Les devises

"On ne naît pas femme, on le devient"
"Ce qui ne nous tue pas nous rend plus forts"

samedi 2 mars 2013

BONNE ANNEE !!!

Bon, je sais, j'ai juste trois mois de retard, mais c'est la première fois que j'ai le temps de passer par ici depuis le début de l'année !

La nouvelle vie de maman n'est pas de tout repos.

Pour celles et ceux qui ne me suivent pas sur mon autre blog ou sur réseau social, voici en résumé ce qui s'est passé suite au précédent post.

Notre petite Séréna a regagné notre foyer le 14 décembre. Cela fût une grande joie de partager les fêtes de fin d'année avec elle. Evidemment la famille et les amis ont défilé jusqu'à mi-février.

Les premiers mois de vie de notre princesse sont difficiles. Elles souffrent de coliques terribles, en particulier le soir. Elle a donc du mal à se coucher et à dormir. Nous avons été plutôt mal conseillés jusqu'à présent par les différents professionnels que nous avons consultés. Homme et moi sommes littéralement sur les rotules. Alors désormais nous suivons notre instinct et faisons au mieux pour la soulager. Elle vient d'avoir trois mois et les choses semblent évoluer dans le bon sens, doucement mais sûrement.

En dehors de ces soirées tumultueuses, elle est un petit ange qui évolue, commence à gazouiller et à sourire. 

Pour ma part, les suites post partum ont donc été compliquées. J'ai passé le mois de janvier à consulter moults médecins. Jamais de ma vie je n'en avais vu autant ! La myocardiopathie est en train de guérir et côté reins, tout est rentré dans l'ordre aussi. J'ai appris que je ne pourrai pas avoir d'autre enfant. En même temps, ce n'était pas à l'ordre du jour mais tout de même, il a fallu encaisser la nouvelle.  

Du fait de tous les événements traumatisants survenus ces derniers mois et de la fatigue liée aux soucis gastriques de notre fille, j'ai développé une dépression post partum. Depuis peu je suis suivie par une psychologue qui m'aide à surmonter ce passage difficile, mon souhait étant de pouvoir intégrer sereinement ces épreuves au fil de mon existence et de trouver la sérénité nécessaire pour le moment où ma fille me demandera de lui raconter sa venue au monde.

J'ai eu du mal à créer un vrai lien avec elle mais depuis deux semaines, je sens que la complicité commence à se mettre en place. Je me découvre un amour incommensurable pour ma fille.

Il n'empêche que j'ai encore besoin de me préserver mes petits moments à moi et donc, ce week-end, Homme est parti en Italie avec sa fille et j'ai choisi de rester à la maison pour dormir, avant tout, et me recentrer un peu sur moi. Et ça fait un bien fou ! Bien sûr mes deux amours me manquent à en crever, mais il était nécessaire que je me coupe de mon quotidien pour mieux le retrouver ensuite.

Côté boulot enfin, je devrais reprendre début mai, puisque j'ai pris quelques congés à l'issue du congé maternité qui se termine, lui, fin mars. Je vais rester dans la même entreprise mais sur un nouveau poste, car je souhaite me mettre en 4/5ème mais c'était impossible sur mon poste actuel, et je ne veux plus me tuer au boulot maintenant que je suis maman et que j'ai la santé un peu plus fragile qu'avant du côté de mon coeur notamment. Nous avons trouvé une super nounou pour notre fille qui sera entre de bonnes mains. 

Voilà... Tout est en train de rentrer dans l'ordre, la vie familiale se met en place petit à petit. Ce n'est pas facile tous les jours mais la maternité est une aventure fascinante et comme toute aventure, elle compte son lot de suprises, bonnes comme moins agréables... C'est là tout le piment de la vie !

 

lundi 10 décembre 2012

SURPRISE !

Et voilà ! Ca c'est fait !

Bon, certes, notre petit colis a pointé le bout de son nez avec deux mois d'avance.

L'accouchement s'est déroulé dans des circonstances très difficiles que je vais résumer très rapidement.

Le 19 novembre, le gynéco m'a fait hospitaliser en urgence pour de l'hypertension, dangereuse pendant la grossesse. Au fil des heures j'ai commencé à gonfler à cause d'oedèmes, d'abord au visage, puis autour des reins et du coeur. Puis les analyses de sang et d'urine ont révélé des anomalies. Le diagnostic a été vite posé : pré-éclampsie.

Le jeudi 22 novembre en fin de matinée, j'ai été transférée dans un autre hôpital, spécialisé dans les accouchements prématurés - j'étais alors à 33 semaines. Face au monitoring qui montrait un foetus de moins en moins réactif, et à mes oedèmes qui commençaient à me mettre en danger, décision à été prise de pratiquer une césarienne l'après-midi même.

Séréna est donc née le 22 novembre à 16h57, tout s'est passé très vite... Elle pesait 1,790kg pour 42cm. Quand je l'ai entendue pleurer, j'ai réalisé tout ce qui venait de se passer et quand je l'ai vue pour la première fois, j'ai pleuré toutes les larmes de mon corps, j'ai relâché cette pression des trois jours précédents, qui avaient été si intenses.

 
Séréna est, depuis sa naissance, hospitalisée en service de néonatologie, le temps de prendre des forces et surtout d'apprendre à s'alimenter de façon autonome, sans sonde gastrique. Elle évolue très rapidement et pèse aujourd'hui 2,230 kg pour 44cm. Elle commence à boire au biberon et réclame la nourriture, ce qui est excellent. Elle est adorable, ne pleure que quand elle a faim, est une petite fille très calme, sereine (ce qui nous laisse à penser que nous avons très bien choisi son prénom !).

Nous passons donc beaucoup de temps auprès d'elle, à l'hôpital, et les liens se crééent très rapidement. Cette bouffée d'amour qui nous est tombée dessus ne fait que croître. Nous fondons face à ce visage, à ces yeux... 

 
Pour ce qui me concerne, les suites de couches sont compliquées et je cours de médecin en médecin. La tension a eu du mal à redescendre, enfin elle est revenue depuis quelques jours à un niveau décent. Mais au hasard d'une visite chez le cardiologue, celui-ci m'a découvert une insuffisance cardiaque, sans doute liée à la grossesse. Une pathologie très rare, appelée myocardiopathie du post partum. Le diagnostic va être confirmé ce mercredi par un autre cardiologue, grand spécialiste qui connait cette maladie. En attendant, j'ai dû cesser l'allaitement, à cause d'une part des médicaments que je dois prendre et d'autre part du danger lié à la production de prolactine, qui serait un facteur aggravant de cette faiblesse cardiaque.

Quelques jours après l'accouchement j'ai subi un gros baby blues, du fait d'une mauvaise prise en charge à l'hôpital d'une part, et de mes angoisses face à mes problèmes de santé d'autre part. J'ai très mal vécu la sensation d'avoir été dépossédée de la fin de ma grossesse. J'étais totalement destabilisée, ne sachant plus si j'étais encore enceinte ou pas, ne supportant pas l'absence de mon enfant. Je me suis prise en main, ai discuté et rencontré des personnes à même de me rassurer, de m'écouter, de me comprendre. Aujourd'hui je vais beaucoup mieux. Je suis bien suivie médicalement, ma fille se porte excellement bien et mon homme et moi sommes plus proches que jamais. Il se révèle vraiment être un papa et un conjoint formidables, ce dont je me doutais déjà.



Nous espérons maintenant que Séréna sera avec nous, à la maison, pour les fêtes... Mais la décision appartient aux médecins et nous la respecterons. Nous sommes en train de finaliser la préparation de sa chambre et l'achat de tout le matériel parce qu'évidemment, arrivée avec deux mois d'avance, rien n'était prêt !

Une nouvelle vie commence, celle de maman... Et elle s'annonce passionnante et pleine d'amour et de joie.

Je l'aime tellement notre famille...