Les devises

"On ne naît pas femme, on le devient"
"Ce qui ne nous tue pas nous rend plus forts"

vendredi 31 juillet 2009

HOLIDAY... CELEBRATE...

Voilà le début des vacances après une petite semaine de travail pour moi et une longue année de labeur pour Mon Homme...

Après ces trois dernières semaines riches en sorties et surtout festivals musicaux estivaux - pas moins de 9 concerts - nous nous apprêtons à gagner la région C*ntre pendant une semaine pour rendre visite à ma famille et donc effectuer les présentations officielles de Mon Homme à celle-ci.

Je n'ai aucune appréhension ! Ce midi encore nous avons déjeuné en compagnie de deux amies qui ne le connaissaient pas et ensuite, en aparté, elles ont été dithyrambique à son égard.

Pas le temps pour écrire davantage, les valises vides n'attendent que de se remplir...

Bonnes vacances à vous tous et même si pas de voyage ou de départ, pensez à vous dépayser de temps à autre dans vos esprits, c'est tout de même efficace (et gratuit !)...

lundi 20 juillet 2009

RENCONTRE AVEC MAMI*A...

Pour le grand week-end du 14 juillet Mon Homme et moi sommes partis direction l'Italie, pour voir sa famille et donc officialiser notre couple et permettre à ses proches de mettre un visage sur mon nom.

Pendant quatre jours j'ai été baignée d'amour, couverte d'attentions, de baisers, de chaleureuses accolades, le tout sous le regard radieux et apaisant de Mon Homme.

J'ai rencontré Mami*a, surnommée ainsi du fait de sa petite taille, la soeur, le neveu de Mon Homme, ainsi que des cousins, cousines, oncles et tantes. Mon Homme ayant perdu son papa voilà un an et demi, je n'en ai vu que des photos.

Aujourd'hui je comprends encore mieux pourquoi Mon Homme est tel qu'il est, avec ce coeur énorme, cette simplicité rassurante, cette présence complaisante et déterminée. Je mesure un peu plus la chance immense qui m'a été donnée de le trouver sur ma route et cette porte qui s'ouvre vers cette nouvelle "famille".

J'ai pleuré au moment de partir, je n'avais plus envie de rentrer, je me sentais chez moi. Mami*a m'a offert en quatre jours bien plus de tendresse que ma propre mère dans toute sa vie. Ce plein d'amour m'a émue aux larmes, que je n'ai pu contenir lorsque Mami*a m'a remis entre les mains un superbe présent et m'a serré très fort en me disant combien elle est pressée de me revoir.

J'ai réalisé combien dans cette vie rien n'arrive vraiment par hasard. Quand ma grande soeur a décidé de s'expatrier en Angleterre voilà une quinzaine d'années, pour ma part j'ai indiqué à mes proches que si je devais à mon tour faire ce choix de m'acoquiner à une autre culture, ce serait sans hésiter pour l'Italie.

J'adore cette chaleur du coeur, ce dépaysement total alors que l'Italie est à portée de mains, juste une demi-heure de N*ce.

J'adore cette solidarité familiale, cette façon de s'embrasser, de se toucher, de se soutenir.

J'adore cette élégance affichée et revendiquée en toutes circonstances.

J'adore cette langue chantante et ensoleillée qui est bien vite remontée du tréfonds des cinq années où je l'ai étudiée, ce qui fait que j'ai pu bien comprendre et pas mal me faire comprendre.

J'adore cette cuisine méditerrannéenne aux arômes subtils préparée avec amour.

Et je suis folle amoureuse de Mon Homme, chaque réveil à ses côtés est un bonheur incommensurable.

Il a été très ému de la facilité avec laquelle je me suis adaptée et j'ai été adoptée. Cela n'avait pas été aussi facile avec son ex-femme, loin de là. Il a versé quelques larmes lui aussi en me voyant ouvrir les vannes avant le départ. Il est ravi que je me sente si bien dans ses racines, dans son "village", sa culture.

Nous avons décidé, bien sûr juste en l'évoquant et sans y prévoir aucune échéance, que si un jour nous nous marions - hé oui, l'anti-mariage a fait du chemin, y'a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis - ce sera en Italie...

... Ce à quoi Mon Homme a ajouté qu'en plus l'association de mon prénom et de son nom sonne plutôt bien à l'oreille !!


mardi 7 juillet 2009

DESESPOIRS POUR DES ESPOIRS...

Mon quotidien étant bien rempli tout en restant relativement banal et sans grande nouveauté, je n'ai pas envie de publier un billet relatant mes faits et gestes récents.

Aucune bonne nouvelle n'est venue étayer ma vie professionnelle alors je continue inlassablement à envoyer des CV et à me rappeler au bon souvenir des agences d'intérim. Malheureusement le calme qui règne déjà depuis le début de l'année sur le marché de l'emploi ne fait que s'accroître avec la belle saison qu'est l'été, où la C*te d'Az*r ne vit plus qu'au rythme des touristes.

Je me sens bien, je suis heureuse et je réalise que cet état si simple m'était jusqu'alors étranger. Mes journées se ressemblent et c'est là où j'aimerais que les choses changent bien sûr. J'aimerais pouvoir raconter mes journées de travail à Mon Homme le soir, les anecdotes et les fous rires avec les collègues, les clash et les doutes également.

Mais malgré cette insatisfaction professionnelle et cette frustation de ne pas me réaliser, de ne pas faire partager mon expérience et de ne pas connaître cette émulation intellectuelle collective que peut générer un bon job, j'ai le sourire et surtout, surtout... je n'ai pas peur de l'avenir et surtout, surtout... je ne cogite pas, mon cerveau est apaisé, je ne tergiverse pas en permanence, du coup j'ai même retrouvé le sommeil !

Je suis convaincue que cette situation va évoluer et que ce n'est qu'une question de temps. J'ai confiance en moi, en mon parcours, en mes compétences et je sais qu'un employeur finira par les reconnaître.

Ce qui a changé ? Depuis six semaines je suis accompagnée dans mon quotidien par un homme qui parvient petit à petit à faire voler en éclats certaines idées reçues, certaines certitudes que j'entretenais vis-à-vis de moi. Le tout sans violence, ni manipulation, juste en étant lui-même.

Depuis six semaines nous nous comportons comme un couple "traditionnel", nous retrouvant chez l'un ou chez l'autre chaque soir, dormant ensemble chaque nuit, partageant nos week-ends parfois seuls, parfois avec ses amis ou les miens et bientôt avec sa famille puis la mienne.

Depuis six semaines j'ai beau chercher quelque chose qui cloche, je ne trouve rien.

Depuis six semaines il me manque cruellement dès qu'il n'est pas avec moi, que ce soit lorsqu'il part en déplacement pour plusieurs jours ou lorsqu'il part le matin au bureau tout en sachant qu'il va rentrer dans quelques heures.

Depuis six semaines je ne ressens plus le besoin de m'enfermer dans ma bulle, de m'isoler, de passer une soirée seule chez moi à bouquiner ou à mâter des séries. Au contraire je n'envisage pas un jour ou une soirée sans lui.

Je n'ai plus peur de vivre une histoire "simple" qui ne soit pas faite de passion, d'interdit, d'inaccessibilité.

Je n'ai plus peur de la routine, du quotidien, au contraire je m'y sens très bien, rassurée.

Je prends plaisir à profiter du temps libre lié au chômage pour préparer de bons petits plats, rendre nos intérieurs plus agréables à vivre, préparer de petites surprises... Tout ce qui jusqu'à maintenant ne me venait pas naturellement et même me pesait. Jamais je n'aurais pensé être capable de vivre aussi bien ce statut de "femme au foyer" aux petits soins pour son homme et leurs nids.

Depuis six semaines, malgré cette routine installée très rapidement, nous nous regardons avec toujours autant d'amour, nous partageons toujours autant de gestes de tendresse, de baisers, d'attentions. Rien ne s'étiole, tout se confirme et devient chaque jour plus solide, plus intense.

Tout est bien réel, sincère et au fond, je me rends compte qu'il est bien plus exaltant de vivre cette simplicité plutôt que la passion... C'est plus reposant, plus équilibrant, plus rassurant. Les rôles sont répartis à égalité, point de question de contrôle, de pouvoir, de moments, de frustations, de "est-ce que je peux l'appeler maintenant" ou de "j'ai envie de l'entendre, de le voir mais c'est impossible" ou de "encore un week-end sans lui"...

Toutes ces peines que j'ai vécues auparavant, toutes ces histoires scabreuses qui me menaient droit dans le mûr avant même qu'elles aient commencé mais vers lesquelles j'accourais, comme si je recherchais sciemment la souffrance...

Ces quelques relations moins compliquées aussi que j'ai connues mais avec des personnes qui ne me convenaient pas car soit manquant de caractère ou soit au contraire trop affirmées au risque de me réduire à néant dans le duo "couple"...

Ce parcours sentimental houleux et chargé qui m'a amené plusieurs fois à prendre mes valises et à tout quitter, pour me reconstruire ailleurs, là où les lieux sont vierges de souvenirs, là où le risque de rencontrer l'autre n'existe pas...

Aujourd'hui je crois plus que jamais au destin et au concept de la résilience développé par Boris Cyr*lnik. Je réalise que tout ce chemin a été parcouru à bon escient, juste pour m'amener à Lui, alors que j'avais plus ou moins renoncé à la vie à deux, m'envisageant célibattante avec un amant de temps en temps.

Toutes ces histoires avortées, toutes ces déceptions, toutes ces larmes, m'ont permis de me construire et surtout m'ont empêché de me lancer trop prématurément dans des responsabilités ou des engagements qui auraient freiné mon évolution personnelle.

Peut-être qu'aujourd'hui je suis enfin prête, d'où ce coup de foudre totalement inespéré pour un homme qui répond en tout à mes attentes et qui fait écho à mes propres valeurs et à ma vision du couple et de la meilleure façon pour entretenir la flamme...

Alors mon message est certes affligeant de banalité mais en gros, il confirme qu'il ne faut jamais perdre espoir...

L'amour peut survenir à tout âge, en toute cirsconstance.

Il faut juste être prêt à le recevoir et ce n'est pas forcément pas parce que nous croyons l'être que nous le sommes vraiment...



NB : De*zer a tout changé, je n'arrive plus à mettre un lecteur musical alors si quelqu'un peut m'expliquer... Je suis certes amoureux mais toujours blonde !

mercredi 1 juillet 2009

YOU ARE NOT ALONE

Vendredi 26 juin, 6h00 du matin... Je me prépare avant le départ en week-end à To*louse, dans la salle de bains.

Depuis le salon, Mon Homme m'interpelle : "Mich*el Jack*on est mort !".

Je lui demande s'il plaisante, il me répond : "non, certes il est tôt et je n'ai pas encore pris mon café mais je t'assure que c'est vrai."

Je lâche tout, je cours devant la chaine info. Face à la rétrospective et à toutes les chansons qui passent en boucle, un flot de souvenirs d'enfance et d'adolescence remontent à la surface. Les larmes me montent aux yeux.

Je réalise à quel point cet artiste a accompagné une grand part de ma vie. A 10 ans, avec ma grande soeur, nous écoutions en boucle l'album "Thr*ller" dans notre radio-cassette et dansions dans notre chambre. Je me souviens du clip génialissime de "Thr*ller" que je regardais à moitié cachée derrière mes mains, moitié effrayée et moitié fascinée.

C'est grâce à lui et à Pr*nce également que la musique funk m'est devenue indispensable et j'ai alors jeté mon dévolu sur le premier album solo, "Off the w*ll", un chef-d'oeuvre.

Depuis, pas une soirée sans Michael, pas une compilation faite maison sans au moins un titre de Michael, la veille du départ à Toulo*se encore, en gravant un CD pour la voiture, j'ai choisi deux morceaux de Michael, alors même qu'il était en train de rendre l'âme.

Ensuite évidemment il y eu les dérives, les polémiques, le mal être, la déchéance physique. Je ne porte aucun jugement et personne ne devrait se le permettre. Je veux retenir l'immense artiste, le génial danseur, l'éternel enfant maltraité et ridiculisé par un père tyrannique qui battait ses petits prodiges à coups de ceinture pour qu'ils travaillent davantage.

Même si j'ai passé un excellent week-end par ailleurs, parce que nous avons fait un peu de tourisme, un peu de soldes et que j'ai revu ma meilleure amie et sa famille et qu'il s'agissait du premier week-end en "extérieur" avec Mon Homme, cet événement a fait remonter une certaine mélancolie et j'ai pris conscience de l'ampleur de l'oeuvre du chanteur et de la place qu'il occupait dans mes souvenirs.

Je n'oublierai jamais ce que je faisais et où je me trouvais ce 26 juin 2009, lorsque j'ai appris le décès de Micha*l Jack*on... Et quand je constate la tristesse que m'a procuré cette disparition, je me demande comment je réagirai le jour où c'est Pr*nce qui partira...