Les devises

"On ne naît pas femme, on le devient"
"Ce qui ne nous tue pas nous rend plus forts"

samedi 23 mai 2009

LE BONHEUR DES UNS...

Depuis un peu plus d'une semaine je ne me sens plus du tout en phase avec le monde qui m'entoure.

J'accumule les déceptions, les déconvenues, les désillusions.

Je m'enferme peu à peu dans un marasme dont j'ai du mal à me délivrer.

N'en déplaisent à celles et ceux qui depuis un certain temps en avaient presqu'assez de me voir heureuse, réjouissez-vous, peut-être que la dépression se rappelle à mon bon souvenir. Réjouissez-vous de mon malheur...

J'ai tout donné, tout fait pour satisfaire mes proches, pour répondre à leurs attentes.

Aujourd'hui, ils semblent ne pas réaliser ce qui est important pour moi et prennent ceci par dessus la jambe, pensant que je vais tout laisser passer, tout pardonner.

Non.

Il en est certain(e)s que je ne reconnais plus.

Il en est certain(e)s qui ne me feraient pas plus de mal en m'enfonçant un poignard dans le coeur et encore, je crois que je préfèrerais car au moins je saurais pourquoi je saigne.

Je n'arrive même plus à aller courir, je cumule les nuits blanches, j'ai du mal à m'alimenter, je maigris, j'enchaîne les crises de migraine.

Je dois absolument me ressaisir.

Seule, coute que coute, avec fierté il faut que je relève la tête, comme je l'ai toujours fait.

De toute façon à part une personne qui m'apporte énormément en ce moment par sa présence et son écoute, elle se reconnaîtra, je ne compte plus sur PERSONNE.


dimanche 10 mai 2009

JOLI MOIS DE MAI...


... qui commence sur les chapeaux de roue !


Acte 1 : un petit monstre tout plein de poils en pension chez moi a englouti une quiche saumon-tomates et un plat de pâtes au gratin que j'avais cuisinés avec amour le week-end dernier, espérant ainsi pourvoir à mes repas pour les trois jours à venir.

Résultat : une garde finalement faite pour la gloire étant donné que j'ai perdu trois jours de nourriture et qu'en plus j'ai dû racheter un plat à gratin et un moule à quiche.

Morale de l'histoire : ne sous-estime jamais le pouvoir de séduction d'un plat de pâtes au gratin sur un toutou que j'aurais cru incapable d'atteindre le plan de travail de ma cuisine mais qui, sous le joug de la gourmandise, est parvenu à atteindre sa cible.
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Acte 2 : en milieu de semaine j'ai rendu service à une "connaissance" qui avait besoin d'une plume alerte pour un boulot de création d'un mailing. Il s'agit de broder autour d'un synopsis fourni par le client pour vendre un produit ou service bien précis. Au fait de mes capacités rédactionnelles et aussi de mes difficultés financières du moment, cette "connaissance" m'a contacté et m'a proposé de tenter une collaboration qui pourrait se renouveler si le résultat s'avérait lui convenir.

J'ai beaucoup douté quant à ma capacité à la "créativité" et à écrire sur un sujet que je ne maîtrise pas. Mais je n'avais rien à perdre à tenter le coup, bien au contraire, alors j'ai donné mon accord.

Résultat : cinq heures de travail pour rédiger quatre pages à la sauce market*ng, langage que je ne pratique pas habituellement mais la "connaissance" m'avait envoyé quelques exemples sur lesquels m'appuyer.

Morale de l'histoire : Toujours croire en sa capacité à se surprendre. Ne jamais négliger le moindre potentiel que, sous prétexte que nous ne l'avons pas exploité, nous pensons inexistant. Visiblement mon travail a donné satisfaction puisque ce week-end je me suis retrouvée avec un second mailing à créer, avec cette fois minimum 8 pages à rendre !
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Acte 3 : le dernier entretien dans le cadre du bilan de compétences a eu lieu jeudi et je suis ravie d'avoir enfin terminé cette étape. La conseillère commençait sérieusement à me courir sur le haricot à toujours chercher à me décourager dans mes projets. J'ai eu du mal à lui faire comprendre que ma reconversion ne visait pas nécessairement de multiplier mon salaire mais que je souhaitais avant tout m'orienter vers une profession que j'aimerais et qui répondra à mes aspirations profondes.

Résultat : elle rédige la synthèse et nous nous reverrons dans quelques semaines pour qu'elle me la remette. Je ne pense pas en apprendre grand-chose puisque tout a été dit pendant les entretiens.

Morale de l'histoire : Ne pas se laisser polluer ni influencer par les avis extérieurs décourageants ou négatifs. Défendre ses convictions et foncer vers ses objectifs la tête haute, avec courage et détermination.
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Acte 4 : jeudi encore mon dernier employeur, à savoir l'A*roport, m'a contacté à nouveau pour un court remplacement à effectuer en intérim, pendant deux semaines, à la Direction. Il s'agit de commencer demain. Financièrement cela ne m'apportera pas davantage, puisque de toute façon je ne vais travailler que deux semaines et que les Ass*dic complèteront par les indemnités sur le reste du mois et que donc je ne gagnerai pas plus que ce qu'ils me versent habituellement.

Résultat : j'ai accepté. J'ai envie de retrouver l'émulation du travail, l'ambiance. Je n'arrive pas en terrain inconnu et je vais retrouver des personnes que j'apprécie beaucoup et même des copines. Ce choix est aussi stratégique : l'A*roport fait régulièrement appel à moi depuis la fin de ma dernière mission, ce qui prouve qu'il reconnait mes compétences professionnelles. J'ai déjà refusé un poste car il ne me convenait pas, là, s'agissant d'une mission courte, même si le poste ne me convient pas davantage, il s'agit de rendre service.

Morale de l'histoire : quels que soient les griefs intervenus dans la relation professionnelle, faire en sorte de toujours garder de bonnes relations avec les anciens employeurs. On ne sait jamais de quoi l'avenir sera fait et quand l'heure de la reprise aura sonné, peut-être alors qu'une opportunité professionnelle à long terme s'offrira à moi, l'employeur connaissant déjà mon professionnalisme, ma fiabilité et ma disponibilité.
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Acte 5 : jeudi toujours - décidément quelle journée !! Monsieur m'appelle à l'heure du déjeuner. Il est en congés jeudi et vendredi. Il m'annonce brièvement son emploi du temps du jeudi, alors même que je ne lui demande rien. Puis il me dit qu'il aimerait bien que je vienne dormir chez lui le soir-même. Depuis notre rapprochement qui date maintenant de quatre mois, c'est la première fois qu'il me fait cette proposition.

Résultat : j'ai suivi mon coeur, je n'ai pas hésité une seconde. Les réticences dont j'étais la proie voilà encore quelques semaines sont tombées. Aujourd'hui, considérant notre complicité grandissante, le fait de dormir chez lui ne représentait plus vraiment un cap mais juste une formalité.

Nous avons cuisiné et dîné ensemble, nous nous sommes couchés tôt, évidemment comme je suis habituée à dormir seule j'ai eu un peu de mal à trouver le sommeil -lui aussi d'ailleurs. Le lendemain nous nous sommes levés aux aurores, il est lève-tôt tout comme moi, avons fait du sport - pour de vrai - et avons passé une bonne partie de la journée ensemble, jusqu'à ce qu'il parte jouer au squash avec une amie en fin d'après-midi.

Bien sûr nous avons discuté aussi. Il continue d'affirmer qu'il est incapable de tomber amoureux, incapable d'accorder à nouveau sa confiance à une femme... Rien de neuf sous le soleil donc !

Nous avons beaucoup ri lorsqu'il a sorti son petit carnet dans lequel il note les meilleures bourdes de ses collègues... Des dizaines de pages noircies de néologismes surprenants et d'expressions déformées ou mal utilisées. Je lui ai suggéré de tout envoyer à un éditeur pour en faire un bouquin !

Il s'est tellement imprégné de ces petites phrases cultes presque "vandammesques" que le soir il n'a rien trouvé de mieux que de me proposer, pour accompagner la viande d'agneau, du "riz balsamique". Et hop, une de plus dans le petit carnet rouge !

Morale de l'histoire : "Tout vient à point à qui sait attendre"...


samedi 2 mai 2009

VOUS PERMETTEZ, MONSIEUR...

... que je vous consacre tout un post ?

J'ai envie d'évoquer ici ma relation avec Monsieur, cela faisant un moment que je la passais sous silence.

Notre histoire est toute particulière mais tellement intéressante, voire "thérapeutique", pour lui comme pour moi.

Cela fait plusieurs semaines que nos rapports sont redevenus platoniques. Et quelque part, cela ne rend notre lien que plus pur !

Bien sûr le désir est présent, intense, d'autant que nous sommes tous deux très libres et pas du tout pudiques l'un envers l'autre, nous parlons librement de se*e, de nos fantasmes. Lorsque par hasard nos corps se frôlent il arrive que nos mains s'égarent.

Nous nous retrouvons chez lui un jour par semaine, lorsqu'il est de repos. Nous faisons du sport, nous déjeunons en tête-à-tête, nous nous détendons au bord de la piscine si la météo le permet, sinon dans le salon, devant un film.

Nous partageons tant de confidences, il est vraiment l'homme auquel je raconte tout, auquel je déverse sans aucun fard mes joies, mes doutes, mes peines, mes questionnements. Il m'écoute sans me juger, parfois me conseille, me donne son avis, me prévient. Il ne parle jamais pour ne rien dire, chaque parole a sa portée.

Lui aussi n'hésite plus à faire tomber le masque, il se confie en toute intimité, en toute liberté, laisse parfois échapper des larmes, surtout lorsqu'il évoque son jeune frère, décédé du S*DA, lorsqu'il me fait part de ses regrets, de ce qu'il aurait aimé lui dire s'il en avait eu le temps. Désormais il ne me cache plus ses larmes, il sait que je les reçois comme des cadeaux de la part d'un homme dont j'apprécie tant la sensibilité.

Il est toujours aux petits soins pour moi, sans en faire trop pour autant, en me laissant respirer et en me remettant à ma place quand c'est nécessaire, en affirmant son caractère bien trempé. Il sollicite mon avis dans ses idées de décoration intérieure ou m'emmène avec lui choisir les fleurs pour son jardin et tient compte de mes suggestions.

Chaque semaine il évolue dans le bon sens, il guérit de l'immense souffrance que lui a causé le départ sans explication de son ex-compagne, il y a un an. Elle a cherché à le joindre la semaine dernière, après quasiment un an de silence. Il n'a pas répondu et lui a envoyé ensuite un sms lui indiquant qu'elle pouvait effacer son numéro et il l'a prié de ne plus jamais le contacter.

Depuis il est comme soulagé d'un poids, conscient d'avoir tourné une page de son existence. Il va de mieux en mieux et cette réappropriation de son estime de lui-même se lit même sur son visage. Ses traits sont moins tirés, il rit beaucoup plus, se lâche, se détend. Il me dit que je ne suis pas étrangère à ce mieux-être, que par mes analyses, par le regard que je porte sur lui et ma façon de voir à l'intérieur de lui, par le fait aussi que je n'hésite pas à lui exprimer combien je le trouve beau, dans tous les sens du terme, il reprend confiance en lui.

Il ne reste plus à son esprit qu'à retrouver la connexion avec son corps et son désir pour qu'il puisse envisager à nouveau l'amour. Pour l'instant c'est trop tôt, il est encore effrayé par l'idée de s'attacher, de s'engager.

Pour ma part, je grandis à son contact. Il m'a énormément aidé à surmonter le traumatisme engendré par ma relation avec Ex C&T. Il me fait du bien en appréciant chez moi mon esprit, mon intellect, mes capacité d'écoute et d'analyse avant mon physique.

Parfois il se dévalorise, il se demande ce que je fais avec lui, pourquoi je l'apprécie, alors qu'il n'est pas à même de me satisfaire physiquement. Je lui réponds alors que des relations basées uniquement sur le s*xe, j'en ai connu suffisamment pour savourer d'autant plus ce que je vis avec lui aujourd'hui. J'ajoute que je préfère mille fois avoir à faire à un homme qui réfléchit avec sa tête plutôt qu'avec son entrejambe et qui par là-même voit autre chose en moi qu'un objet de désir.

Il m'incite à rencontrer d'autres hommes pour peut-être tomber amoureuse et retrouver les joies d'une vie de couple. En même temps nous savons lui comme moi que nous n'avons pas envie de "nous perdre". Sans nous l'être avoués clairement, il est des signes qui ne trompent pas et qui marquent l'attachement, qui nous permettent de le matérialiser autrement que par les mots qui nous effraient.

Nous avons décidé ensemble d'organiser prochainement un barbecue chez lui afin que nous nous présentions nos amis. Cela aura lieu courant mai.

Il ne me restera alors que sa fille à rencontrer, il me la cache précieusement, ce qui me fait dire que finalement, je ne suis pas "une amie comme les autres" puisque les autres femmes qui appartiennent à son cercle amical la connaissent.

Au fond, j'ai l'impression de ne subir aucun manque avec lui, tant il m'enrichit de par ce qu'il est. Je n'ai envie de rien de plus que ce qu'il me donne, pour l'instant en tout cas, je me sens heureuse et épanouie et ce "sevrage" intime me fait le plus grand bien !

Et puis je ne me prive pas de vivre, je sors, alors évidemment je rencontre d'autres hommes, je ne me ferme pas à une rencontre mais disons que je préfère les challenges... Et quelque part Monsieur en est un !!

Comme l'a constaté ma thérapeute, j'ai une capacité d'auto-protection telle que lorsque je ne serai plus satisfaite par mon histoire avec Monsieur et que je n'aurai plus envie d'attendre ou d'espérer, je prendrai alors les décisions qui s'imposeront...