Les devises

"On ne naît pas femme, on le devient"
"Ce qui ne nous tue pas nous rend plus forts"

jeudi 17 juin 2010

C'EST LA LUTTE (PAS FINALE)...

Je n'ai jamais été très copine avec l'administration, en règle générale. Je la trouve toujours extrêmement nébuleuse, ne se mettant absolument pas à la portée des citoyens.

Mais alors en ce moment, je frise l'overdose et la patience que je n'ai absolument pas me fait du coup cruellement défaut !

Mon Homme et moi avons un projet qui nous tient à coeur et qui nécessite de constituer un dossier, ce qui pourrait s'avérer aisé si mon Homme ne cumulait pas les tares (aux yeux de l'administration, visiblement, il est un "cas", pas désespéré mais presque) : il est Italien et il est divorcé ! Il s'agit donc ici de se mesurer non pas seulement à l'administration française, mais également à celle de cette merveilleuse contrée qu'est l'Italie.

Alors évidemment, c'est là que je deviens perplexe et dubitative face à ce concept qu'on nous vend à toutes les sauces, à coups de parlementaires grassement payés que du coup je me demande bien à quoi ils servent : l'Europe.

Mon pauvre Homme, chaque fois qu'il a à faire au Consulat, me revient tout énervé (alors qu'il est plutôt du genre super calme et qu'il en faut beaucoup pour lui faire monter la sauce tomate au nez !). Cette fois, il lui faut, entre autres réjouissances dont je vais vous épargner, faire transcrire son divorce auprès de l'Etat Civil Italien (comme si cela ne pouvait pas être automatique). A cet effet, il doit fournir le formulaire n°39 du règlement n°tant (tout le monde sait évidemment de quoi il s'agit mais personne n'est fichu de nous l'expliquer), qu'il peut obtenir en fournissant tel et tel autre papier qu'il doit demander à perpette la galette... Sans compter qu'il doit aussi solliciter son ex femme pour obtenir d'autres documents, ex avec laquelle il préfère normalement s'en tenir aux stricts échanges professionnels (puisqu'ils bossent dans la même société), mais qui, heureusement pour nous, n'est pas partie à l'autre bout du monde et est toujours parmi nous.

Tout ceci nous prend beaucoup de temps (évidemment sur celui qui est supposé être consacré au travail puisque bien sûr l'administration n'est absolument pas au fait de tout ce que les nouvelles technologies pourraient simplifier et que bien que qualifiée de "service public", il faut prendre sur ses jours de congés ou RTT pour s'y rendre) et surtout beaucoup d'énergie face à des fonctionnaires parfois vraiment peu avenants, qui soupirent au téléphone comme si cela les faisait ch*er d'être là alors qu'ils pourraient très bien dégager et laisser leur place à d'autres qui ont vraiment envie de bosser.

Alors, par moments, nous avons envie de baisser les bras et de rendre les armes, de laisser ici, en plan, cette formalité somme toute purement administrative mais symbolique à nos yeux... De plier face à la complexité du système.

Nous en plaisantons en invoquant que de toute façon, même s'il est reconduit à la frontière, elle n'est qu'à 45 km !

En attendant de venir à bout de cette tentaculaire et toute puissante administration, nous continuons de profiter chaque jour de notre chance d'être ensemble face à l'adversité (et au printemps pourri)...