Les devises

"On ne naît pas femme, on le devient"
"Ce qui ne nous tue pas nous rend plus forts"

mardi 28 avril 2009

A MA GUISE...

Quelque chose a changé, je me suis libérée de poids énormes faits de souffrance, de culpabilité, de honte infondées mais qui avaient pris possession de mon moi.

Ma psy et moi avons fait le ménage de printemps et les avons dégagées sans ménagement !

Tout d'abord cet oncle mort à la naissance dont je portais le deuil tel un fardeau invisible et auquel j'ai dignement tiré ma révérence.

Puis les séances d'E*DR que nous avons pratiquées sur deux événements traumatisants de mon existence, qui m'ont permis de les sortir de moi et d'évacuer les émotions "énergi-phages" telles que la colère, la honte, l'humiliation.

Nos conversations légères, graves, intimes, toujours dans la bonne direction, jamais dans le jugement.

Aujourd'hui la balle est dans mon camp. Bien sûr je n'ai pas recouvré la mémoire sur ce ou ces traumatismes de mon enfance qui manquent à une bonne compréhension de moi-même.

C'est à moi de prendre contact avec mes proches pour qu'enfin ils lèvent le secret parce qu'en ayant cherché toute ma vie à me protéger, ils m'ont en fait empêché de me construire correctement.

Mais il faut que je sois prête, que je sente l'instant, le moment... Ce n'est pas évident pour quelqu'un qui considère sa famille comme étrangère.

Je vais le faire, je le sais, j'en ai besoin de toute façon... La démarche a été bien amorcée, il serait dommage de ne pas rester sur cette voie.

J'ai tellement évolué en quelques mois : je n'ai plus peur des hommes, je ne les considère plus comme des oppresseurs, je m'écoute, je suis en totale connexion avec moi-même, je fais désormais mes choix en fonction de mon bien être et plus pour satisfaire l'envie ou le regard des autres. Je suis toujours dans l'écoute et l'empathie avec mes amis mais plus au point de me perdre pour chercher à les "sauver" à tout prix.

Je me suis détachée de tant de malaises, je ne suis plus en colère contre moi-même.

Je suis capable d'affirmer que cette histoire que j'ai vécue avec Ex C&T m'a vraiment permis de m'affirmer et m'a montré que je suis désormais capable de dire "STOP" quand la situation devient trop oppressante.

JE ME RESPECTE... ENFIN.

Aujourd'hui ma psy ne m'a pas donné de date pour le prochain rendez-vous.

Ce rendez-vous, ce sera à moi de le provoquer, dès lors que j'en ressentirai le besoin, soit parce que j'aurai rassemblé des pièces manquantes du puzzle de ma vie, soit parce que j'aurai besoin de parler. Elle reste joignable par téléphone, par mail, à tout moment, elle ne m'abandonne pas mais elle me laisse désormais convenir du rythme de travail car elle a conscience que le fait de devoir aller vers ma famille est tout nouveau pour moi et que je dois me préparer.

Elle a découvert ce qu'elle n'avait jamais décelé en moi : "tu es libérée, lumineuse, pétillante et espiègle, je ne t'avais jamais vue aussi détendue... Tu es BELLE."

Je ne la remercierai jamais assez pour tout ce qu'elle m'a apporté.

Il y aura indéniablement un "avant" et un "après" thérapie...

vendredi 24 avril 2009

LE SALAIRE DE LABEUR

Beaucoup de trucs à raconter... Je vais commencer par ce qui concerne le boulot.

Professionnellement parlant donc, toujours en recherche d'emploi et en pleine réflexion sur mon avenir, sur mes choix futurs, sur ce dont j'ai vraiment envie.

J'ai ralenti la fréquence des entretiens dans le cadre du bilan de compétences, car la consultante m'a un peu embrouillé l'esprit et je lui ai donc demandé deux semaines de répit pour avancer dans la construction de mon projet professionnel.

Après avoir tourné et retourné dans tous les sens mes aspirations profondes et les centres d'intérêt qui ressortent des différents tests, j'ai compris qu'il serait judicieux que je puisse coupler mes deux "passions", à savoir la psychologie humaine et les animaux.

C'est pourquoi je m'oriente désormais vers le comportementalisme animalier. ll existe deux excellents centres de formation, mais basés en région parisienne, donc impossible pour moi d'envisager de suivre leur cursus, pour des raisons purement matérielles. Je dois retrouver un emploi pour financer cette formation et donc étudier tout en travaillant. Un centre de formation près de chez moi propose un cursus par correspondance, sur deux ans, avec 4 séminaires de deux jours et un stage pratique de 5 jours, alors je suis en train d'y réfléchir sérieusement...

En attendant, j'envoie des candidatures, spontanées ou bien en réponse à des offres. J'ai été contactée pour un entretien téléphonique par un institut auprès duquel j'avais postulé, pour un beau poste. Naturellement, n'étant pas du tout préparée pour cette entrevue en Français puis en Anglais, j'ai bafouillé, je n'ai pas su présenter au mieux les activités de l'entreprise étant donné que j'étais allée voir le site au moment où j'ai candidaté, soit trois semaines plus tôt, et qu'ensuite je n'y étais pas retournée. J'ai donc été recalée, principalement parce que mon niveau d'anglais était un peu en-dessous de ce qu'ils recherchaient.

J'ai été un peu dépitée par cette nouvelle déconvenue. Ceci dit, pour me consoler un peu, Monsieur m'a indiqué que si j'avais bossé là-bas je me serais tapée une heure voire plus de trajet le matin et le soir, alors du coup j'ai un peu moins regretté.

Puis quelques heures plus tard, alors que je promenais mon chien, j'ai rencontré l'agent immobilier de mon quartier. Nous avons papoté comme à notre habitude et il m'a proposé de venir faire un "extra" pour lui, pendant une demi-journée, afin de faire tout le classement qu'il n'a pas eu le temps d'effectuer.

J'ai donc bossé pour lui hier après-midi et là, il m'a appris qu'il aimerait élargir l'activité de son agence (il travaille seul pour l'instant) sur la location-gestion, sachant qu'actuellement il n'oeuvre que dans la transaction achat-vente. Pour cela il doit demander une nouvelle licence et apporter quelques garanties pour l'obtenir. Sur le domaine où nous sommes il y a 4-5 agences immobilières mais seule une pratique la location-gestion à ce jour, donc il y a une vraie place à prendre.

Il m'a présenté brièvement le métier et m'a demandé si je serais prête à relever le défi pour gérer cette nouvelle activité, sachant que lui préfère se limiter à la transaction. Cette fonction exige en premier lieu une grande rigueur administrative, un travail de suivi constant et surtout un excellent relationnel et une bonne présentation.

Je suis très joueuse, alors surtout ne jamais me lancer de défi... Monsieur par exemple en sait quelquechose, le soir de notre troisième rendez-vous il m'a taquiné : "jamais tu ne serais cap' de te déshabiller là maintenant, devant moi". Comme nous étions chez moi, bien sûr je me suis immédiatement exécutée, et je vous passe la suite...

Tout pareil que ce mercredi, lorsqu'il a supputé que je serais incapable de rentrer dans sa piscine dont l'eau était alors à 18°C (la température extérieure elle étant environ de 25°C). Là encore je l'ai bluffé, j'y suis allée certes progressivement mais j'avais trempé les épaules bien avant lui !!

Bref, ceci pour expliquer que je suis très tentée par cette opportunité professionnelle qui va peut-être s'offrir à moi, ceci pour plusieurs raisons :

- la nouveauté
- le fait de gérer une activité en totale autonomie
- le relationnel très développé sur le poste
- le fait que l'agence est à deux minutes à pieds de chez moi, donc pas de frais d'essence.

Pour l'instant il ne s'agit que d'un projet, l'agent immobilier va se renseigner très rapidement sur sa capacité ou pas pour obtenir l'agrément et s'il se le voit délivrer, nous pourrions commencer en juin, grosse période pour les locations saisonnières.

Le salaire fixe correspond au minimum que je me suis fixé, ensuite augmenté par les commissions si nous atteignons un quota de plus de 40 biens en location. Dans ce cas-là, mon embauche sera rentable pour l'agence et il sera même envisageable de prendre une assistante.

Le même jour, suite à une de mes interventions sur un forum où je vais régulièrement, une femme me contacte car elle a apprécié ma façon posée mais directe de m'exprimer et mon côté "battant".

Elle est vendeuse indépendante de produits anti-âge en provenance des Etats-Unis, qui s'implantent depuis six mois sur le marché français. Elle m'a présenté la société, a mis l'accent sur les scientifiques de renommée internationale qui interviennent dans la composition des produits, sur le marché très porteur, en particulier sur la Côte-d'Az*r où il est vrai, les "vieilles peaux" qui veulent rajeunir ne manquent pas.

Elle m'a tenu, je dois bien l'avouer, un discours très convaincant. Mais comme je reste très sceptique, nous allons nous rencontrer début mai. D'une part elle me fera une démonstration des produits, photos avant / après à l'appui et d'autre part elle m'exposera les techniques de vente par réseau et les courbes de rémunération.

Je n'exclus pas totalement cette alternative même si je suis dubitative, disons que je demande à voir alors je n'ai rien à perdre en rencontrant cette femme au demeurant charmante.

Enfin actuellement j'ai mon petit L*o en pension, pour trois jours, ce qui va là encore arrondir un peu ma fin de mois, ensuite je l'aurai deux fois trois jours en mai.

J'ai cette sensation étrange d'être vraiment à un tournant de mon existence, tant au niveau professionnel que personnel...

Mais pour ce qui est du personnel, je l'évoquerai dans le prochain épisode de mes aventures !!


dimanche 19 avril 2009

ET LA MARMOTTE... OU COMMENT FAIRE DU POGNON EN PRENANT LES GROS POUR DES IMBECILES !!!

Je viens de voir un reportage dans "Sept à H*it" sur une nouvelle pilule minceur prétendue "miracle" qui va être prochainement lancée sur le marché français.

Et je suis outrée, révoltée par l'avidité du laboratoire qui va commercialiser cette pilule, qui sera en vente libre dans toutes les pharmacie.

Et ce qui me fait le plus mal c'est que celle-ci va rencontrer un grand succès, comme aux Etats-Unis, et que du coup certains vont se mettre de l'argent plein les poches sans se soucier de la santé de ceux qui la goberont.

Après tout, personne ne sait vraiment quelles molécules sont contenues dans cette gélule qui empêche le corps de stocker les graisses ni quelles seront leurs effets à long terme.

Aux Etats-Unis des millions de femmes avalent ces médocs afin de maigrir tout en avalant chaque jour des hamburgers et des beignets bien gras, le tout sans aucune activité physique et sans suivi psychologique ou nutritionnel.

Elles espèrent maigrir miraculeusement tout en continuant à négliger toute hygiène alimentaire et sportive.

Parfois l'obésité est malheureusement génétique, mais souvent le surpoids est aussi le résultat de troubles alimentaires liés directement au psychique et là, tant que la cause n'est pas déterminée et soignée, les désordres persisteront et toutes les pilules du monde ne parviendront pas à les régler.

J'en ai assez de ces laboratoires tout-puissants qui jouent avec la santé publique juste pour accroître de façon exponentielle leur chiffre d'affaires.

J'aimerais que les personnes à forte corpulence qui seraient tentées par ce remède miracle le boycottent et utilisent plutôt leur argent pour aller consulter des médecins ou des nutritionnistes et comprennent que leur corps doit être respecté autant que leur esprit.

Seuls les effets secondaires "scatologiques" de cette pilule ont été évoqués dans le reportage, à savoir des diarrhées incontrôlables et intempestives... Désolée pour celles et ceux qui sont en train de dîner mais en plus, prendre cette pilule expose visiblement à des moments de grande solitude et de honte...

Faudrait vraiment arrêter de nous prendre pour des imbéciles...


dimanche 12 avril 2009

LA BRADERIE DE PRINTEMPS

Bilan de la semaine écoulée (je ne me foule vraiment pas en ce moment !)...

J'ai reçu mardi la notification de jugement relative à ma procédure aux Prud'hommes. J'ai été déboutée de ma demande, ce qui ne me surprend guère étant donné que j'ai été très mal défendue par un avocat qui s'est juste mis 1 2050 euros dans les poches et n'a tenu compte d'aucune de mes requêtes.

Heureusement, dès réception de la lettre de mon avocat me recommandant de faire appel, avant même que je n'aie connu la teneur de la décision, j'ai demandé conseil à ma copine avocate. Elle connait le dossier et également l'incompétence de mon avocat et de sa secrétaire aussi aimable qu'un pittbull enragé, puisqu'elle a suivi avec moi mes pérégrinations judiciaires. Son copain, avocat en droit social, reprend le dossier en main, je vais donc faire appel de la décision. Pour ce qui est des honoraires, nous nous arrangerons entre nous, tout ce que je sais c'est que je suis 40 euros au dessus du plafond maximum pour bénéficier d'une aide juridictionnelle partielle.

C'est reparti pour un voire deux ans de procédure...

Cette semaine l'A*roport m'a proposé un nouveau poste, en intérim puis CDI, insistant bien sur l'engagement à long terme. Il s'agit d'un poste d'assistante à la direction de l'A*roport, pour travailler en soutien de l'assistante de direction et du directeur des relations extérieures. La responsable recrutement a insisté sur la grande disponibilité horaire requise sur ce poste ainsi que les 10 ans d'expérience. J'ai pu me procurer par mes contacts internes le profil de poste. Pfiouuu, autant d'expérience pour des missions si basiques, j'ai cru halluciner ! B

Bien sûr, inutile de préciser que pour tous ces pré-requis, le salaire proposé est juste misérable, à savoir en net mensuel 50 € de plus que ce que me filent actuellement les A*sedic. Alors déjà qu'en ce moment je serre toutes les dépenses et que je limite tous les déplacements pour ne faire qu'un plein d'essence par mois et que pour m'en sortir sans trop taper dans le découvert autorisé je dois rendre des petits services à droite et à gauche... En prenant ce poste non seulement je serais passée à trois pleins par mois avec en plus l'impossibilité horaire de continuer les petites prestations qui arrondissent les fins de mois.

Etre dans la merde parce que je ne travaille pas, passe encore, mais être encore plus dans la merde en travaillant, certainement pas...

J'ai donc refusé la proposition, considérant également que je priviligierai un engagement à long terme sur un poste qui le mériterait vraiment, préférant pour l'instant donner la priorité aux missions d'intérim et CDD, puisque suite au bilan de compétences il se peut que j'enchaine sur un congé formation ou sur des études en vue d'une reconversion professionnelle.

Il parait que mon CV "peut faire peur aux employeurs", qu'il faudrait que je l'allège un peu plus, c'est ce que m'a fait comprendre à demi-mots la femme qui me suit dans le cadre du bilan de compétences.

Je refuse de brader mes compétences, acquises au prix de quinze années d'expériences qui ont impliqué un énorme investissement, parfois au prix de ma vie personnelle, des déménagements, des déceptions aussi, mais quoiqu'il en soit un parcours riche. Il est inconcevable que je le mette au placard aujourd'hui, sous le prétexte que certains patrons veulent le beurre et l'argent du beurre.

Tant que je le peux, je me battrai pour ne pas contribuer au système de la crise qui pousse les demandeurs d'emploi à accepter n'importe quel poste, quitte à se dévaloriser professionnellement et à renier sa propre expérience.

J'ai beaucoup vu Monsieur ces derniers jours. Il se trouve qu'il est tombé en panne de voiture jeudi - juste devant chez son concessionnaire, quel veinard ! - que la pièce à remplacer ne sera disponible que mardi et que du coup il s'est retrouvé au chômage technique, puisqu'il est chauffeur de taxi !

Alors jeudi soir il m'a proposé de passer le vendredi en sa compagnie. Comme il est hyper sportif - bien gaulé avec ça - et qu'il a pas mal d'appareils de musculation chez lui, je lui ai demandé de me coacher histoire de muscler les petits bourrelets de l'hiver. J'ai repris le footing de façon intensive depuis lundi mais cela ne suffit pas pour raffermir partout, en particulier le haut du corps.

Donc vendredi nous avons travaillé les abdos, la taille, les cuisses, les fessiers, les biceps-triceps-quadriceps et les dorsaux. Grosse séance !! Il ne plaisante pas le coach peuchère...

Pour le remercier je lui ai cuisiné un bon déjeuner puis nous avons bronzé au bord de la piscine, jusqu'à ce que le soleil se cache, ensuite nous avons papoté sur la terrasse et je suis rentrée chez moi en fin d'après-midi.

Hier j'y suis retournée dans l'après-midi. Je lui avais proposé de lui prêter ma voiture en cas de besoin et il voulait aller chez un pépiniériste acheter des fleurs pour ses vasques. Donc nous voilà partis en vadrouille... Cette fois pas de séance de sport, j'étais trop courbaturée de la veille et lui avait dans les pattes deux séances de squash deux jours d'affilée.

En rentrant nous avons regardé "Sl*mdog Millionnaire", un excellent film - oscarisé maintes fois cette année. Bon, j'ai eu du mal à entrer dedans au départ puis une fois embarquée, j'ai été scotchée. Puis nous avons dîné et hésité entre ciné et télé mais comme rien ne nous plaisait au ciné, nous nous sommes rabattus sur la télé.

Devant les insanités proposées le samedi soir par le paysage audiovisuel, nous avons descendu un bon reste d'une bouteille de blanc ouverte la veille et nous avons eu un peu chaud, j'ai donc attendu d'être bien avant de rentrer chez moi, vers 1h00 du matin.

Encore une fois je ne voulais pas dormir chez lui...

Je suis retournée chez lui pour une bonne séance de sport aujourd'hui, en fin de matinée, cette fois en priorité le haut du corps. Nous avons déjeuné en tête à tête, siesté brièvement.

Puis j'ai eu très envie de rentrer chez moi, de retrouver mon Co*kie et mon cocon. J'ai eu la sensation que ma solitude me manquait, que je me sentais comme embarquée dans une espèce de "pseudo-vie de couple" pour laquelle je ne me sens absolument pas prête - lui non plus d'ailleurs, même si je l'apprécie beaucoup par ailleurs.

En même temps depuis ce matin je me sens prise d'un cafard tenace, peut-être parce que la météo est tristounette... Quand j'ai le vague-à-l'âme ainsi je préfère être seule, ne pas le partager.

J'ai pris conscience que même si la compagnie de Monsieur m'est fort agréable, je me protège énormément et par conséquent je m'interdis trop de promiscuité, trop de tendresse, trop d'habitudes, trop de fréquence.

Et c'est justement parce que sa compagnie est agréable que je me blinde. Je ne veux plus me lancer dans des histoires impossibles, je ne veux plus me brûler les ailes, je veux juste vivre...

dimanche 5 avril 2009

TON AME A HANTE LES COULOIRS DE MON INCONSCIENT PENDANT SI LONGTEMPS...

Ce matin j'ai libéré de façon symbolique mon esprit de l'âme cet enfant mort dont j'ai découvert l'existence la semaine dernière, à savoir le frère ainé de mon père, qui n'a vécu que quelques heures avant de trépasser.

Alors bien sûr, certains sont hermétiques à tout ce qui touche à la psychanalyse, à la généalogie, aux deux et à ceux-là, ceux qui penseraient que j'ai perdu la raison, je leur demande juste de garder pour eux leur avis. Chacun entretient ses propres croyances, respectons-le sans juger.

J'ai écrit une lettre à cet enfant, je lui ai lue à voix haute, étonnamment en pleurant, puis je l'ai brûlée ainsi qu'un petit morceau de ruban qui le représentait.

Depuis je me sens légèrement mélancolique mais après tout, c'est peut-être juste parce que j'ai été très entourée ces derniers jours par mes amis, par Monsieur et qu'aujourd'hui, tous sont partis skier ou bien avaient à faire ailleurs et que du coup, je me retrouve seule avec mon chien et celui d'Ex-Homme.

La semaine a été éprouvante, à tous les niveaux, heureusement encore une fois que mes proches - et je ne parle aucunement là de ma famille de sang mais de celle de mon coeur - sont présents et à mon écoute.

J'ai appris mercredi que la mission que l'a*roport m'avait proposé en février, certes en en repoussant constamment le démarrage mais en insistant sur le fait qu'elle était toujours sur le feu, est finalement purement simplement annulée, comme toute embauche et mission d'intérim, y compris pour les saisonniers.

Retour à la case départ. Sur les conseils de la psychologue qui m'encadre dans le bilan de compétences, j'ai refait mon cv, il brille comme un sou neuf et je m'en vais de ce pas le refaire passer sur tous les sites d'emploi, on ne sait jamais.

Je ratisse large, très large même au niveau des offres, mais la mayonnaise a du mal à prendre, je suis un peu désemparée car jamais auparavant je n'avais eu de mal pour décrocher ne serait-ce que des entretiens...

En attendant le bilan avance, et là aussi je nage en plein doute par rapport à mon avenir professionnel.

Heureusement, il me reste le plus important en cette période difficile mais aussi enrichissante : mes amis.

Ex-Homme et sa présence rassurante. Celui-ci m'a encore assuré que si la précarité de ma situation ne me permettait plus un jour de payer mon loyer, il me réservait sa chambre d'amis pour une colocation, et ce même si sa situation personnelle venait à changer.

Ma copine italienne, qui me fait tellement rire et avec laquelle nous prévoyons d'organiser une fête au mois de mai, histoire de faire se rencontrer des personnes de tous horizons. En attendant elle est venue manger chez Ex-Homme avec moi vendredi soir, ils s'entendent très bien et aujourd'hui, elle a profité du fait qu'Ex-Homme allait skier avec des collègues pour se greffer au groupe, car elle aussi adore descendre les pistes.

Mes anciennes collègues de l'a*roport avec lesquelles j'ai déjeuné jeudi et que je retrouve toujours avec un réel plaisir.

Les autres, tous ceux qui me réconfortent par leurs petits mots sur Faceb*ok et ailleurs.

Et Monsieur, qui m'avait appelé mercredi alors que lui aussi traversait une mauvaise phase. Il a tenu à me répéter que je ne devais pas me fermer à rencontrer d'autres hommes, qu'il n'était pas prêt à s'engager sentimentalement. Puis il m'a exprimé ses doutes par rapport à notre amitié, il a l'impression de ne rien m'apporter.

Je lui ai rappelé que depuis le temps il commence à bien me connaître et qu'il devrait savoir que je ne m'encombre jamais de boulets et encore moins en ce moment où je fais le ménage de printemps dans ma vie.

Il sait aussi que si je ne m'ouvre pas davantage à faire de nouvelles rencontres, c'est tout bêtement parce que je n'en ai pas envie. J'ai d'autres priorités à gérer et je me sens suffisamment bien dans ma vie telle qu'elle est actuellement. Je ne ressens absolument pas de manque au niveau amoureux. Quant à la tendresse physique, Monsieur comble parfaitement mes besoins, même si là encore il en doute.

Hier il m'a rappelé. Il a pris son après-midi de congés et a souhaité partager avec moi une séance de bronzage au bord de sa piscine. J'ai passé un délicieux samedi.

Monsieur souhaiterait rencontrer mon amie italienne et aussi Ex-Homme, car il a compris à quel point ces personnes représentent de vrais soutiens en ce moment. Il a suggéré d'organiser un petit dîner chez lui, lorsque les températures nous permettront de profiter de la terrasse. J'apprécie vraiment cette attention de sa part.

Puis il m'a indiqué qu'il avait pour projet d'organiser une fête chez lui cet été, avec sa fille en "guest star", car celle-ci est chanteuse et se produit régulièrement avec son guitariste dans plusieurs bars de la ville.

Puis il m'a confié que sa fille ne rentrerait pas ce soir-là et il m'a préparé un bon dîner. Je crois qu'il aurait aimé que je passe la nuit chez lui. Mais je suis rentrée chez moi, d'abord parce que je devais récupérer mon chien chez Ex-Homme et ensuite parce que le fait de me réveiller auprès d'un homme représente pour moi un cap symbolique que je ne me sens pas prête à franchir, surtout pas avec Monsieur, j'estime que ce serait mettre en péril le cadre prédéfini de notre relation.

Demain il ne bosse pas alors si la météo continue d'être clémente, peut-être aurai-je droit à une nouvelle séance de bronzage avec lui ? C'est en tout cas ce qu'il a laissé entendre...

Ensuite la semaine recommencera, avec la thérapie d'un côté, le bilan de l'autre, et au milieu la recherche d'emploi...

Ah oui, pour finir, j'ai reçu hier un courrier de mon avocat relatif à la procédure prud'hommale que j'ai intentée voilà un an et demi à l'encontre d'un de mes anciens employeurs. Le jugement a été rendu le 30 janvier mais je n'ai toujours pas reçu la notification. En revanche mon avocat semble en avoir eu connaissance et visiblement ce n'est pas en ma faveur puisqu'il me propose de faire appel, moyennant bien sûr 1 500 € d'honoraires, que j'ai évidemment en ma possession, sinon pourquoi me serrerais-je ainsi la ceinture ? Je lui ai répondu aujourd'hui qu'avant de lui faire part de ma décision définitive, j'aimerais bien recevoir une copie du jugement.

En écoute, Justin Noz*ka... Cette chanson me colle le frisson.