Bilan de la semaine écoulée (je ne me foule vraiment pas en ce moment !)...
J'ai reçu mardi la notification de jugement relative à ma procédure aux Prud'hommes. J'ai été déboutée de ma demande, ce qui ne me surprend guère étant donné que j'ai été très mal défendue par un avocat qui s'est juste mis 1 2050 euros dans les poches et n'a tenu compte d'aucune de mes requêtes.
Heureusement, dès réception de la lettre de mon avocat me recommandant de faire appel, avant même que je n'aie connu la teneur de la décision, j'ai demandé conseil à ma copine avocate. Elle connait le dossier et également l'incompétence de mon avocat et de sa secrétaire aussi aimable qu'un pittbull enragé, puisqu'elle a suivi avec moi mes pérégrinations judiciaires. Son copain, avocat en droit social, reprend le dossier en main, je vais donc faire appel de la décision. Pour ce qui est des honoraires, nous nous arrangerons entre nous, tout ce que je sais c'est que je suis 40 euros au dessus du plafond maximum pour bénéficier d'une aide juridictionnelle partielle.
C'est reparti pour un voire deux ans de procédure...
Cette semaine l'A*roport m'a proposé un nouveau poste, en intérim puis CDI, insistant bien sur l'engagement à long terme. Il s'agit d'un poste d'assistante à la direction de l'A*roport, pour travailler en soutien de l'assistante de direction et du directeur des relations extérieures. La responsable recrutement a insisté sur la grande disponibilité horaire requise sur ce poste ainsi que les 10 ans d'expérience. J'ai pu me procurer par mes contacts internes le profil de poste. Pfiouuu, autant d'expérience pour des missions si basiques, j'ai cru halluciner ! B
Bien sûr, inutile de préciser que pour tous ces pré-requis, le salaire proposé est juste misérable, à savoir en net mensuel 50 € de plus que ce que me filent actuellement les A*sedic. Alors déjà qu'en ce moment je serre toutes les dépenses et que je limite tous les déplacements pour ne faire qu'un plein d'essence par mois et que pour m'en sortir sans trop taper dans le découvert autorisé je dois rendre des petits services à droite et à gauche... En prenant ce poste non seulement je serais passée à trois pleins par mois avec en plus l'impossibilité horaire de continuer les petites prestations qui arrondissent les fins de mois.
Etre dans la merde parce que je ne travaille pas, passe encore, mais être encore plus dans la merde en travaillant, certainement pas...
J'ai donc refusé la proposition, considérant également que je priviligierai un engagement à long terme sur un poste qui le mériterait vraiment, préférant pour l'instant donner la priorité aux missions d'intérim et CDD, puisque suite au bilan de compétences il se peut que j'enchaine sur un congé formation ou sur des études en vue d'une reconversion professionnelle.
Il parait que mon CV "peut faire peur aux employeurs", qu'il faudrait que je l'allège un peu plus, c'est ce que m'a fait comprendre à demi-mots la femme qui me suit dans le cadre du bilan de compétences.
Je refuse de brader mes compétences, acquises au prix de quinze années d'expériences qui ont impliqué un énorme investissement, parfois au prix de ma vie personnelle, des déménagements, des déceptions aussi, mais quoiqu'il en soit un parcours riche. Il est inconcevable que je le mette au placard aujourd'hui, sous le prétexte que certains patrons veulent le beurre et l'argent du beurre.
Tant que je le peux, je me battrai pour ne pas contribuer au système de la crise qui pousse les demandeurs d'emploi à accepter n'importe quel poste, quitte à se dévaloriser professionnellement et à renier sa propre expérience.
J'ai beaucoup vu Monsieur ces derniers jours. Il se trouve qu'il est tombé en panne de voiture jeudi - juste devant chez son concessionnaire, quel veinard ! - que la pièce à remplacer ne sera disponible que mardi et que du coup il s'est retrouvé au chômage technique, puisqu'il est chauffeur de taxi !
Alors jeudi soir il m'a proposé de passer le vendredi en sa compagnie. Comme il est hyper sportif - bien gaulé avec ça - et qu'il a pas mal d'appareils de musculation chez lui, je lui ai demandé de me coacher histoire de muscler les petits bourrelets de l'hiver. J'ai repris le footing de façon intensive depuis lundi mais cela ne suffit pas pour raffermir partout, en particulier le haut du corps.
Donc vendredi nous avons travaillé les abdos, la taille, les cuisses, les fessiers, les biceps-triceps-quadriceps et les dorsaux. Grosse séance !! Il ne plaisante pas le coach peuchère...
Pour le remercier je lui ai cuisiné un bon déjeuner puis nous avons bronzé au bord de la piscine, jusqu'à ce que le soleil se cache, ensuite nous avons papoté sur la terrasse et je suis rentrée chez moi en fin d'après-midi.
Hier j'y suis retournée dans l'après-midi. Je lui avais proposé de lui prêter ma voiture en cas de besoin et il voulait aller chez un pépiniériste acheter des fleurs pour ses vasques. Donc nous voilà partis en vadrouille... Cette fois pas de séance de sport, j'étais trop courbaturée de la veille et lui avait dans les pattes deux séances de squash deux jours d'affilée.
En rentrant nous avons regardé "Sl*mdog Millionnaire", un excellent film - oscarisé maintes fois cette année. Bon, j'ai eu du mal à entrer dedans au départ puis une fois embarquée, j'ai été scotchée. Puis nous avons dîné et hésité entre ciné et télé mais comme rien ne nous plaisait au ciné, nous nous sommes rabattus sur la télé.
Devant les insanités proposées le samedi soir par le paysage audiovisuel, nous avons descendu un bon reste d'une bouteille de blanc ouverte la veille et nous avons eu un peu chaud, j'ai donc attendu d'être bien avant de rentrer chez moi, vers 1h00 du matin.
Encore une fois je ne voulais pas dormir chez lui...
Je suis retournée chez lui pour une bonne séance de sport aujourd'hui, en fin de matinée, cette fois en priorité le haut du corps. Nous avons déjeuné en tête à tête, siesté brièvement.
Puis j'ai eu très envie de rentrer chez moi, de retrouver mon Co*kie et mon cocon. J'ai eu la sensation que ma solitude me manquait, que je me sentais comme embarquée dans une espèce de "pseudo-vie de couple" pour laquelle je ne me sens absolument pas prête - lui non plus d'ailleurs, même si je l'apprécie beaucoup par ailleurs.
En même temps depuis ce matin je me sens prise d'un cafard tenace, peut-être parce que la météo est tristounette... Quand j'ai le vague-à-l'âme ainsi je préfère être seule, ne pas le partager.
J'ai pris conscience que même si la compagnie de Monsieur m'est fort agréable, je me protège énormément et par conséquent je m'interdis trop de promiscuité, trop de tendresse, trop d'habitudes, trop de fréquence.
Et c'est justement parce que sa compagnie est agréable que je me blinde. Je ne veux plus me lancer dans des histoires impossibles, je ne veux plus me brûler les ailes, je veux juste vivre...
J'ai reçu mardi la notification de jugement relative à ma procédure aux Prud'hommes. J'ai été déboutée de ma demande, ce qui ne me surprend guère étant donné que j'ai été très mal défendue par un avocat qui s'est juste mis 1 2050 euros dans les poches et n'a tenu compte d'aucune de mes requêtes.
Heureusement, dès réception de la lettre de mon avocat me recommandant de faire appel, avant même que je n'aie connu la teneur de la décision, j'ai demandé conseil à ma copine avocate. Elle connait le dossier et également l'incompétence de mon avocat et de sa secrétaire aussi aimable qu'un pittbull enragé, puisqu'elle a suivi avec moi mes pérégrinations judiciaires. Son copain, avocat en droit social, reprend le dossier en main, je vais donc faire appel de la décision. Pour ce qui est des honoraires, nous nous arrangerons entre nous, tout ce que je sais c'est que je suis 40 euros au dessus du plafond maximum pour bénéficier d'une aide juridictionnelle partielle.
C'est reparti pour un voire deux ans de procédure...
Cette semaine l'A*roport m'a proposé un nouveau poste, en intérim puis CDI, insistant bien sur l'engagement à long terme. Il s'agit d'un poste d'assistante à la direction de l'A*roport, pour travailler en soutien de l'assistante de direction et du directeur des relations extérieures. La responsable recrutement a insisté sur la grande disponibilité horaire requise sur ce poste ainsi que les 10 ans d'expérience. J'ai pu me procurer par mes contacts internes le profil de poste. Pfiouuu, autant d'expérience pour des missions si basiques, j'ai cru halluciner ! B
Bien sûr, inutile de préciser que pour tous ces pré-requis, le salaire proposé est juste misérable, à savoir en net mensuel 50 € de plus que ce que me filent actuellement les A*sedic. Alors déjà qu'en ce moment je serre toutes les dépenses et que je limite tous les déplacements pour ne faire qu'un plein d'essence par mois et que pour m'en sortir sans trop taper dans le découvert autorisé je dois rendre des petits services à droite et à gauche... En prenant ce poste non seulement je serais passée à trois pleins par mois avec en plus l'impossibilité horaire de continuer les petites prestations qui arrondissent les fins de mois.
Etre dans la merde parce que je ne travaille pas, passe encore, mais être encore plus dans la merde en travaillant, certainement pas...
J'ai donc refusé la proposition, considérant également que je priviligierai un engagement à long terme sur un poste qui le mériterait vraiment, préférant pour l'instant donner la priorité aux missions d'intérim et CDD, puisque suite au bilan de compétences il se peut que j'enchaine sur un congé formation ou sur des études en vue d'une reconversion professionnelle.
Il parait que mon CV "peut faire peur aux employeurs", qu'il faudrait que je l'allège un peu plus, c'est ce que m'a fait comprendre à demi-mots la femme qui me suit dans le cadre du bilan de compétences.
Je refuse de brader mes compétences, acquises au prix de quinze années d'expériences qui ont impliqué un énorme investissement, parfois au prix de ma vie personnelle, des déménagements, des déceptions aussi, mais quoiqu'il en soit un parcours riche. Il est inconcevable que je le mette au placard aujourd'hui, sous le prétexte que certains patrons veulent le beurre et l'argent du beurre.
Tant que je le peux, je me battrai pour ne pas contribuer au système de la crise qui pousse les demandeurs d'emploi à accepter n'importe quel poste, quitte à se dévaloriser professionnellement et à renier sa propre expérience.
J'ai beaucoup vu Monsieur ces derniers jours. Il se trouve qu'il est tombé en panne de voiture jeudi - juste devant chez son concessionnaire, quel veinard ! - que la pièce à remplacer ne sera disponible que mardi et que du coup il s'est retrouvé au chômage technique, puisqu'il est chauffeur de taxi !
Alors jeudi soir il m'a proposé de passer le vendredi en sa compagnie. Comme il est hyper sportif - bien gaulé avec ça - et qu'il a pas mal d'appareils de musculation chez lui, je lui ai demandé de me coacher histoire de muscler les petits bourrelets de l'hiver. J'ai repris le footing de façon intensive depuis lundi mais cela ne suffit pas pour raffermir partout, en particulier le haut du corps.
Donc vendredi nous avons travaillé les abdos, la taille, les cuisses, les fessiers, les biceps-triceps-quadriceps et les dorsaux. Grosse séance !! Il ne plaisante pas le coach peuchère...
Pour le remercier je lui ai cuisiné un bon déjeuner puis nous avons bronzé au bord de la piscine, jusqu'à ce que le soleil se cache, ensuite nous avons papoté sur la terrasse et je suis rentrée chez moi en fin d'après-midi.
Hier j'y suis retournée dans l'après-midi. Je lui avais proposé de lui prêter ma voiture en cas de besoin et il voulait aller chez un pépiniériste acheter des fleurs pour ses vasques. Donc nous voilà partis en vadrouille... Cette fois pas de séance de sport, j'étais trop courbaturée de la veille et lui avait dans les pattes deux séances de squash deux jours d'affilée.
En rentrant nous avons regardé "Sl*mdog Millionnaire", un excellent film - oscarisé maintes fois cette année. Bon, j'ai eu du mal à entrer dedans au départ puis une fois embarquée, j'ai été scotchée. Puis nous avons dîné et hésité entre ciné et télé mais comme rien ne nous plaisait au ciné, nous nous sommes rabattus sur la télé.
Devant les insanités proposées le samedi soir par le paysage audiovisuel, nous avons descendu un bon reste d'une bouteille de blanc ouverte la veille et nous avons eu un peu chaud, j'ai donc attendu d'être bien avant de rentrer chez moi, vers 1h00 du matin.
Encore une fois je ne voulais pas dormir chez lui...
Je suis retournée chez lui pour une bonne séance de sport aujourd'hui, en fin de matinée, cette fois en priorité le haut du corps. Nous avons déjeuné en tête à tête, siesté brièvement.
Puis j'ai eu très envie de rentrer chez moi, de retrouver mon Co*kie et mon cocon. J'ai eu la sensation que ma solitude me manquait, que je me sentais comme embarquée dans une espèce de "pseudo-vie de couple" pour laquelle je ne me sens absolument pas prête - lui non plus d'ailleurs, même si je l'apprécie beaucoup par ailleurs.
En même temps depuis ce matin je me sens prise d'un cafard tenace, peut-être parce que la météo est tristounette... Quand j'ai le vague-à-l'âme ainsi je préfère être seule, ne pas le partager.
J'ai pris conscience que même si la compagnie de Monsieur m'est fort agréable, je me protège énormément et par conséquent je m'interdis trop de promiscuité, trop de tendresse, trop d'habitudes, trop de fréquence.
Et c'est justement parce que sa compagnie est agréable que je me blinde. Je ne veux plus me lancer dans des histoires impossibles, je ne veux plus me brûler les ailes, je veux juste vivre...