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dimanche 11 janvier 2009

LA SEMAINE LA PLUS LONGUE... 4/4


Dernier volet d'une quadrilogie surréaliste et non, il ne s'agit pas d'une fiction mais bien de ma réalité.

MARDI 6 JANVIER 2009

Après cette intrusion dans ma vie privée, je ressens une désagréable montée de paranoïa me gagner.

Je prends les mesures drastiques qui s'imposent :

- effacer tout l'historique de mes correspondances et ne plus utiliser l'adresse mail piratée que pour les messages à caractère commerciaux ;

- faire analyser mon PC par un expert afin d'avoir l'assurance qu'un mouchard n'a pas été posé. Il est évidemment que C&T sachant déjà à peine arrêter mon pc portable flambant neuf, il a fait appel à un érudit de l'informatique pour craquer mes mots de passe ;

- une fois rassurée sur la propreté de mon PC, créer de nouvelles adresses mail et msn, changer tous mes mots de passe et login sur les différents sites où je suis inscrite (notamment F*cebook) ;

- créer cet espace et le garder pendant un certain temps très confidentiel, réservé à mes lecteurs réguliers - malheureusement certains n'ayant laissé aucune adresse mail et sans blog n'ont pas pu être prévenus de ma réapparition.

J'ai soif d'écriture et il était hors de question que je lui laisse la victoire. Je souffre à nouveau du syndrome G*julie, parfois je me réveille la nuit avec des phrases toutes faites qui ne demandent qu'à être couchées ici, bref j'ai le clavier qui me démange et je suis vraiment heureuse de reprendre cette activité.

Puisque j'en parle justement, j'ai également été contrainte de tuer G*julie et j'en ai pleuré toutes les larmes de mon corps. Effacer d'un petit clic tant de souvenirs, tant d'échanges, presque quatre ans de ma vie...

Je n'ai pas eu le choix. C&T a fait allusion à quelques épisodes de mon existence auxquels je faisais référence sur mon site et il a bien entendu prétendu qu'il les utiliserait contre moi alors j'ai employé les grands moyens.

Il semble être remonté assez loin dans sa lecture. Pour le chef d'entreprise surbooké qu'il prétend être, finalement il trouve quand même du temps pour chercher les armes pour m'atteindre (il n'a pas de PC chez lui, juste à son bureau).

Bref, tous ces changements d'identité dans mon existence virtuel m'ont bien pris deux jours, étant donné que je m'y suis collée le soir après le boulot, car moi cette semaine en revanche j'ai été débordée.

RESTE DE LA SEMAINE

C&T est passé deux soirs de suite récupérer quelques affaires. Il a été courtois, moi froide et distante. Il devait terminer le déménagement jeudi midi et finalement, à cause d'un énième contretemps (sa vie en dehors du boulot n'est faite que de contretemps), il a annulé, ce qui fait qu'au jour d'aujourd'hui tout son bordel trône encore chez moi et je n'ai pas pu totalement récupérer mon espace de rangement et de vie.

J'ai également découvert grâce à une lettre de deuxième relance reçue le jeudi, que C&T n'avait toujours pas payé un appareil d'électroménager allemand qu'il a acheté via une de ses amies qui les importe dans la région. Il avait à l'époque utilisé mon RIB car il était en plein changement de banque, il m'en avait informé en précisant qu'il ferait rapidement un virement sur mon compte afin que la transaction soit transparente pour mes finances.

Bien entendu il a oublié, je reçois donc une relance avec une autorisation de prélèvement à signer qui pourrait très bien, si elle restait sans suite, aboutir à une mise en demeure puis à terme à la visite d'un huissier - y'en a quand même pour presque mille euros de ce truc dont je ne me servirai jamais étant donné que je cuisine très peu.

Je l'ai rapidement mis au fait de la situation après avoir appelé le gentil gendarme qui m'avait accueillie lundi et qui depuis s'enquiert régulièrement de mon état. Le gendarme m'a dit que s'il ne régularisait pas j'avais la possibilité de porter plainte pour abus de confiance. Je préfère ne pas aller jusque là, j'ai donc prévenu C&T qui a fait le nécessaire pour que la commande et le paiement soit effectués en son nom.

Le gendarme m'a également appris que C&T avait demandé, le soir où il a été sorti manu militari de chez moi, à être reçu à la Gendarmerie afin de donner sa "version des faits". Il a donc été convoqué à deux reprises... et ne s'est pas présenté !

Enfin, pour terminer la semaine en beauté, jeudi en fin d'après-midi, lors d'un entretien avec mon boss durant lequel je lui fais part de propositions d'évolution de mon poste, j'apprends de sa bouche que lors d'un comité d'audit qui s'est tenu l'avant-veille, il a été pris acte de mon départ au 31 janvier et que mon poste serait pourvu en interne.

Petit rappel des faits :

- je travaille sur ce poste depuis mars 2008 dans le cadre d'une mission d'intérim en pré-embauche. L'employeur ayant récemment changé de statut juridique, les contrats de travail ne pourront être signés que lorsque l'ensemble des accords avec les syndicats auront été signés.

- je me sens parfaitement à mon aise dans l'environnement de travail et l'intégration a été très rapide. Le binôme que je forme avec mon boss fonctionne très bien, alors même qu'il n'est pas toujours facile à vivre, mais je m'adapte.

- depuis septembre, je m'ennuyais ferme sur ce poste dans les missions qu'il offre. J'ai réalisé qu'il me faisait régresser professionnellement, que je ne m'épanouissais absolument pas, or j'ai besoin d'émulation pour avancer et me sentir bien.

- fin novembre, encouragée par C&T qui m'avait convaincue que le fait d'en parler avec mon boss ne pouvait que faire avancer les choses et que de toute façon je n'aurai aucune difficulté à trouver un job mieux que celui-ci, j'en ai donc parlé avec mon boss en lui disant que si le poste n'évoluait pas, je ne pérenniserai pas l'engagement.

- durant le mois de décembre j'ai rencontré des personnes des ressources humaines, des chefs de département, tous m'ont affirmé que mon boss n'avait pas envie que je parte et que d'ailleurs personne ne souhaitait me voir quitter le poste.

- avant son départ en vacances pour les fêtes de fin d'année, le boss m'a laissé entendre par les missions qu'il m'a confiées, qu'il était prêt pour envisager une évolution du poste, à condition que je sois force de propositions.

Donc je suis arrivée dans son bureau la gueule enfarinée avec mon document tout bien préparé et bien construit, pour finalement me faire renvoyer dans mon embut avec à la clé la promesse du chômage à la fin du mois !

La raison : le contexte économique, les mauvaises prévisions pour 2009, les économies à effectuer sur les frais de personnel et en premier lieu sur les intérims.

Il ne manquait plus que cela... J'ai eu l'impression que le ciel me tombait sur la tête. Je vous jure, elle a bon dos la crise !

Heureusement, le soir même j'avais ma séance de thérapie et comme d'habitude, ma psy a su trouver les mots pour me rassurer, pour me rebooster. Elle a salué le courage et la force dont j'ai fait montre dans la gestion de la rupture avec C&T, m'affirmant que ce genre de malade qui s'ignore fait souvent beaucoup plus de dégâts en créant cette relation de dépendance avec sa victime qui petit à petit perd toute dignité.

Elle m'a fait comprendre que ce que j'ai analysé comme un retour de la dépression était en fait un avertissement qui se manifeste chaque fois que j'ai à faire à une personne malsaine qui me pompe toute mon énergie et mon dynamisme. Elle m'a confirmé que non, je ne suis pas dépressive, bien au contraire...

Vendredi la responsable recrutement de ma boite m'a assuré qu'elle allait tout faire pour me placer sur un autre poste et qu'en tout cas si elle n'y parvient pas d'ici fin janvier, elle m'appellerai en priorité si une opportunité se présentait. Plusieurs directeurs m'ont demandé de leur communiquer mon cv pour me recommander à leurs "relations".

J'ai passé un week-end idéal en compagnie de mon chien, nous avons marché, couru, joué. J'ai repris mes marques dans mon petit appartement, je me suis sentie libre et apaisée, j'ai pris le temps de réfléchir à ma situation, en particulier professionnel, et à la suite... Quelques projets sont en cours de concrétisation, reste à savoir s'ils aboutiront.

Mais rien que faire ces projets me prouve à moi-même que je ne me laisse pas abattre.

Il me reste trois semaines pour montrer à mon employeur que je lui suis indispensable. Cela peut paraître prétentieux mais il s'agit du message que je veux lui faire passer...

Je suis grave motivée !


11 commentaires:

schtroumpfette a dit…

ah ben non t'as pas besoin de chomage en plus, et c'est pas les offres d'emploi QUi courent les rues ces temps ci ...

des projets, j'ai entendu projets ???

je t'embrasse

Anonyme a dit…

Hé hé! Je crois que je réagirais pareil vis-à-vis de l'employeur ! Non mais !

Anonyme a dit…

Et bien quelle histoire quand meme!
Je suis sure que ça ferait un trés bon bouquin!
Si tu perds ton job(ce que je ne te souhaite pas!) tu peux toujours te reconvertir dans l'écriture.
Je te trouve trés forte en tous cas ma belle!
Gros bisous

Anonyme a dit…

Il serait peut-être temps que tu l'appelles autrement, le monsieur C&T... Enfin bientôt, tu n'auras plus besoin d'en parler...

Anonyme a dit…

Quelle histoire, mais comme d'hab tu rebondis.A ta place je mettrais les affaires de cet abrutit dans un carton dans ta cave si tu en as une ou devant sa porte...sinon tu vas être toujours dans l'attente de sa venue...heureusement que le gendarme est sympa...si tu avais été obligé de payer...j'enrage d'avance. plein de bisous.

Anonyme a dit…

Incroyable cette histoire...
J'espère qu'il ne sera bientôt qu'un mauvais souvenir et qu'il ne se rappellera plus à toi...
Pas pu te répondre vendredi, ma nouvelle employée s'est faite la malle, enfin je l'ai gentiment poussé dehors... Et c'est un peu la panique au bureau...

Je t'embrasse

Anonyme a dit…

Bah non Bellelurette, C&T ça lui va bien : C*n et T*rdu ^_^

Pour ce qui est boulot, je vois qu'on réagit de la même façon : je suis contractuelle à l'année, et d'ici la fin de mon premier contrat j'ai bien l'intention de montrer que je suis indispensable dans mon service.

Je suis certaine que tu y arriveras.

Bises.
Nannouch.

ARIANCA a dit…

@ Schtroumpfette ==> Effectivement, côté offres d'emploi, c'est le calme plat, ou alors les employeurs veulent le beurre et l'argent du beurre : une personne corvéable à merci, très expérimentée, mais payée comme une débutante !

Vais pas me brader non plus...

Oui des projets, enfin un surtout, j'en parlerai plus tard, faut déjà que j'avance un peu dans ma réflexion.

Bisous, bonne journée

@ Pas un n° ==> Hé oui faut pas se laisser abattre... Lui agit sournoisement mais moi j'agis tout court !

Bisous

@ Emilie ==> Si je pouvais vivre de l'écriture je serais la plus heureuse des femmes mais malheureusement, en attendant, faut que je mange ;-)

Je t'embrasse ma jolie

ARIANCA a dit…

@ Bellelurette ==> Ce soir il prend le reste de ses affaires, il lui reste encore l'histoire de cet appareil électroménager à régler (et je ne vais pas le lâcher) et ensuite je tire un trait !

Bisous

@ Alexandra ==> Pas de cave non, normalement ce soir il termine son déménagement.

Toujours pas de paiement à ma connaissance pour l'appareil, je lui demanderai ce soir mais s'il ne se bouge pas le cul, moi je vais le faire se réveiller, en utilisant encore les grands moyens...

Bisous Alexandra

@ Alexa ==> Mince alors, quelle poisse avec ton employée !

Pas grave si t'as pas le temps de me répondre, je sais que tu penses à moi tout comme je pense à toi... J'espère juste que tu vas bien.

Je t'embrasse fort

@ Nannouch ==> Quand je pense à lui aujourd'hui je me demande comment j'ai fait pour l'aimer et pour le laisser me toucher... Beurk !!

Pour le boulot, j'ai le choix entre subir et me battre et au vu de ma personnalité, le choix est vite fait...

Je t'embrasse, bonne journée

Anonyme a dit…

Waouuuh ! Et bien que de rebondissements effectivement. Ne lâche pas pour l'appareil électro ménager, surtout pas il en profiterait encore j'en suis sure !

J'espère que tu vas mieux. Je t'embrasse fort.

ARIANCA a dit…

@ Dawnbringer ==> Pour l'appareil, c'est pas gagné. Je l'ai relancé hier, ça s'est terminé par une engueulade, lui me réclame le remboursement des restos et autres trucs qu'il m'a offerts - de son plein gré et sans que je ne lui demande quoi que ce soit - pendant que nous étions ensemble.

Je réfléchis à une stratégie de contre-attaque mais j'ai bien peur d'être encore contrainte d'utiliser la méthode radicale - c'est à dire la plainte.

En tout cas je l'aurais prévenu...

Je vais très bien merci !

Gros bisous et bon week-end