Les devises

"On ne naît pas femme, on le devient"
"Ce qui ne nous tue pas nous rend plus forts"

mardi 2 juin 2009

COUP DE FOUDRE A... LA OU JE VIS !

Mardi 26 mai :

Je suis invitée à un dîner par mon amie italienne. Quelques autres convives sont de la partie, dont un homme dont elle m'a déjà parlé en m'indiquant que nous avions beaucoup de points communs.

Je suis encore légèrement en proie à la grosse crise existentielle survenue le week-end précédent, même si je vais quand même mieux.

Je franchis la porte de chez elle, je suis l'avant-dernière.

Je Le trouve avec une poche de glace sur le crâne. Il se trouve qu'en arrivant et en enlevant ses chaussures, il s'est relevé sans prendre garde à l'angle de la porte métallique légèrement entrouverte du compteur électrique. Il s'est sévèrement cogné et a un peu saigné.

Si ça ce n'est pas un signe de la Flèche de Cupidon qui l'a atteinte non pas dans son coeur mais dans son âme...

Je L'ai vu, je L'ai reconnu sans même l'avoir déjà rencontré, je suis allée vers Lui et me suis occupée de maintenir la glace sur sa tête, tout naturellement.

Assis l'un à côté de l'autre, toute la soirée, à nous dévorer des yeux et à manger les mots de l'autre, nous étions seuls au monde.

A la fin de la soirée, je L'ai raccompagné à sa voiture, nous avons échangé les numéros et à peine chez moi je recevais un sms m'indiquant qu'il avait envie de me revoir, rapidement.

Enfin un homme qui prend des initiatives et qui ne suscite aucune attente ni inquiétude, j'aime...

Nous avons dîné ensemble jeudi soir et vendredi soir nous nous sommes retrouvés pour ne plus nous lâcher de tout le week-end. Vendredi soir nous avons participé à un barbecue chez des amis à lui et là encore, je me sentais vraiment à ma place, à l'aise, comme si eux aussi je les connaissais depuis des lustres.

Je n'ai rien remarqué d'étrange, rien qui m'ait dérangé.

Je n'ai à aucun moment eu envie de me mettre "dans ma bulle", moi qui ai tant besoin de ma solitude.

La chance a continué d'opérer ici et là : rentrer d'une promenade juste avant la pluie, déjeuner au restaurant et oublier de nous faire facturer les desserts, aller au supermarché un samedi et trouver une caisse vide.

Nous avons eu du mal à nous quitter ce matin, alors qu'il partait pour deux jours à Paris pour son travail.

Il me manque atrocement, même s'il est toujours très présent - merci la technologie.

Nous nous retrouvons jeudi soir et ensuite il sera en week-end vendredi midi, nous savourerons cet après-midi ensemble car ensuite samedi matin je prends l'avion direction la capitale pour fêter tout le week-end le mariage d'une grande amie...

... Amie qui était une collègue de travail lors de mes années parisiennes, une femme humble et généreuse, qui a été bien plus présente que ma propre mère lorsque j'ai été au plus mal.

Quand elle m'a appris il y a quelques mois qu'elle allait officialiser avec son compagnon de longue date, j'ai espéré pouvoir m'y rendre mais au vu de ma situation financière inquiétante, il y a quelques semaines je lui ai définitivement fait part de ma réponse négative quant à l'invitation.

Et samedi soir, ce samedi soir où j'étais si mal, elle m'appelle pour m'informer qu'elle m'a pris un billet d'avion et qu'elle m'attend, qu'elle n'envisage pas ce mariage sans ma présence.

J'en ai pleuré de bonheur, touchée en plein coeur, je n'aurais jamais pensé que je le serai à nouveau trois jours plus tard avec ce magnifique représentant de l'Italie qui me comble d'amour et d'attentions.

Je ne me pose aucune question, je n'ai plus peur, je fonce, je vis, je savoure...

Ne me reste plus qu'à confirmer l'opportunité professionnelle évoquée encore une fois ce matin avec l'agent immobilier de mon quartier pour revenir au top...

samedi 23 mai 2009

LE BONHEUR DES UNS...

Depuis un peu plus d'une semaine je ne me sens plus du tout en phase avec le monde qui m'entoure.

J'accumule les déceptions, les déconvenues, les désillusions.

Je m'enferme peu à peu dans un marasme dont j'ai du mal à me délivrer.

N'en déplaisent à celles et ceux qui depuis un certain temps en avaient presqu'assez de me voir heureuse, réjouissez-vous, peut-être que la dépression se rappelle à mon bon souvenir. Réjouissez-vous de mon malheur...

J'ai tout donné, tout fait pour satisfaire mes proches, pour répondre à leurs attentes.

Aujourd'hui, ils semblent ne pas réaliser ce qui est important pour moi et prennent ceci par dessus la jambe, pensant que je vais tout laisser passer, tout pardonner.

Non.

Il en est certain(e)s que je ne reconnais plus.

Il en est certain(e)s qui ne me feraient pas plus de mal en m'enfonçant un poignard dans le coeur et encore, je crois que je préfèrerais car au moins je saurais pourquoi je saigne.

Je n'arrive même plus à aller courir, je cumule les nuits blanches, j'ai du mal à m'alimenter, je maigris, j'enchaîne les crises de migraine.

Je dois absolument me ressaisir.

Seule, coute que coute, avec fierté il faut que je relève la tête, comme je l'ai toujours fait.

De toute façon à part une personne qui m'apporte énormément en ce moment par sa présence et son écoute, elle se reconnaîtra, je ne compte plus sur PERSONNE.