Les devises

"On ne naît pas femme, on le devient"
"Ce qui ne nous tue pas nous rend plus forts"

dimanche 12 avril 2009

LA BRADERIE DE PRINTEMPS

Bilan de la semaine écoulée (je ne me foule vraiment pas en ce moment !)...

J'ai reçu mardi la notification de jugement relative à ma procédure aux Prud'hommes. J'ai été déboutée de ma demande, ce qui ne me surprend guère étant donné que j'ai été très mal défendue par un avocat qui s'est juste mis 1 2050 euros dans les poches et n'a tenu compte d'aucune de mes requêtes.

Heureusement, dès réception de la lettre de mon avocat me recommandant de faire appel, avant même que je n'aie connu la teneur de la décision, j'ai demandé conseil à ma copine avocate. Elle connait le dossier et également l'incompétence de mon avocat et de sa secrétaire aussi aimable qu'un pittbull enragé, puisqu'elle a suivi avec moi mes pérégrinations judiciaires. Son copain, avocat en droit social, reprend le dossier en main, je vais donc faire appel de la décision. Pour ce qui est des honoraires, nous nous arrangerons entre nous, tout ce que je sais c'est que je suis 40 euros au dessus du plafond maximum pour bénéficier d'une aide juridictionnelle partielle.

C'est reparti pour un voire deux ans de procédure...

Cette semaine l'A*roport m'a proposé un nouveau poste, en intérim puis CDI, insistant bien sur l'engagement à long terme. Il s'agit d'un poste d'assistante à la direction de l'A*roport, pour travailler en soutien de l'assistante de direction et du directeur des relations extérieures. La responsable recrutement a insisté sur la grande disponibilité horaire requise sur ce poste ainsi que les 10 ans d'expérience. J'ai pu me procurer par mes contacts internes le profil de poste. Pfiouuu, autant d'expérience pour des missions si basiques, j'ai cru halluciner ! B

Bien sûr, inutile de préciser que pour tous ces pré-requis, le salaire proposé est juste misérable, à savoir en net mensuel 50 € de plus que ce que me filent actuellement les A*sedic. Alors déjà qu'en ce moment je serre toutes les dépenses et que je limite tous les déplacements pour ne faire qu'un plein d'essence par mois et que pour m'en sortir sans trop taper dans le découvert autorisé je dois rendre des petits services à droite et à gauche... En prenant ce poste non seulement je serais passée à trois pleins par mois avec en plus l'impossibilité horaire de continuer les petites prestations qui arrondissent les fins de mois.

Etre dans la merde parce que je ne travaille pas, passe encore, mais être encore plus dans la merde en travaillant, certainement pas...

J'ai donc refusé la proposition, considérant également que je priviligierai un engagement à long terme sur un poste qui le mériterait vraiment, préférant pour l'instant donner la priorité aux missions d'intérim et CDD, puisque suite au bilan de compétences il se peut que j'enchaine sur un congé formation ou sur des études en vue d'une reconversion professionnelle.

Il parait que mon CV "peut faire peur aux employeurs", qu'il faudrait que je l'allège un peu plus, c'est ce que m'a fait comprendre à demi-mots la femme qui me suit dans le cadre du bilan de compétences.

Je refuse de brader mes compétences, acquises au prix de quinze années d'expériences qui ont impliqué un énorme investissement, parfois au prix de ma vie personnelle, des déménagements, des déceptions aussi, mais quoiqu'il en soit un parcours riche. Il est inconcevable que je le mette au placard aujourd'hui, sous le prétexte que certains patrons veulent le beurre et l'argent du beurre.

Tant que je le peux, je me battrai pour ne pas contribuer au système de la crise qui pousse les demandeurs d'emploi à accepter n'importe quel poste, quitte à se dévaloriser professionnellement et à renier sa propre expérience.

J'ai beaucoup vu Monsieur ces derniers jours. Il se trouve qu'il est tombé en panne de voiture jeudi - juste devant chez son concessionnaire, quel veinard ! - que la pièce à remplacer ne sera disponible que mardi et que du coup il s'est retrouvé au chômage technique, puisqu'il est chauffeur de taxi !

Alors jeudi soir il m'a proposé de passer le vendredi en sa compagnie. Comme il est hyper sportif - bien gaulé avec ça - et qu'il a pas mal d'appareils de musculation chez lui, je lui ai demandé de me coacher histoire de muscler les petits bourrelets de l'hiver. J'ai repris le footing de façon intensive depuis lundi mais cela ne suffit pas pour raffermir partout, en particulier le haut du corps.

Donc vendredi nous avons travaillé les abdos, la taille, les cuisses, les fessiers, les biceps-triceps-quadriceps et les dorsaux. Grosse séance !! Il ne plaisante pas le coach peuchère...

Pour le remercier je lui ai cuisiné un bon déjeuner puis nous avons bronzé au bord de la piscine, jusqu'à ce que le soleil se cache, ensuite nous avons papoté sur la terrasse et je suis rentrée chez moi en fin d'après-midi.

Hier j'y suis retournée dans l'après-midi. Je lui avais proposé de lui prêter ma voiture en cas de besoin et il voulait aller chez un pépiniériste acheter des fleurs pour ses vasques. Donc nous voilà partis en vadrouille... Cette fois pas de séance de sport, j'étais trop courbaturée de la veille et lui avait dans les pattes deux séances de squash deux jours d'affilée.

En rentrant nous avons regardé "Sl*mdog Millionnaire", un excellent film - oscarisé maintes fois cette année. Bon, j'ai eu du mal à entrer dedans au départ puis une fois embarquée, j'ai été scotchée. Puis nous avons dîné et hésité entre ciné et télé mais comme rien ne nous plaisait au ciné, nous nous sommes rabattus sur la télé.

Devant les insanités proposées le samedi soir par le paysage audiovisuel, nous avons descendu un bon reste d'une bouteille de blanc ouverte la veille et nous avons eu un peu chaud, j'ai donc attendu d'être bien avant de rentrer chez moi, vers 1h00 du matin.

Encore une fois je ne voulais pas dormir chez lui...

Je suis retournée chez lui pour une bonne séance de sport aujourd'hui, en fin de matinée, cette fois en priorité le haut du corps. Nous avons déjeuné en tête à tête, siesté brièvement.

Puis j'ai eu très envie de rentrer chez moi, de retrouver mon Co*kie et mon cocon. J'ai eu la sensation que ma solitude me manquait, que je me sentais comme embarquée dans une espèce de "pseudo-vie de couple" pour laquelle je ne me sens absolument pas prête - lui non plus d'ailleurs, même si je l'apprécie beaucoup par ailleurs.

En même temps depuis ce matin je me sens prise d'un cafard tenace, peut-être parce que la météo est tristounette... Quand j'ai le vague-à-l'âme ainsi je préfère être seule, ne pas le partager.

J'ai pris conscience que même si la compagnie de Monsieur m'est fort agréable, je me protège énormément et par conséquent je m'interdis trop de promiscuité, trop de tendresse, trop d'habitudes, trop de fréquence.

Et c'est justement parce que sa compagnie est agréable que je me blinde. Je ne veux plus me lancer dans des histoires impossibles, je ne veux plus me brûler les ailes, je veux juste vivre...

dimanche 5 avril 2009

TON AME A HANTE LES COULOIRS DE MON INCONSCIENT PENDANT SI LONGTEMPS...

Ce matin j'ai libéré de façon symbolique mon esprit de l'âme cet enfant mort dont j'ai découvert l'existence la semaine dernière, à savoir le frère ainé de mon père, qui n'a vécu que quelques heures avant de trépasser.

Alors bien sûr, certains sont hermétiques à tout ce qui touche à la psychanalyse, à la généalogie, aux deux et à ceux-là, ceux qui penseraient que j'ai perdu la raison, je leur demande juste de garder pour eux leur avis. Chacun entretient ses propres croyances, respectons-le sans juger.

J'ai écrit une lettre à cet enfant, je lui ai lue à voix haute, étonnamment en pleurant, puis je l'ai brûlée ainsi qu'un petit morceau de ruban qui le représentait.

Depuis je me sens légèrement mélancolique mais après tout, c'est peut-être juste parce que j'ai été très entourée ces derniers jours par mes amis, par Monsieur et qu'aujourd'hui, tous sont partis skier ou bien avaient à faire ailleurs et que du coup, je me retrouve seule avec mon chien et celui d'Ex-Homme.

La semaine a été éprouvante, à tous les niveaux, heureusement encore une fois que mes proches - et je ne parle aucunement là de ma famille de sang mais de celle de mon coeur - sont présents et à mon écoute.

J'ai appris mercredi que la mission que l'a*roport m'avait proposé en février, certes en en repoussant constamment le démarrage mais en insistant sur le fait qu'elle était toujours sur le feu, est finalement purement simplement annulée, comme toute embauche et mission d'intérim, y compris pour les saisonniers.

Retour à la case départ. Sur les conseils de la psychologue qui m'encadre dans le bilan de compétences, j'ai refait mon cv, il brille comme un sou neuf et je m'en vais de ce pas le refaire passer sur tous les sites d'emploi, on ne sait jamais.

Je ratisse large, très large même au niveau des offres, mais la mayonnaise a du mal à prendre, je suis un peu désemparée car jamais auparavant je n'avais eu de mal pour décrocher ne serait-ce que des entretiens...

En attendant le bilan avance, et là aussi je nage en plein doute par rapport à mon avenir professionnel.

Heureusement, il me reste le plus important en cette période difficile mais aussi enrichissante : mes amis.

Ex-Homme et sa présence rassurante. Celui-ci m'a encore assuré que si la précarité de ma situation ne me permettait plus un jour de payer mon loyer, il me réservait sa chambre d'amis pour une colocation, et ce même si sa situation personnelle venait à changer.

Ma copine italienne, qui me fait tellement rire et avec laquelle nous prévoyons d'organiser une fête au mois de mai, histoire de faire se rencontrer des personnes de tous horizons. En attendant elle est venue manger chez Ex-Homme avec moi vendredi soir, ils s'entendent très bien et aujourd'hui, elle a profité du fait qu'Ex-Homme allait skier avec des collègues pour se greffer au groupe, car elle aussi adore descendre les pistes.

Mes anciennes collègues de l'a*roport avec lesquelles j'ai déjeuné jeudi et que je retrouve toujours avec un réel plaisir.

Les autres, tous ceux qui me réconfortent par leurs petits mots sur Faceb*ok et ailleurs.

Et Monsieur, qui m'avait appelé mercredi alors que lui aussi traversait une mauvaise phase. Il a tenu à me répéter que je ne devais pas me fermer à rencontrer d'autres hommes, qu'il n'était pas prêt à s'engager sentimentalement. Puis il m'a exprimé ses doutes par rapport à notre amitié, il a l'impression de ne rien m'apporter.

Je lui ai rappelé que depuis le temps il commence à bien me connaître et qu'il devrait savoir que je ne m'encombre jamais de boulets et encore moins en ce moment où je fais le ménage de printemps dans ma vie.

Il sait aussi que si je ne m'ouvre pas davantage à faire de nouvelles rencontres, c'est tout bêtement parce que je n'en ai pas envie. J'ai d'autres priorités à gérer et je me sens suffisamment bien dans ma vie telle qu'elle est actuellement. Je ne ressens absolument pas de manque au niveau amoureux. Quant à la tendresse physique, Monsieur comble parfaitement mes besoins, même si là encore il en doute.

Hier il m'a rappelé. Il a pris son après-midi de congés et a souhaité partager avec moi une séance de bronzage au bord de sa piscine. J'ai passé un délicieux samedi.

Monsieur souhaiterait rencontrer mon amie italienne et aussi Ex-Homme, car il a compris à quel point ces personnes représentent de vrais soutiens en ce moment. Il a suggéré d'organiser un petit dîner chez lui, lorsque les températures nous permettront de profiter de la terrasse. J'apprécie vraiment cette attention de sa part.

Puis il m'a indiqué qu'il avait pour projet d'organiser une fête chez lui cet été, avec sa fille en "guest star", car celle-ci est chanteuse et se produit régulièrement avec son guitariste dans plusieurs bars de la ville.

Puis il m'a confié que sa fille ne rentrerait pas ce soir-là et il m'a préparé un bon dîner. Je crois qu'il aurait aimé que je passe la nuit chez lui. Mais je suis rentrée chez moi, d'abord parce que je devais récupérer mon chien chez Ex-Homme et ensuite parce que le fait de me réveiller auprès d'un homme représente pour moi un cap symbolique que je ne me sens pas prête à franchir, surtout pas avec Monsieur, j'estime que ce serait mettre en péril le cadre prédéfini de notre relation.

Demain il ne bosse pas alors si la météo continue d'être clémente, peut-être aurai-je droit à une nouvelle séance de bronzage avec lui ? C'est en tout cas ce qu'il a laissé entendre...

Ensuite la semaine recommencera, avec la thérapie d'un côté, le bilan de l'autre, et au milieu la recherche d'emploi...

Ah oui, pour finir, j'ai reçu hier un courrier de mon avocat relatif à la procédure prud'hommale que j'ai intentée voilà un an et demi à l'encontre d'un de mes anciens employeurs. Le jugement a été rendu le 30 janvier mais je n'ai toujours pas reçu la notification. En revanche mon avocat semble en avoir eu connaissance et visiblement ce n'est pas en ma faveur puisqu'il me propose de faire appel, moyennant bien sûr 1 500 € d'honoraires, que j'ai évidemment en ma possession, sinon pourquoi me serrerais-je ainsi la ceinture ? Je lui ai répondu aujourd'hui qu'avant de lui faire part de ma décision définitive, j'aimerais bien recevoir une copie du jugement.

En écoute, Justin Noz*ka... Cette chanson me colle le frisson.