Voilà deux jours que je ne "travaille" plus, enfin j'entends par là que je n'ai plus à me rendre au bureau le matin, à subir un boss lunatique dont l'humeur varie en fonction des cours de la Bourse, à speeder le midi pour rentrer déjeuner chez moi et sortir le chien, à me taper les embouteillages le soir.
Non parce qu'en fait, j'ai beau être chez moi, je ne chôme pas. Seulement j'avance à mon rythme et j'apprécie.
Je continue de me lever très tôt le matin, de toute façon c'est dans ma nature. J'ai toujours été beaucoup plus productive et efficace le matin, donc je respecte mon rythme biologique.
Les après-midis sont plus détendus, consacrés à la lecture et à une bonne marche avec mon chien, sauf quand il pleut des hallebardes comme hier et que du coup je préfère siester.
C'est drôle, je culpabiliserais presque de cette "oisiveté" qui n'est qu'apparente alors qu'après tout, depuis onze mois j'ai bossé non stop et sans vacances.
Je me trouve en phase de transition. J'étudie les différents plans d'action à mettre en oeuvre au niveau professionnel.
1er volet : ma petite société
Depuis le 1er février je suis officiellement chef d'entreprise - comment je me la pète là !! J'ai reçu aujourd'hui mon numéro SIRET et je vais donc passer aux étapes suivantes, à savoir :
- impression de cartes de présentation de la société et de cartes de visites,
- création d'une page Web,
- tournée des boites à lettres, commerçants et personnes influentes sur le domaine où je vis pour distribuer mes cartes et me faire connaître,
- ensuite j'élargirai le territoire de ma prospection,
- je vais étudier les tarifs pour faire passer une annonce dans quelques parutions locales et pour faire fabriquer une plaque magnétique à apposer sur ma voiture.
2ème volet : ma reconversion professionnelle
Une chose m'est désormais certaine : j'ai fait le tour du métier que j'exerce depuis quinze ans. J'ai envie de changer de cap, de m'ouvrir à de nouvelles perspectives.
Pour parvenir à mieux orienter ma réflexion, je vais étudier avec ma boite d'intérim la possibilité d'effectuer un bilan de compétences. J'ai fait mes calculs, j'ai cumulé suffisamment d'heures de mission avec elle pour qu'elle me finance et m'accompagne dans ce projet.
Je vais donc aller la rencontrer rapidement pour en discuter.
La question qui me taraude est : vais-je percevoir mon indemnité de fin de mission ?
L'indemnité de fin de mission représente 10% de la rémunération brute perçue sur l'ensemble de la mission. Pour ce qui me concerne, cela représenterait un mois entier de salaire en plus du salaire du mois de janvier et de l'indemnité de congés payés que je recevrai mi-février. Ceci me permettrait évidemment de voir un peu plus loin financièrement parlant et de tenir plus longtemps sans pression.
Seulement, cette indemnité est versée à condition que la fin de mission soit à l'initiative de l'employeur. Or, souvenez-vous, j'ai quelque peu accéléré l'issue de mon contrat en faisant part voilà quelques mois à mon employeur de mon ennui sur le poste et du fait que j'aimerais le voir évoluer. Depuis je lui ai fait comprendre que je resterai si le poste évolue, je lui ai des propositions en ce sens mais malgré tout il a décidé, à cause de la "crise" soi-disant, de mettre un terme à notre collaboration et de me remplacer par une ressource déjà en poste, ce qui évitera de budgéter un nouveau salaire.
Alors cet employeur va-t'il me faire payer mon ambition ou bien va-t'il considérer qu'après tout, du fait du contexte économique, la fin de mission était inéluctable ?
Suspense... Quoiqu'il en soit, si je ne perçois pas cette indemnité, je vais m'en mordre les doigts...
Ceci dit, mon banquier a quand même eu une bonne surprise la semaine dernière.
Lundi 26 janvier, j'adressais un courrier à la Trésorerie de Mon*pellier pour signifier qu'il n'y avait plus lieu de me prélever la taxe d'habitation pour cette ville, puisque j'ai déménagé depuis décembre 2007. J'ai joint à cette lettre une copie de mon avis d'imposition de 2008 pour la commune où je vis désormais.
Ni une ni deux, trois jours après, mon compte était crédité de l'intégralité du montant de la taxe d'habitation payée pour Mon*pellier !!
3ème volet : des nouvelles plus personnelles
Difficile séance de thérapie aujourd'hui, qui a remué des souvenirs pénibles. Mais nous avançons, petit à petit. Il va falloir que je prenne mon courage à deux mains et que j'appelle ma mère pour lui demander des informations sur ses frères, tous plus tarés et pervers les uns que les autres.
L'éventualité d'une enfance teintée d'un mélange ambivalent de violence et d'amour se précise au fil des semaines, des portes s'ouvrent.
J'attends d'un jour à l'autre le réveil d'Ex C&T lorsqu'il sera convoqué par la Gendarmerie, à priori cela n'a pas encore été le cas.
Quant au Monsieur avec lequel j'ai passé une tendre soirée vendredi, nous n'avons pas eu l'occasion depuis de nous retrouver de façon "intime" mais nous nous sommes revus ce midi et avons partagé un café. Nous nous parlons quotidiennement au téléphone. Il est perturbé, un peu déboussolé par ce "cap" important que nous avons franchis ensemble, il a besoin de temps pour avancer, ceci dit il ne me prend pas en traître, il m'avait prévenue, je connais ses blessures et ses doutes.
Et puis très sincèrement, étant donné que je n'ai pas été épargnée non plus ces derniers temps, ce rythme me convient plutôt bien.
J'aimerais bien passer une nuit avec lui et me réveiller à ses côtés pour la première fois, mais les choses ne sont pas simples - mais après tout, je ne suis pas abonnée à la simplicité moi. Monsieur a une grande fille qui vit avec lui, il ne veut pas lui imposer ma présence aussi vite et il ne veut pas non plus découcher quand elle est présente sous son toit - je comprends aisément ces règles et les respecte.
Je m'adapte, l'essentiel étant que nous puissions échanger régulièrement et en toute sincérité sur nos états d'âme, nos envies et sur des anecdotes plus légères du quotidien.
Et pour terminer, une question : où est Cristophe ? Son site est fermé...
Non parce qu'en fait, j'ai beau être chez moi, je ne chôme pas. Seulement j'avance à mon rythme et j'apprécie.
Je continue de me lever très tôt le matin, de toute façon c'est dans ma nature. J'ai toujours été beaucoup plus productive et efficace le matin, donc je respecte mon rythme biologique.
Les après-midis sont plus détendus, consacrés à la lecture et à une bonne marche avec mon chien, sauf quand il pleut des hallebardes comme hier et que du coup je préfère siester.
C'est drôle, je culpabiliserais presque de cette "oisiveté" qui n'est qu'apparente alors qu'après tout, depuis onze mois j'ai bossé non stop et sans vacances.
Je me trouve en phase de transition. J'étudie les différents plans d'action à mettre en oeuvre au niveau professionnel.
1er volet : ma petite société
Depuis le 1er février je suis officiellement chef d'entreprise - comment je me la pète là !! J'ai reçu aujourd'hui mon numéro SIRET et je vais donc passer aux étapes suivantes, à savoir :
- impression de cartes de présentation de la société et de cartes de visites,
- création d'une page Web,
- tournée des boites à lettres, commerçants et personnes influentes sur le domaine où je vis pour distribuer mes cartes et me faire connaître,
- ensuite j'élargirai le territoire de ma prospection,
- je vais étudier les tarifs pour faire passer une annonce dans quelques parutions locales et pour faire fabriquer une plaque magnétique à apposer sur ma voiture.
2ème volet : ma reconversion professionnelle
Une chose m'est désormais certaine : j'ai fait le tour du métier que j'exerce depuis quinze ans. J'ai envie de changer de cap, de m'ouvrir à de nouvelles perspectives.
Pour parvenir à mieux orienter ma réflexion, je vais étudier avec ma boite d'intérim la possibilité d'effectuer un bilan de compétences. J'ai fait mes calculs, j'ai cumulé suffisamment d'heures de mission avec elle pour qu'elle me finance et m'accompagne dans ce projet.
Je vais donc aller la rencontrer rapidement pour en discuter.
La question qui me taraude est : vais-je percevoir mon indemnité de fin de mission ?
L'indemnité de fin de mission représente 10% de la rémunération brute perçue sur l'ensemble de la mission. Pour ce qui me concerne, cela représenterait un mois entier de salaire en plus du salaire du mois de janvier et de l'indemnité de congés payés que je recevrai mi-février. Ceci me permettrait évidemment de voir un peu plus loin financièrement parlant et de tenir plus longtemps sans pression.
Seulement, cette indemnité est versée à condition que la fin de mission soit à l'initiative de l'employeur. Or, souvenez-vous, j'ai quelque peu accéléré l'issue de mon contrat en faisant part voilà quelques mois à mon employeur de mon ennui sur le poste et du fait que j'aimerais le voir évoluer. Depuis je lui ai fait comprendre que je resterai si le poste évolue, je lui ai des propositions en ce sens mais malgré tout il a décidé, à cause de la "crise" soi-disant, de mettre un terme à notre collaboration et de me remplacer par une ressource déjà en poste, ce qui évitera de budgéter un nouveau salaire.
Alors cet employeur va-t'il me faire payer mon ambition ou bien va-t'il considérer qu'après tout, du fait du contexte économique, la fin de mission était inéluctable ?
Suspense... Quoiqu'il en soit, si je ne perçois pas cette indemnité, je vais m'en mordre les doigts...
Ceci dit, mon banquier a quand même eu une bonne surprise la semaine dernière.
Lundi 26 janvier, j'adressais un courrier à la Trésorerie de Mon*pellier pour signifier qu'il n'y avait plus lieu de me prélever la taxe d'habitation pour cette ville, puisque j'ai déménagé depuis décembre 2007. J'ai joint à cette lettre une copie de mon avis d'imposition de 2008 pour la commune où je vis désormais.
Ni une ni deux, trois jours après, mon compte était crédité de l'intégralité du montant de la taxe d'habitation payée pour Mon*pellier !!
3ème volet : des nouvelles plus personnelles
Difficile séance de thérapie aujourd'hui, qui a remué des souvenirs pénibles. Mais nous avançons, petit à petit. Il va falloir que je prenne mon courage à deux mains et que j'appelle ma mère pour lui demander des informations sur ses frères, tous plus tarés et pervers les uns que les autres.
L'éventualité d'une enfance teintée d'un mélange ambivalent de violence et d'amour se précise au fil des semaines, des portes s'ouvrent.
J'attends d'un jour à l'autre le réveil d'Ex C&T lorsqu'il sera convoqué par la Gendarmerie, à priori cela n'a pas encore été le cas.
Quant au Monsieur avec lequel j'ai passé une tendre soirée vendredi, nous n'avons pas eu l'occasion depuis de nous retrouver de façon "intime" mais nous nous sommes revus ce midi et avons partagé un café. Nous nous parlons quotidiennement au téléphone. Il est perturbé, un peu déboussolé par ce "cap" important que nous avons franchis ensemble, il a besoin de temps pour avancer, ceci dit il ne me prend pas en traître, il m'avait prévenue, je connais ses blessures et ses doutes.
Et puis très sincèrement, étant donné que je n'ai pas été épargnée non plus ces derniers temps, ce rythme me convient plutôt bien.
J'aimerais bien passer une nuit avec lui et me réveiller à ses côtés pour la première fois, mais les choses ne sont pas simples - mais après tout, je ne suis pas abonnée à la simplicité moi. Monsieur a une grande fille qui vit avec lui, il ne veut pas lui imposer ma présence aussi vite et il ne veut pas non plus découcher quand elle est présente sous son toit - je comprends aisément ces règles et les respecte.
Je m'adapte, l'essentiel étant que nous puissions échanger régulièrement et en toute sincérité sur nos états d'âme, nos envies et sur des anecdotes plus légères du quotidien.
Et pour terminer, une question : où est Cristophe ? Son site est fermé...