Les devises

"On ne naît pas femme, on le devient"
"Ce qui ne nous tue pas nous rend plus forts"

jeudi 8 janvier 2009

LA SEMAINE LA PLUS LONGUE... 2/4


Suite de l'épisode précédent...

LUNDI 5 JANVIER 2009

Le dimanche soir C&T et moi confirmons oralement la séparation et décidons de cohabiter en bonne intelligence jusqu'à ce qu'il récupère les clés de son appartement, le mardi suivant, ce qui nous fait deux jours encore à nous supporter.

Après avoir dû supporter son humour plus que lourd le dimanche soir - du genre "ah bé c'est pas ce soir qu'on va s'envoyer en l'air" et n'avoir pas fermé l'oeil de la nuit de crainte qu'il ne me touche, je pars certes vaseuse au boulot, mais tellement libérée... D'ailleurs mes collègues me trouvent "épanouie" ! C'est vrai que ces dernières semaines, j'étais arrivée plusieurs fois avec les yeux bouffis par les restes de larmes dès le matin...

Echanges des voeux avec les collègues et reprise à un rythme d'enfer...

Le midi comme d'habitude je rentre déjeuner chez moi, car je dois m'occuper des chiens.

C&T m'envoie un sms juste avant que je n'arrive à la maison me demandant de lui confirmer que je rentre. Je suis en voiture donc je ne réponds pas. J'arrive chez moi, j'ouvre la porte et il est là. Tiens, il a planqué sa voiture et a voulu faire diversion avec son sms de merde.

Déjà j'ai envie de vomir et je tremble mais je dissimule mon malaise. Il veut discuter.

Pendant cinq minutes il s'excuse de son comportement tout au long de notre histoire, il se dédouane en quelque sorte, se décharge presque de toute responsabilité.

Puis il prêche le faux pour avoir le vrai et souhaite savoir si j'ai parlé de notre relation à des personnes extérieures. Evidemment, lui réponds-je, j'ai partagé mes états d'âme avec mes amis, certes ils sont loin géographiquement mais de très bonne écoute et de bon conseil (eux !).

Il commence à me citer des noms, des pseudos d'amis "virtuels", des termes - peu élogieux je reconnais - que j'ai utilisés pour parler de lui, il évoque le nouveau blog, il évoque G*julie...

Il m'avoue qu'il a pénétré dans mon ordinateur et a pris connaissance de toute ma correspondance privée, illégalement bien entendu. Je suppute qu'il a fait appel à un pro pour "craquer" mes mots de passe, considérant qu'il est archi-nul en informatique, il ne savait même pas comment éteindre le PC ! Il a tout imprimé et va se rendre illico chez son avocate pour voir quelle action il peut intenter contre moi tant mes propos à son égard auraient été insultants (difficile de lire la réalité en direct).

Et là, il prend son portable, appuie sur une touche et m'indique qu'il a enregistré notre conversation et qu'elle s'ajoutera aux mails sur le bureau de son avocate.

Je reste stoïque malgré la trouille et la colère. Je l'informe qu'il doit prendre ses dispositions pour être parti ce soir, que je ne veux plus de lui chez moi.

ll me demande si je peux lui répéter en face ce que j'ai écrit. Je m'approche, le regarde dans les yeux et lui confirme : "tu es un gros porc et un connard". Je tourne les talons et lui demande d'être parti ce soir. Je n'ai jamais senti autant de violence en moi, je m'effraie moi-même et réalise à quel point il aurait été dangereux de poursuivre sur cette voie, les dommages collatéraux auraient vraiment pu être dramatiques. Il me répond qu'il ne partira pas avant d'avoir récupéré les clés de son nouvel appart et qu'afin d'éviter que je ne change la serrure dans l'après-midi, il n'allait pas bouger de chez moi.

Je retourne au bureau sans même avoir déjeuné et vais me renseigner auprès d'un commandant de police avec lequel je prends le café tous les matins - là où je bosse est installée une délégation de la Police. Il me recommande de me rendre illico à la gendarmerie dont dépend mon domicile et de déposer une main courante.

Je m'y rends donc, paniquée et en larmes. Je suis reçue par un officier très compréhensif. Il constate que je suis terrorisée. Il me rassure tout d'abord sur le fait que C&T n'a aucun moyen juridique de m'attaquer, les mails ayant été obtenus illégalement par une violation de ma vie privée, et l'enregistrement n'étant absolument pas exploitable dans le cadre d'une procédure judiciaire.

Il me recommande de rentrer et de rappeler la Gendarmerie si jamais C&T ne veut pas quitter mon domicile. Le bail étant à mon seul nom, c'est mon droit le plus légal de le foutre dehors ! Il me donne également les coordonnées d'un serrurier qui pourra intervenir le jour même.

Il pense que l'intimidation s'arrêtera d'elle-même quand C&T constatera que j'ai décidé d'utiliser les grands moyens pour me protéger. En effet, C&T a beaucoup plus à perdre que moi dans cette affaire. Je le cite, "j'ai un boulot administratif pas fatiguant" (je n'avais par exemple pas le droit d'exprimer un état de fatigue le soir sous peine de me voir rabaissée dans mon statut de simple employée sans aucune responsabilité et devant un écran toute la sainte journée) alors que lui est chef d'entreprise. Il lui serait préjudiciable d'avoir des démêlés avec les forces de l'ordre, il est paraît-il relativement simple d'obtenir une interdiction d'exercer une activité de gérance... Moi je ne suis rien (ce n'est heureusement pas ce que je pense mais là encore je vous le dis tel qu'il l'a parfois exprimé, pas en ces termes mais c'est ce que ses paroles signifiaient), donc forcément les enjeux sont moindres.

De retour chez moi, il n'y est pas. Je passe un ou deux coups de fil et malheureusement, il se pointe.

Il me reparle de la conversation du midi et je coupe court en l'invitant à quitter les lieux et que si ce n'était pas de gré, alors ce serait de force. Il refuse de coopérer, soulignant qu'il paie sa part de loyer et que donc il a le droit de rester (je ne sais pas si c'est son avocate qui lui a donné cette information mais si c'est le cas, faudrait qu'il en change), et qu'en plus demain il aura les clés de son nouvel appartement. Il ajoute sur le ton du sarcasme qu'il affectionne tant que "si je ne suis pas contente je n'ai qu'à appeler la Police".

Il ne croyait pas si bien dire ! Je suis sortie, j'ai appelé et cinq minutes après, deux gendarmes frappaient à ma porte.

Il a d'abord prétendu qu'il attendait un appel de son avocate pour qu'elle lui confirme que du fait qu'il payait le loyer, il pouvait rester (décidément, il a de l'argent à jeter par la fenêtre à payer une avocate qui le conseille aussi mal !). Il a commencé à me provoquer mais je n'ai pas répondu, les gendarmes ont constaté d'eux-mêmes que le climat était délétère.

Il m'a demandé de lui faire lire le procès-verbal de mon audition du jour, je me suis exécutée.

Devant son refus d'obtempérer, les gendarmes ont fini par hausser un peu la voix et là, il a rassemblé quelques affaires et a fini par les suivre. Avant son départ et devant les gendarmes, j'ai demandé à récupérer la clé de l'appartement que je lui avais donnée. Il me l'a rendue, il n'avait pas vraiment le choix. Nous prendrons rendez-vous pour qu'il récupère le reste de ses effets personnels.

Mais tout de même, face à tant de perversion et de mesquinerie, émettant la possibilité qu'il ait fait un double de sa clé, le soir-même, j'ai fait changer ma serrure...

Mais la soirée n'était pas encore terminée...

8 commentaires:

Anonyme a dit…

C'est horrible cette histoire.

schtroumpfette a dit…

Histoire pleine de rebondissements... tu te rends compte que si tu avais mis des webcams chez toi tu serais riche à cette heure ???

je rigole hein...

allez tu vas y arriver, et je suis là si besoin... tu peux me mailer, m'appeler, tout sans soucis!!!
je t'embrasse

Anonyme a dit…

Comment ça peut exister un malade pareil ? S'il pouvait comprendre qu'il faut qu'il se fasse soigner. Heureusement que tu es assez forte...

Anonyme a dit…

Et ben ma belle, j'espère qu'aujourd'hui, ça va bien mieux et qu'il a déménagé loin de chez toi (et qu'il a interdiction de s'approcher de toi ou de ton domicile à moins de 100m!!)
Très gros bisous

Anonyme a dit…

Et bien tu as bien eu raison de le foutre dehors!
C'est un psychopathe ce mac là!
Bisous ma belle

ARIANCA a dit…

@ b. ==> A qui le dis-tu...

Bon week-end !

@ schtroumpfette ==> Avec tout ce que j'ai vécu, maintenant mais aussi tout au long de ma vie, pas de doute je peux déjà écrire mes mémoires !

Merci pour ta présence, c'est réconfortant

Je t'embrasse

@ Pas un n° ==> Le plus dramatique c'est que ce genre de malade s'ignore...

Forte oui, sans doute... Avec tout ce qui m'est tombé dessus cette semaine il vaut mieux parce que ce n'est pas fini !

Bisous

@ L ==> Il habite tout près de chez moi (même paté de maison) et il doit encore venir récupérer ses affaires chez moi... Alors rien n'est terminé mais il se tient à carreaux quand même, je crois que l'histoire des gendarmes l'a bien calmé, il a compris qu'il ne me marcherait plus dessus.

Bisous ma jolie, contente de te retrouver

@ Emilie ==> Heureusement que je ne l'ai pas laissé plus longtemps sous mon toit, car je me rends compte chaque jour des dommages collatéraux rien qu'en un mois alors tu imagines si cela avait duré des années...

Bisous ma belle, bon week-end

Anonyme a dit…

Et bien en lisant je me dis que tu as vraiment bien fait de mettre un terme à cette relation néfaste.

J'aime bien ce nouvel endroit et j'aimerai en effet bien savoir la signification de ce pseudo. Oui, je sais la curiosité est un vilain défaut !

Vivement la suite ! Courage et longue vie à ce nouvel espace (sans intrus). Pleins de bizous et bon dimanche !

ARIANCA a dit…

@ Dawnbringer ==> Merci ma belle !

Pour le pseudo Arianca, tu sais que j'aime bien mélanger des prénoms qui ont une signification particulière pour moi, comme je l'avais fait pour Gajulie par exemple.

Là tout est dit ou presque sur mon profil. Il s'agit d'un mélange d'Ariane, héroïne passionnée de Belle du Seigneur prête à tout supporter pour garder son amant Solal, et de Carrie, de la série Sex & The City, indépendante mais aussi prête à s'oublier parfois pour le beau Big. Au fond je me sens proche de ces héroïnes de fiction indépendantes et passionnées...

Voilà ma belle, tu sais tout !

Je t'embrasse