et ce "sevrage" intime me fait le plus grand bien !

Et puis je ne me prive pas de vivre, je sors, alors évidemment je rencontre d'autres hommes, je ne me ferme pas à une rencontre mais disons que je préfère les challenges... Et quelque part Monsieur en est un !!

Comme l'a constaté ma thérapeute, j'ai une capacité d'auto-protection telle que lorsque je ne serai plus satisfaite par mon histoire avec Monsieur et que je n'aurai plus envie d'attendre ou d'espérer, je prendrai alors les décisions qui s'imposeront...

mardi 28 avril 2009

A MA GUISE...

Quelque chose a changé, je me suis libérée de poids énormes faits de souffrance, de culpabilité, de honte infondées mais qui avaient pris possession de mon moi.

Ma psy et moi avons fait le ménage de printemps et les avons dégagées sans ménagement !

Tout d'abord cet oncle mort à la naissance dont je portais le deuil tel un fardeau invisible et auquel j'ai dignement tiré ma révérence.

Puis les séances d'E*DR que nous avons pratiquées sur deux événements traumatisants de mon existence, qui m'ont permis de les sortir de moi et d'évacuer les émotions "énergi-phages" telles que la colère, la honte, l'humiliation.

Nos conversations légères, graves, intimes, toujours dans la bonne direction, jamais dans le jugement.

Aujourd'hui la balle est dans mon camp. Bien sûr je n'ai pas recouvré la mémoire sur ce ou ces traumatismes de mon enfance qui manquent à une bonne compréhension de moi-même.

C'est à moi de prendre contact avec mes proches pour qu'enfin ils lèvent le secret parce qu'en ayant cherché toute ma vie à me protéger, ils m'ont en fait empêché de me construire correctement.

Mais il faut que je sois prête, que je sente l'instant, le moment... Ce n'est pas évident pour quelqu'un qui considère sa famille comme étrangère.

Je vais le faire, je le sais, j'en ai besoin de toute façon... La démarche a été bien amorcée, il serait dommage de ne pas rester sur cette voie.

J'ai tellement évolué en quelques mois : je n'ai plus peur des hommes, je ne les considère plus comme des oppresseurs, je m'écoute, je suis en totale connexion avec moi-même, je fais désormais mes choix en fonction de mon bien être et plus pour satisfaire l'envie ou le regard des autres. Je suis toujours dans l'écoute et l'empathie avec mes amis mais plus au point de me perdre pour chercher à les "sauver" à tout prix.

Je me suis détachée de tant de malaises, je ne suis plus en colère contre moi-même.

Je suis capable d'affirmer que cette histoire que j'ai vécue avec Ex C&T m'a vraiment permis de m'affirmer et m'a montré que je suis désormais capable de dire "STOP" quand la situation devient trop oppressante.

JE ME RESPECTE... ENFIN.

Aujourd'hui ma psy ne m'a pas donné de date pour le prochain rendez-vous.

Ce rendez-vous, ce sera à moi de le provoquer, dès lors que j'en ressentirai le besoin, soit parce que j'aurai rassemblé des pièces manquantes du puzzle de ma vie, soit parce que j'aurai besoin de parler. Elle reste joignable par téléphone, par mail, à tout moment, elle ne m'abandonne pas mais elle me laisse désormais convenir du rythme de travail car elle a conscience que le fait de devoir aller vers ma famille est tout nouveau pour moi et que je dois me préparer.

Elle a découvert ce qu'elle n'avait jamais décelé en moi : "tu es libérée, lumineuse, pétillante et espiègle, je ne t'avais jamais vue aussi détendue... Tu es BELLE."

Je ne la remercierai jamais assez pour tout ce qu'elle m'a apporté.

Il y aura indéniablement un "avant" et un "après" thérapie...

vendredi 24 avril 2009

LE SALAIRE DE LABEUR

Beaucoup de trucs à raconter... Je vais commencer par ce qui concerne le boulot.

Professionnellement parlant donc, toujours en recherche d'emploi et en pleine réflexion sur mon avenir, sur mes choix futurs, sur ce dont j'ai vraiment envie.

J'ai ralenti la fréquence des entretiens dans le cadre du bilan de compétences, car la consultante m'a un peu embrouillé l'esprit et je lui ai donc demandé deux semaines de répit pour avancer dans la construction de mon projet professionnel.

Après avoir tourné et retourné dans tous les sens mes aspirations profondes et les centres d'intérêt qui ressortent des différents tests, j'ai compris qu'il serait judicieux que je puisse coupler mes deux "passions", à savoir la psychologie humaine et les animaux.

C'est pourquoi je m'oriente désormais vers le comportementalisme animalier. ll existe deux excellents centres de formation, mais basés en région parisienne, donc impossible pour moi d'envisager de suivre leur cursus, pour des raisons purement matérielles. Je dois retrouver un emploi pour financer cette formation et donc étudier tout en travaillant. Un centre de formation près de chez moi propose un cursus par correspondance, sur deux ans, avec 4 séminaires de deux jours et un stage pratique de 5 jours, alors je suis en train d'y réfléchir sérieusement...

En attendant, j'envoie des candidatures, spontanées ou bien en réponse à des offres. J'ai été contactée pour un entretien téléphonique par un institut auprès duquel j'avais postulé, pour un beau poste. Naturellement, n'étant pas du tout préparée pour cette entrevue en Français puis en Anglais, j'ai bafouillé, je n'ai pas su présenter au mieux les activités de l'entreprise étant donné que j'étais allée voir le site au moment où j'ai candidaté, soit trois semaines plus tôt, et qu'ensuite je n'y étais pas retournée. J'ai donc été recalée, principalement parce que mon niveau d'anglais était un peu en-dessous de ce qu'ils recherchaient.

J'ai été un peu dépitée par cette nouvelle déconvenue. Ceci dit, pour me consoler un peu, Monsieur m'a indiqué que si j'avais bossé là-bas je me serais tapée une heure voire plus de trajet le matin et le soir, alors du coup j'ai un peu moins regretté.

Puis quelques heures plus tard, alors que je promenais mon chien, j'ai rencontré l'agent immobilier de mon quartier. Nous avons papoté comme à notre habitude et il m'a proposé de venir faire un "extra" pour lui, pendant une demi-journée, afin de faire tout le classement qu'il n'a pas eu le temps d'effectuer.

J'ai donc bossé pour lui hier après-midi et là, il m'a appris qu'il aimerait élargir l'activité de son agence (il travaille seul pour l'instant) sur la location-gestion, sachant qu'actuellement il n'oeuvre que dans la transaction achat-vente. Pour cela il doit demander une nouvelle licence et apporter quelques garanties pour l'obtenir. Sur le domaine où nous sommes il y a 4-5 agences immobilières mais seule une pratique la location-gestion à ce jour, donc il y a une vraie place à prendre.

Il m'a présenté brièvement le métier et m'a demandé si je serais prête à relever le défi pour gérer cette nouvelle activité, sachant que lui préfère se limiter à la transaction. Cette fonction exige en premier lieu une grande rigueur administrative, un travail de suivi constant et surtout un excellent relationnel et une bonne présentation.

Je suis très joueuse, alors surtout ne jamais me lancer de défi... Monsieur par exemple en sait quelquechose, le soir de notre troisième rendez-vous il m'a taquiné : "jamais tu ne serais cap' de te déshabiller là maintenant, devant moi". Comme nous étions chez moi, bien sûr je me suis immédiatement exécutée, et je vous passe la suite...

Tout pareil que ce mercredi, lorsqu'il a supputé que je serais incapable de rentrer dans sa piscine dont l'eau était alors à 18°C (la température extérieure elle étant environ de 25°C). Là encore je l'ai bluffé, j'y suis allée certes progressivement mais j'avais trempé les épaules bien avant lui !!

Bref, ceci pour expliquer que je suis très tentée par cette opportunité professionnelle qui va peut-être s'offrir à moi, ceci pour plusieurs raisons :

- la nouveauté
- le fait de gérer une activité en totale autonomie
- le relationnel très développé sur le poste
- le fait que l'agence est à deux minutes à pieds de chez moi, donc pas de frais d'essence.

Pour l'instant il ne s'agit que d'un projet, l'agent immobilier va se renseigner très rapidement sur sa capacité ou pas pour obtenir l'agrément et s'il se le voit délivrer, nous pourrions commencer en juin, grosse période pour les locations saisonnières.

Le salaire fixe correspond au minimum que je me suis fixé, ensuite augmenté par les commissions si nous atteignons un quota de plus de 40 biens en location. Dans ce cas-là, mon embauche sera rentable pour l'agence et il sera même envisageable de prendre une assistante.

Le même jour, suite à une de mes interventions sur un forum où je vais régulièrement, une femme me contacte car elle a apprécié ma façon posée mais directe de m'exprimer et mon côté "battant".

Elle est vendeuse indépendante de produits anti-âge en provenance des Etats-Unis, qui s'implantent depuis six mois sur le marché français. Elle m'a présenté la société, a mis l'accent sur les scientifiques de renommée internationale qui interviennent dans la composition des produits, sur le marché très porteur, en particulier sur la Côte-d'Az*r où il est vrai, les "vieilles peaux" qui veulent rajeunir ne manquent pas.

Elle m'a tenu, je dois bien l'avouer, un discours très convaincant. Mais comme je reste très sceptique, nous allons nous rencontrer début mai. D'une part elle me fera une démonstration des produits, photos avant / après à l'appui et d'autre part elle m'exposera les techniques de vente par réseau et les courbes de rémunération.

Je n'exclus pas totalement cette alternative même si je suis dubitative, disons que je demande à voir alors je n'ai rien à perdre en rencontrant cette femme au demeurant charmante.

Enfin actuellement j'ai mon petit L*o en pension, pour trois jours, ce qui va là encore arrondir un peu ma fin de mois, ensuite je l'aurai deux fois trois jours en mai.

J'ai cette sensation étrange d'être vraiment à un tournant de mon existence, tant au niveau professionnel que personnel...

Mais pour ce qui est du personnel, je l'évoquerai dans le prochain épisode de mes aventures !!


dimanche 19 avril 2009

ET LA MARMOTTE... OU COMMENT FAIRE DU POGNON EN PRENANT LES GROS POUR DES IMBECILES !!!

Je viens de voir un reportage dans "Sept à H*it" sur une nouvelle pilule minceur prétendue "miracle" qui va être prochainement lancée sur le marché français.

Et je suis outrée, révoltée par l'avidité du laboratoire qui va commercialiser cette pilule, qui sera en vente libre dans toutes les pharmacie.

Et ce qui me fait le plus mal c'est que celle-ci va rencontrer un grand succès, comme aux Etats-Unis, et que du coup certains vont se mettre de l'argent plein les poches sans se soucier de la santé de ceux qui la goberont.

Après tout, personne ne sait vraiment quelles molécules sont contenues dans cette gélule qui empêche le corps de stocker les graisses ni quelles seront leurs effets à long terme.

Aux Etats-Unis des millions de femmes avalent ces médocs afin de maigrir tout en avalant chaque jour des hamburgers et des beignets bien gras, le tout sans aucune activité physique et sans suivi psychologique ou nutritionnel.

Elles espèrent maigrir miraculeusement tout en continuant à négliger toute hygiène alimentaire et sportive.

Parfois l'obésité est malheureusement génétique, mais souvent le surpoids est aussi le résultat de troubles alimentaires liés directement au psychique et là, tant que la cause n'est pas déterminée et soignée, les désordres persisteront et toutes les pilules du monde ne parviendront pas à les régler.

J'en ai assez de ces laboratoires tout-puissants qui jouent avec la santé publique juste pour accroître de façon exponentielle leur chiffre d'affaires.

J'aimerais que les personnes à forte corpulence qui seraient tentées par ce remède miracle le boycottent et utilisent plutôt leur argent pour aller consulter des médecins ou des nutritionnistes et comprennent que leur corps doit être respecté autant que leur esprit.

Seuls les effets secondaires "scatologiques" de cette pilule ont été évoqués dans le reportage, à savoir des diarrhées incontrôlables et intempestives... Désolée pour celles et ceux qui sont en train de dîner mais en plus, prendre cette pilule expose visiblement à des moments de grande solitude et de honte...

Faudrait vraiment arrêter de nous prendre pour des imbéciles...


dimanche 12 avril 2009

LA BRADERIE DE PRINTEMPS

Bilan de la semaine écoulée (je ne me foule vraiment pas en ce moment !)...

J'ai reçu mardi la notification de jugement relative à ma procédure aux Prud'hommes. J'ai été déboutée de ma demande, ce qui ne me surprend guère étant donné que j'ai été très mal défendue par un avocat qui s'est juste mis 1 2050 euros dans les poches et n'a tenu compte d'aucune de mes requêtes.

Heureusement, dès réception de la lettre de mon avocat me recommandant de faire appel, avant même que je n'aie connu la teneur de la décision, j'ai demandé conseil à ma copine avocate. Elle connait le dossier et également l'incompétence de mon avocat et de sa secrétaire aussi aimable qu'un pittbull enragé, puisqu'elle a suivi avec moi mes pérégrinations judiciaires. Son copain, avocat en droit social, reprend le dossier en main, je vais donc faire appel de la décision. Pour ce qui est des honoraires, nous nous arrangerons entre nous, tout ce que je sais c'est que je suis 40 euros au dessus du plafond maximum pour bénéficier d'une aide juridictionnelle partielle.

C'est reparti pour un voire deux ans de procédure...

Cette semaine l'A*roport m'a proposé un nouveau poste, en intérim puis CDI, insistant bien sur l'engagement à long terme. Il s'agit d'un poste d'assistante à la direction de l'A*roport, pour travailler en soutien de l'assistante de direction et du directeur des relations extérieures. La responsable recrutement a insisté sur la grande disponibilité horaire requise sur ce poste ainsi que les 10 ans d'expérience. J'ai pu me procurer par mes contacts internes le profil de poste. Pfiouuu, autant d'expérience pour des missions si basiques, j'ai cru halluciner ! B

Bien sûr, inutile de préciser que pour tous ces pré-requis, le salaire proposé est juste misérable, à savoir en net mensuel 50 € de plus que ce que me filent actuellement les A*sedic. Alors déjà qu'en ce moment je serre toutes les dépenses et que je limite tous les déplacements pour ne faire qu'un plein d'essence par mois et que pour m'en sortir sans trop taper dans le découvert autorisé je dois rendre des petits services à droite et à gauche... En prenant ce poste non seulement je serais passée à trois pleins par mois avec en plus l'impossibilité horaire de continuer les petites prestations qui arrondissent les fins de mois.

Etre dans la merde parce que je ne travaille pas, passe encore, mais être encore plus dans la merde en travaillant, certainement pas...

J'ai donc refusé la proposition, considérant également que je priviligierai un engagement à long terme sur un poste qui le mériterait vraiment, préférant pour l'instant donner la priorité aux missions d'intérim et CDD, puisque suite au bilan de compétences il se peut que j'enchaine sur un congé formation ou sur des études en vue d'une reconversion professionnelle.

Il parait que mon CV "peut faire peur aux employeurs", qu'il faudrait que je l'allège un peu plus, c'est ce que m'a fait comprendre à demi-mots la femme qui me suit dans le cadre du bilan de compétences.

Je refuse de brader mes compétences, acquises au prix de quinze années d'expériences qui ont impliqué un énorme investissement, parfois au prix de ma vie personnelle, des déménagements, des déceptions aussi, mais quoiqu'il en soit un parcours riche. Il est inconcevable que je le mette au placard aujourd'hui, sous le prétexte que certains patrons veulent le beurre et l'argent du beurre.

Tant que je le peux, je me battrai pour ne pas contribuer au système de la crise qui pousse les demandeurs d'emploi à accepter n'importe quel poste, quitte à se dévaloriser professionnellement et à renier sa propre expérience.

J'ai beaucoup vu Monsieur ces derniers jours. Il se trouve qu'il est tombé en panne de voiture jeudi - juste devant chez son concessionnaire, quel veinard ! - que la pièce à remplacer ne sera disponible que mardi et que du coup il s'est retrouvé au chômage technique, puisqu'il est chauffeur de taxi !

Alors jeudi soir il m'a proposé de passer le vendredi en sa compagnie. Comme il est hyper sportif - bien gaulé avec ça - et qu'il a pas mal d'appareils de musculation chez lui, je lui ai demandé de me coacher histoire de muscler les petits bourrelets de l'hiver. J'ai repris le footing de façon intensive depuis lundi mais cela ne suffit pas pour raffermir partout, en particulier le haut du corps.

Donc vendredi nous avons travaillé les abdos, la taille, les cuisses, les fessiers, les biceps-triceps-quadriceps et les dorsaux. Grosse séance !! Il ne plaisante pas le coach peuchère...

Pour le remercier je lui ai cuisiné un bon déjeuner puis nous avons bronzé au bord de la piscine, jusqu'à ce que le soleil se cache, ensuite nous avons papoté sur la terrasse et je suis rentrée chez moi en fin d'après-midi.

Hier j'y suis retournée dans l'après-midi. Je lui avais proposé de lui prêter ma voiture en cas de besoin et il voulait aller chez un pépiniériste acheter des fleurs pour ses vasques. Donc nous voilà partis en vadrouille... Cette fois pas de séance de sport, j'étais trop courbaturée de la veille et lui avait dans les pattes deux séances de squash deux jours d'affilée.

En rentrant nous avons regardé "Sl*mdog Millionnaire", un excellent film - oscarisé maintes fois cette année. Bon, j'ai eu du mal à entrer dedans au départ puis une fois embarquée, j'ai été scotchée. Puis nous avons dîné et hésité entre ciné et télé mais comme rien ne nous plaisait au ciné, nous nous sommes rabattus sur la télé.

Devant les insanités proposées le samedi soir par le paysage audiovisuel, nous avons descendu un bon reste d'une bouteille de blanc ouverte la veille et nous avons eu un peu chaud, j'ai donc attendu d'être bien avant de rentrer chez moi, vers 1h00 du matin.

Encore une fois je ne voulais pas dormir chez lui...

Je suis retournée chez lui pour une bonne séance de sport aujourd'hui, en fin de matinée, cette fois en priorité le haut du corps. Nous avons déjeuné en tête à tête, siesté brièvement.

Puis j'ai eu très envie de rentrer chez moi, de retrouver mon Co*kie et mon cocon. J'ai eu la sensation que ma solitude me manquait, que je me sentais comme embarquée dans une espèce de "pseudo-vie de couple" pour laquelle je ne me sens absolument pas prête - lui non plus d'ailleurs, même si je l'apprécie beaucoup par ailleurs.

En même temps depuis ce matin je me sens prise d'un cafard tenace, peut-être parce que la météo est tristounette... Quand j'ai le vague-à-l'âme ainsi je préfère être seule, ne pas le partager.

J'ai pris conscience que même si la compagnie de Monsieur m'est fort agréable, je me protège énormément et par conséquent je m'interdis trop de promiscuité, trop de tendresse, trop d'habitudes, trop de fréquence.

Et c'est justement parce que sa compagnie est agréable que je me blinde. Je ne veux plus me lancer dans des histoires impossibles, je ne veux plus me brûler les ailes, je veux juste vivre...

dimanche 5 avril 2009

TON AME A HANTE LES COULOIRS DE MON INCONSCIENT PENDANT SI LONGTEMPS...

Ce matin j'ai libéré de façon symbolique mon esprit de l'âme cet enfant mort dont j'ai découvert l'existence la semaine dernière, à savoir le frère ainé de mon père, qui n'a vécu que quelques heures avant de trépasser.

Alors bien sûr, certains sont hermétiques à tout ce qui touche à la psychanalyse, à la généalogie, aux deux et à ceux-là, ceux qui penseraient que j'ai perdu la raison, je leur demande juste de garder pour eux leur avis. Chacun entretient ses propres croyances, respectons-le sans juger.

J'ai écrit une lettre à cet enfant, je lui ai lue à voix haute, étonnamment en pleurant, puis je l'ai brûlée ainsi qu'un petit morceau de ruban qui le représentait.

Depuis je me sens légèrement mélancolique mais après tout, c'est peut-être juste parce que j'ai été très entourée ces derniers jours par mes amis, par Monsieur et qu'aujourd'hui, tous sont partis skier ou bien avaient à faire ailleurs et que du coup, je me retrouve seule avec mon chien et celui d'Ex-Homme.

La semaine a été éprouvante, à tous les niveaux, heureusement encore une fois que mes proches - et je ne parle aucunement là de ma famille de sang mais de celle de mon coeur - sont présents et à mon écoute.

J'ai appris mercredi que la mission que l'a*roport m'avait proposé en février, certes en en repoussant constamment le démarrage mais en insistant sur le fait qu'elle était toujours sur le feu, est finalement purement simplement annulée, comme toute embauche et mission d'intérim, y compris pour les saisonniers.

Retour à la case départ. Sur les conseils de la psychologue qui m'encadre dans le bilan de compétences, j'ai refait mon cv, il brille comme un sou neuf et je m'en vais de ce pas le refaire passer sur tous les sites d'emploi, on ne sait jamais.

Je ratisse large, très large même au niveau des offres, mais la mayonnaise a du mal à prendre, je suis un peu désemparée car jamais auparavant je n'avais eu de mal pour décrocher ne serait-ce que des entretiens...

En attendant le bilan avance, et là aussi je nage en plein doute par rapport à mon avenir professionnel.

Heureusement, il me reste le plus important en cette période difficile mais aussi enrichissante : mes amis.

Ex-Homme et sa présence rassurante. Celui-ci m'a encore assuré que si la précarité de ma situation ne me permettait plus un jour de payer mon loyer, il me réservait sa chambre d'amis pour une colocation, et ce même si sa situation personnelle venait à changer.

Ma copine italienne, qui me fait tellement rire et avec laquelle nous prévoyons d'organiser une fête au mois de mai, histoire de faire se rencontrer des personnes de tous horizons. En attendant elle est venue manger chez Ex-Homme avec moi vendredi soir, ils s'entendent très bien et aujourd'hui, elle a profité du fait qu'Ex-Homme allait skier avec des collègues pour se greffer au groupe, car elle aussi adore descendre les pistes.

Mes anciennes collègues de l'a*roport avec lesquelles j'ai déjeuné jeudi et que je retrouve toujours avec un réel plaisir.

Les autres, tous ceux qui me réconfortent par leurs petits mots sur Faceb*ok et ailleurs.

Et Monsieur, qui m'avait appelé mercredi alors que lui aussi traversait une mauvaise phase. Il a tenu à me répéter que je ne devais pas me fermer à rencontrer d'autres hommes, qu'il n'était pas prêt à s'engager sentimentalement. Puis il m'a exprimé ses doutes par rapport à notre amitié, il a l'impression de ne rien m'apporter.

Je lui ai rappelé que depuis le temps il commence à bien me connaître et qu'il devrait savoir que je ne m'encombre jamais de boulets et encore moins en ce moment où je fais le ménage de printemps dans ma vie.

Il sait aussi que si je ne m'ouvre pas davantage à faire de nouvelles rencontres, c'est tout bêtement parce que je n'en ai pas envie. J'ai d'autres priorités à gérer et je me sens suffisamment bien dans ma vie telle qu'elle est actuellement. Je ne ressens absolument pas de manque au niveau amoureux. Quant à la tendresse physique, Monsieur comble parfaitement mes besoins, même si là encore il en doute.

Hier il m'a rappelé. Il a pris son après-midi de congés et a souhaité partager avec moi une séance de bronzage au bord de sa piscine. J'ai passé un délicieux samedi.

Monsieur souhaiterait rencontrer mon amie italienne et aussi Ex-Homme, car il a compris à quel point ces personnes représentent de vrais soutiens en ce moment. Il a suggéré d'organiser un petit dîner chez lui, lorsque les températures nous permettront de profiter de la terrasse. J'apprécie vraiment cette attention de sa part.

Puis il m'a indiqué qu'il avait pour projet d'organiser une fête chez lui cet été, avec sa fille en "guest star", car celle-ci est chanteuse et se produit régulièrement avec son guitariste dans plusieurs bars de la ville.

Puis il m'a confié que sa fille ne rentrerait pas ce soir-là et il m'a préparé un bon dîner. Je crois qu'il aurait aimé que je passe la nuit chez lui. Mais je suis rentrée chez moi, d'abord parce que je devais récupérer mon chien chez Ex-Homme et ensuite parce que le fait de me réveiller auprès d'un homme représente pour moi un cap symbolique que je ne me sens pas prête à franchir, surtout pas avec Monsieur, j'estime que ce serait mettre en péril le cadre prédéfini de notre relation.

Demain il ne bosse pas alors si la météo continue d'être clémente, peut-être aurai-je droit à une nouvelle séance de bronzage avec lui ? C'est en tout cas ce qu'il a laissé entendre...

Ensuite la semaine recommencera, avec la thérapie d'un côté, le bilan de l'autre, et au milieu la recherche d'emploi...

Ah oui, pour finir, j'ai reçu hier un courrier de mon avocat relatif à la procédure prud'hommale que j'ai intentée voilà un an et demi à l'encontre d'un de mes anciens employeurs. Le jugement a été rendu le 30 janvier mais je n'ai toujours pas reçu la notification. En revanche mon avocat semble en avoir eu connaissance et visiblement ce n'est pas en ma faveur puisqu'il me propose de faire appel, moyennant bien sûr 1 500 € d'honoraires, que j'ai évidemment en ma possession, sinon pourquoi me serrerais-je ainsi la ceinture ? Je lui ai répondu aujourd'hui qu'avant de lui faire part de ma décision définitive, j'aimerais bien recevoir une copie du jugement.

En écoute, Justin Noz*ka... Cette chanson me colle le frisson.

dimanche 29 mars 2009

EVOLUTION A TOUS LES ETAGES

Je délaisse pas mal l'écriture en ce moment... Enfin, plutôt je n'ai plus vraiment envie de m'épancher ici.

Le bilan de compétences est bien entamé et à vrai dire, il génère un travail personnel important de recherche, d'enquête et de réponse à des questionnaires. J'avais commencé par fixer deux entretiens par semaine mais je ne fournis plus, alors je vais revenir au rythme plus raisonnable d'un entretien hebdomadaire.

De plus, la psychologue qui me suit voudrait que je me déplace, dans les facs, les centres de formation etc pour prendre de la documentation mais mon budget transport étant réduit à néant, je fais en sorte de soutirer les informations dont j'ai besoin par mail, courrier ou téléphone.

En parallèle, étant donné que l'a*roport n'a toujours pas confirmé le début de la mission d'intérim qu'il m'avait proposé voilà déjà plus d'un mois, je me remets en recherche d'emploi très active car il va bien falloir faire bouillir la marmite.

Enfin, je continue de rendre des petits services, en particulier à ma copine italienne : je sors son chien quand elle travaille, parfois je vais récupérer son fils à droite et à gauche quand la nounou ne peut pas le faire... Cela me permet d'arrondir un peu les fins de mois. Là en plus j'ai vendu mon canapé clic-clac à Ex-Homme et donc je vais avoir une petite rentrée d'argent qui va bien m'arranger.

Pour tout dire je n'ai pas délaissé l'écriture, loin de là. J'écris même énormément depuis quelques jours, mais dans mon petit cahier. J'avance dans ma thérapie, mardi nous avons commencé à aborder sérieusement le passé, ces choses enfouies dans ma mémoire que j'ai besoin d'extérioriser. La séance de mardi a été extrêmement douloureuse, j'ai eu besoin de beaucoup me soulager ensuite mais c'est trop intime et personnel pour être exposé ici. Il s'agit de traumatismes qui prennent forme, de violences qui se concrétisent, d'événements dont je savais qu'ils s'étaient produits mais que soit j'avais mis dans un coin de mon inconscient et totalement occultés, soit qui m'ont toujours été cachés par ma famille, sans doute pour me protéger, ce qui en fait n'est pas forcément une bonne tactique car pour ma part, ces secrets m'empêchent d'avancer depuis toujours et de trouver l'harmonie, notamment dans mes relations amoureuses.

J'ai enfin pris mon courage à deux mains pour demander à mes parents les dates de naissance (et de décès pour certains) de mes grand-parents et oncles et tantes. Ma thérapeute pratique aussi l'analyse transgénérationnelle et elle avait besoin de ces informations pour avancer dans notre travail. Mais je refusais d'évoquer avec mes parents le fait que je suis en thérapie.

Mais quand j'ai constaté à quel point la séance de mardi a été efficace, je me suis lancée. Sous le prétexte d'un arbre généalogique que je serais en train de constituer, ils m'ont communiqué les dates dont j'avais besoin.

Et là j'ai fait une découverte troublante. Mon père m'a appris qu'il avait eu un grand frère qui est décédé le lendemain de sa naissance. J'ignorais totalement cet événement, ma grand-mère ne l'avait jamais évoqué.

Mais ce qui m'a vraiment perturbé, c'est que lors d'une de nos premières séances, ma thérapeute avait indiqué que je "porte en moi le deuil d'un enfant mort" et qu'il nous faudrait creuser cet état de fait.

Alors voilà, peut-être avons-nous une piste ?

En tout cas ma thérapeute est extraordinaire.

La première cliente de ma petite entreprise m'a d'ores-et-déjà sollicité pour deux week-ends en mai pour garder Léo.

Ce week-end, il pleut à seaux et du coup, cocooning à gogo...

Ex-Homme a une des amies qui vit à Londres et qui est venue rendre une visite pour quelques jours - serait-elle à l'origine de cette météo très "anglaise" ? - et donc après la raclette party de jeudi soir, aujourd'hui je participe à une crêpes et gauffres party, pas bon pour le régime mais excellent pour le moral !

Hier j'ai passé une bonne partie de la journée chez Monsieur, qui m'a invitée à déjeuner et avec lequel j'ai passé l'après-midi. Je lui ai suggéré de se recycler dans le coaching en décoration car il a un talent assez impressionnant à ce niveau. Il a cette manière simple d'enjoliver un détail et de le rendre unique et original. Sa maison n'est ni spacieuse ni luxueuse mais si chaleureuse. Hier il a juste fait de petits travaux de transformation de deux marches d'un escalier et le résultat est tout simplement surprenant.

Nous apprécions toujours autant les rares moments que nous passons ensemble. A vrai dire nous nous retrouvons vraiment dans notre capacité mutuelle d'écoute et d'analyse, il me fait des confidences qu'il n'offre à personne d'autre de son entourage, et moi pareil. C'est en cela que nous nous "faisons du bien", au-délà de tout le reste...

Hier soir j'ai regardé "Ma*ma Mia", un film rafraichissant, drôle et très musical, que je recommande vivement.

Enfin, ma copine italienne m'a appris hier soir qu'elle a croisé Ex C&T (le méchant méchant) avec une femme, ils se baladaient tous les deux avec son chien. Et là j'ai été ravie, car au moins s'il trouve une autre proie peut-être me lâchera-t'il enfin... Je suis désolée pour cette femme qui ignore encore ce qui l'attend mais je pense avant tout égoïstement à mon bien-être.

Et si elle arrive à le faire déménager alors là elle sera gratifiée de mon éternelle reconnaissance.

Non parce que vous voyez, ce midi, avec le temps pourri, je me suis mise devant la télé et je suis tombée sur "Melr*se Place" et finalement, dans mon quartier, nous n'avons rien à envier à toutes ces intrigues !


samedi 21 mars 2009

LE JOUR OU... J'AI CRU MOURIR SANS VOIR VINTIMIL*E !

L'Italie, l'autre pays de la gastronomie...

Ce matin j'ai accompagné ma copine italienne dans sa virée mensuelle à Vintimi*le. Elle s'y rend régulièrement pour remplir son frigo et son congélateur. En effet, c'est seulement à 45 minutes de chez nous et il est vrai que les denrées alimentaires y sont meilleur marché qu'ici et puis malgré le fait qu'il s'agisse d'une ville frontalière, le dépaysement est réel.

Déjà, c'était le premier trajet que j'effectuais avec ma copine italienne. Certes, j'avais bien remarqué que la conduite niçoise n'a rien à envier à la conduite italienne, avec une notion très personnelle du code de la route et une interprétation toute aussi aléatoire des panneaux de signalisation.

Quand vous arrivez à N*ce, la conduite est l'une des coûtumes locales les plus difficiles à apprivoiser. Déjà, sur l'autoroute à trois voies, les plus lents roulent sur la voie du milieu. En général la voie de droite est déserte (comme si elle était maudite), certains pas très rapides choisissent aussi de rester sur la voie de gauche, donc soit vous restez derrière à les maudire, soit vous finissez par enfreindre le code de la route en doublant par la droite.

Puis surtout, la voiture est le lieu de toutes les activités. Bien sûr ça téléphone beaucoup, sans oreillette bien entendu, ça papote, ça bouquine, ça fume, parfois presque tout en même temps !

Ma copine italienne au volant, c'est tout un sketch à elle toute seule. Ce matin nous sommes parties relativement tôt. A peine installée dans sa F*at 500 flambant neuve et engagée sur l'autoroute, elle a terminé ce qu'elle avait commencé avant de partir, à savoir sortir les annonces qu'elle avait imprimées pour sa recherche d'appart, appeler un propriétaire pour convenir d'une visite, puis confirmer à son ex-mari pour qu'il l'accompagne puisqu'elle y vivra avec leur fils. Et bien sûr, en bonne italienne qu'elle est, elle s'exprime autant avec les mains qu'avec la parole, alors bon, je suis blonde mais quand une main tient le téléphone et que l'autre "parle", qu'est-ce qui tient le volant ?

Plusieurs fois, la voiture s'est retrouvée entre deux voies, certains automobilistes ont dû s'imaginer que nous étions alcoolisées...

J'ai bien cru que jamais je n'aurais la chance de voir Vintimil*e...

Une fois sur place, une chance divine m'a fait penser que j'étais récompensée de ma frayeur routière puisque nous avons trouvé très rapidement une place, juste à côté du marché couvert.

Ensuite l'Italie se révèle, même si Vintimil*e est une ville italiano-française, elle possède ce charme typique italien unique. La langue qui ensoleille, les commerçants qui charment, qui font goûter leurs produits, qui pour le même prix vous ajoutent quelques légumes, qui chantent... Tout ceci créé une atmosphère réellement dépaysante qui colle un beau sourire sur le visage. C'est d'autant plus agréable que là où je vis, ce n'est pas monnaie courante, surtout chez les commerçants.

Autre exemple : ma copine est allée chez son herboriste acheter des masques pour le visage. Pour ma part, ayant épuisé le budget que je m'étais alloué dans l'achat des produits alimentaires, je n'ai rien acheté. Pourtant, j'ai eu droit à autant d'échantillons que ma copine, et alors elle n'en pas donné que deux mais bel et bien sept !!

Cette parenthèse italienne enchanteresque a pris fin en début d'après-midi, à notre retour. Là encore mon ange gardien m'a bien protégée et nous sommes donc arrivées indemnes chez nous, avons rangé nos achats et baladé nos chiens.

La fin du week-end va être calme, rien prévu de particulier...

Je vais plutôt bien malgré les soucis financiers alors forcément, pas trop envie d'écrire...


jeudi 19 mars 2009

LA VEDETTE NEUVE - DEBRIEF N° 4

Fin des auditions Paris et direction R*nnes pour le jury.

Une fabuleuse découverte à R*nnes : Ch*rlotte, jolie jeune femme au magnifique regard de chat, qui en plus a eu le bon goût d'interpréter deux chansons que j'adore...

A Paris, gros coup de coeur pour D*klia, qui m'a surprise avec une voix et une émotion en total contraste avec son physique et son attitude de petite jeune femme de banlieue.

Ensuite, début des épreuves au théâtre.

J'ai adoré les prestations de deux jeunes femmes que j'avais de toute façon déjà repérées, à savoir Ch*rlotte, dont j'ai parlé ci-dessous, et Cam*lia.

Côté garçons, j'ai découvert D*le et adoré Sl*mane.

Suite au prochain épisode.

Seul coup de gueule : quatre coupures pub en une heure et demi, c'est carrément l'overdose.

lundi 16 mars 2009

TOUT DECOUSU

Non il ne s'agit pas d'un tissu mais bel et bien de cet article, qui n'aura ni queue ni tête et reflètera l'errance actuelle de mon esprit.

Tout ceci n'est pas négatif, que nenni ! Des idées foisonnent, des projets prennent forme, seulement je fais du tri en permanence pour ne pas partir dans toutes les directions.

Samedi j'ai reçu l'accord de prise en charge pour mon bilan de compétences, je suis super contente et j'espère vraiment que celui-ci m'aidera à y voir plus clair quant à ma future orientation et qu'il confirmera ma volonté de me tourner vers la psychologie. J'ai mon premier entretien jeudi.

Samedi soir je suis allée à un spectacle qui était organisé par une association de danse country et celtique dont fait partie une de mes copines de l'a*roport, au profit d'une fondation caritative locale venant en aide aux enfants hospitalisés. Ex-Homme devait m'y accompagner puis comme il avait oublié, finalement j'y suis allée seule, de toute façon ensuite sur place je retrouvais des collègues de l'a*roport donc je savais que j'allais m'amuser, et ce fût le cas. Après l'exhibition des danseurs le public s'est lui-même laissé aller sur le dancefloor.

Avant de partir à la soirée j'ai déposé Co*kie chez Jolie Voisine qui m'avait proposé de le garder pour la soirée et la nuit. Quelle ne fût pas ma surprise de trouver dans son entrée les chaussures d'Ex-Homme et, à l'attitude un peu "je sors du lit" de Jolie Voisine, d'en conclure donc qu'elle n'y était pas seule, dans son lit.

J'avoue que j'ai été un peu troublée. Je savais que Jolie Voisine était prête à tout pour reconquérir le coeur d'Ex-Homme. En revanche après tout ce qu'il m'a confié et dit au sujet de cette histoire, j'ignorais qu'Ex-Homme se laisserait aussi facilement avoir, d'autant qu'il n'est pas homme à être guidé par sa testostérone habituellement.

Le lendemain quand je suis allée récupérer Co*kie, tous deux étaient chez Ex-Homme. Comme j'avais peu dormi je ne me suis pas éternisée. J'étais partagée entre le fait que Jolie Voisine était sans doute heureuse d'avoir retrouvé celui qu'elle se refusait à quitter, et le fait que je suis convaincue que malheureusement Ex-Homme n'est pas décidé à se réengager sérieusement avec elle.

Il m'a appelé dans la journée pour me parler de cette incartade. Pour lui ce n'était qu'un "craquage", cela ne représentait aucunement un nouveau début. Il m'a affirmé qu'il lui en avait parlé et qu'elle avait accepté cet état de fait.

Toujours est-il qu'il est déterminé à ne plus se laisser "attraper", il sait qu'il ne sera jamais heureux avec elle et par ailleurs il ne veut pas la faire souffrir. Il va donc verrouiller davantage son coeur et son corps, c'est la meilleure pour lui comme pour elle d'avancer.

Pour ma part, suite à l'attitude de Jolie Voisine qui malheureusement mais légitimement me considère comme une "rivale" et ne peut s'empêcher de me jalouser du fait de ma proximité amicale avec Ex-Homme, ce qui a provoqué un différend entre nous ce week-end, j'ai décidé de mettre beaucoup de distance entre elle et moi et de ne plus être sa confidente mais juste d'entretenir de simples relations de bon voisinage.

Elle est convaincue que je suis toujours amoureuse de lui et que lui est toujours amoureux de moi. Mais en fait, de nature possessive, elle se refuse à admettre qu'il puisse reprendre une vie de célibataire et faire de nouvelles rencontres. Elle voudrait écarter toute présence féminine autre que la sienne dans l'entourage proche d'Ex-Homme. Mais c'est plutôt normal étant donné l'intensité de ce qu'ils ont vécu en si peu de temps et la séparation récente.

Je ne supportais plus d'être coincée entre eux deux, de devoir presque me cacher de mon amitié avec Ex-Homme pour ne pas la blesser, de devoir faire attention à ce que je disais à l'un et à l'autre pour ne pas trahir les confidences que chacun me faisait.

Alors j'ai exprimé à Ex-Homme comme à Jolie Voisine mon souhait de ne plus être au coeur de leur histoire. Et je suis vraiment soulagée en fait car la situation devenait intenable.

Ex-Homme se confie beaucoup à moi par ailleurs sur son état d'esprit en général. Il m'a confessé tout à l'heure qu'il avait un travail à faire sur lui. J'ai évidemment pensé à une thérapie ou un truc dans le genre. Non en fait il évoquait par là sa relation ambiguë et malsaine avec l'alcool.

J'ai réalisé le chemin qu'il a parcouru depuis presqu'un an. A l'époque nous étions sur la fin de notre couple et je l'avais alerté plusieurs fois sur le fait qu'il buvait trop. Il avait toujours nié.

Aujourd'hui il a admis que son rapport à l'alcool n'est pas "normal" et je l'ai assuré de tout mon soutien pour l'aider à se défaire de cette dépendance, tout en lui disant à quel point je suis fière de lui.

Je me rends compte au travers des conversations que j'ai avec Ex-Homme ou avec Monsieur, qui ont en commun d'être des hommes extrêmement sensibles et attentifs à leurs états d'âme, des hommes qui osent affronter leurs faiblesses, à quel point j'aime explorer les tréfonds de l'esprit, la nature et la raison des comportements, des pensées, des actions.

Je crois que j'ai vraiment trouvé ma vocation, ma raison d'être...