Mon quotidien étant bien rempli tout en restant relativement banal et sans grande nouveauté, je n'ai pas envie de publier un billet relatant mes faits et gestes récents.
Aucune bonne nouvelle n'est venue étayer ma vie professionnelle alors je continue inlassablement à envoyer des CV et à me rappeler au bon souvenir des agences d'intérim. Malheureusement
le calme qui règne déjà depuis le début de l'année sur le marché de l'emploi ne fait que s'accroître avec la belle saison qu'est l'été, où la C*te d'Az*r ne vit plus qu'au rythme des touristes.
Je me sens bien, je suis heureuse et je réalise que cet état si simple m'était jusqu'alors étranger. Mes journées se ressemblent et c'est là où j'aimerais que les choses changent bien sûr. J'aimerais pouvoir raconter mes journées de travail à Mon Homme le soir, les anecdotes et les fous rires avec les collègues, les clash et les doutes également.
Mais malgré cette insatisfaction professionnelle et cette frustation de ne pas me réaliser, de ne pas faire partager mon expérience et de ne pas connaître cette émulation intellectuelle collective que peut générer un bon job, j'ai le sourire et surtout, surtout...
je n'ai pas peur de l'avenir et surtout, surtout... je ne cogite pas, mon cerveau est apaisé, je ne tergiverse pas en permanence, du coup j'ai même retrouvé le sommeil !Je suis convaincue que cette situation va évoluer et que ce n'est qu'une question de temps.
J'ai confiance en moi, en mon parcours, en mes compétences et je sais qu'un employeur finira par les reconnaître.
Ce qui a changé ?
Depuis six semaines je suis accompagnée dans mon quotidien par un homme qui parvient petit à petit à faire voler en éclats certaines idées reçues, certaines certitudes que j'entretenais vis-à-vis de moi. Le tout sans violence, ni manipulation, juste en étant lui-même.Depuis six semaines
nous nous comportons comme un couple "traditionnel", nous retrouvant chez l'un ou chez l'autre chaque soir, dormant ensemble chaque nuit, partageant nos week-ends parfois seuls, parfois avec ses amis ou les miens et bientôt avec sa famille puis la mienne.
Depuis six semaines j'ai beau chercher quelque chose qui cloche, je ne trouve rien. Depuis six semaines il me manque cruellement dès qu'il n'est pas avec moi, que ce soit lorsqu'il part en déplacement pour plusieurs jours ou lorsqu'il part le matin au bureau tout en sachant qu'il va rentrer dans quelques heures.
Depuis six semaines je ne ressens plus le besoin de m'enfermer dans ma bulle, de m'isoler, de passer une soirée seule chez moi à bouquiner ou à mâter des séries.
Au contraire je n'envisage pas un jour ou une soirée sans lui.Je n'ai plus peur de vivre une histoire "simple" qui ne soit pas faite de passion, d'interdit, d'inaccessibilité.Je n'ai plus peur de la routine, du quotidien, au contraire je m'y sens très bien, rassurée.Je prends plaisir à profiter du temps libre lié au chômage pour préparer de bons petits plats, rendre nos intérieurs plus agréables à vivre, préparer de petites surprises... Tout ce qui jusqu'à maintenant ne me venait pas naturellement et même me pesait.
Jamais je n'aurais pensé être capable de vivre aussi bien ce statut de "femme au foyer" aux petits soins pour son homme et leurs nids.Depuis six semaines, malgré cette routine installée très rapidement, nous nous regardons avec toujours autant d'amour, nous partageons toujours autant de gestes de tendresse, de baisers, d'attentions.
Rien ne s'étiole, tout se confirme et devient chaque jour plus solide, plus intense.Tout est bien réel, sincère et au fond, je me rends compte qu'il est bien plus exaltant de vivre cette simplicité plutôt que la passion... C'est plus reposant, plus équilibrant, plus rassurant. Les rôles sont répartis à égalité, point de question de contrôle, de pouvoir, de moments, de frustations, de
"est-ce que je peux l'appeler maintenant" ou de
"j'ai envie de l'entendre, de le voir mais c'est impossible" ou de
"encore un week-end sans lui"...
Toutes ces peines que j'ai vécues auparavant, toutes ces histoires scabreuses qui me menaient droit dans le mûr avant même qu'elles aient commencé mais vers lesquelles j'accourais, comme si je recherchais sciemment la souffrance...
Ces quelques relations moins compliquées aussi que j'ai connues mais avec des personnes qui ne me convenaient pas car soit manquant de caractère ou soit au contraire trop affirmées au risque de me réduire à néant dans le duo "couple"...
Ce parcours sentimental houleux et chargé qui m'a amené plusieurs fois à prendre mes valises et à tout quitter, pour me reconstruire ailleurs, là où les lieux sont vierges de souvenirs, là où le risque de rencontrer l'autre n'existe pas...
Aujourd'hui je crois plus que jamais au destin et au concept de la résilience développé par Boris Cyr*lnik. Je réalise que tout ce chemin a été parcouru à bon escient, juste pour m'amener à Lui, alors que j'avais plus ou moins renoncé à la vie à deux, m'envisageant célibattante avec un amant de temps en temps.
Toutes ces histoires avortées, toutes ces déceptions, toutes ces larmes, m'ont permis de me construire et surtout
m'ont empêché de me lancer trop prématurément dans des responsabilités ou des engagements qui auraient freiné mon évolution personnelle.Peut-être qu'aujourd'hui je suis enfin prête, d'où ce coup de foudre totalement inespéré pour un homme qui répond en tout à mes attentes et qui fait écho à mes propres valeurs et à ma vision du couple et de la meilleure façon pour entretenir la flamme...
Alors mon message est certes affligeant de banalité mais en gros, il confirme qu'il ne faut jamais perdre espoir...L'amour peut survenir à tout âge, en toute cirsconstance.
Il faut juste être prêt à le recevoir et ce n'est pas forcément pas parce que nous croyons l'être que nous le sommes vraiment...NB : De*zer a tout changé, je n'arrive plus à mettre un lecteur musical alors si quelqu'un peut m'expliquer... Je suis certes amoureux mais toujours blonde !