Ces derniers jours j'ai pu m'apercevoir à quel point Jo*n Gr*ay, l'auteur du best seller "Les ho*mes viennent de Mars, les f*mmes viennent de Vénus", n'a rien inventé mais a su analyser au plus juste les relations humaines.
Je n'ai pas eu besoin d'avoir recours au moindre intermédiaire pour remettre la lettre à Monsieur. A vrai dire, j'ai même pu lui exposer oralement ce que j'avais écrit, les phases par lesquelles je suis passée durant la dizaine de jours de silence qu'il m'a imposée.
Nous nous sommes parlés presqu'une heure mardi. Tout d'abord il s'est enquis de mes nouvelles, je lui ai raconté le changement de programme et l'incertitude par rapport au poste à l'a*roport, le choix cornélien que j'ai dû faire et ma meilleure amie qui ne veut plus me parler, Ex C&T, etc. Il m'a écoutée, conseillée, rassurée.
Puis il s'est excusé pour son comportement, m'a expliqué qu'il traverse un gros passage à vide, comme cela lui arrive parfois depuis un an et sa séparation d'avec son ancienne compagne. Apparemment dans ces cas-là il limite sa communication au milieu professionnel et pour le reste, il s'isole, il se retranche dans sa "caverne" ("les hommes vien*ent de Mars"). C'est pourquoi il m'a fait ce sms samedi en m'indiquant qu'il n'avait pas envie de parler.
Je lui ai expliqué tout ce qui m'est passé par la tête à son sujet, y compris l'éventualité qu'il était peut-être un "magicien". Il l'a écouté sans m'interrompre puis m'a rappelé tout ce que nous nous sommes dits, la sincérité dont nous avons toujours fait preuve l'un envers l'autre et m'a assuré que rien n'avait changé à ce sujet.
Il part au ski une semaine à partir de demain avec des amis, nous avons convenu que nous ne nous recontacterions qu'à son retour, le dimanche suivant. Il semble vraiment avoir besoin de faire un break et pour ma part, de toute façon, je m'étais habituée au fait de ne plus lui parler ni le voir régulièrement, j'ai appris à faire sans. Je me suis rendue compte qu'il ne me manquait pas vraiment, si ce n'est peut-être les câlins mais là, de son côté, visiblement, c'est loin d'être sa priorité du moment !
Je laisse la balle dans son camp, pour ma part je ne l'appellerai pas. Quoiqu'il en soit, nous devrions nous revoir le 14 mars puisque nous sommes invités à la même soirée.
Il m'a parlé aussi de la blonde avec laquelle il a été beaucoup vu ces derniers temps, sans que je lui demande. Apparemment il y a eu une embrouille avec un de ses collègues, il a fait un peu le médiateur. Il m'a dit aussi qu'elle lui a fait une déclaration (alors que j'ai appris hier qu'elle avait un copain, la garce !). Là je ne m'étais pas trompée, je l'avais bien senti qu'elle était intéressée à sa façon de le regarder quand je les avais vus discuter à l'a*roport. Il a décliné en lui expliquant que d'abord elle a presque l'âge de sa fille et que ce n'est pas son genre de sortir avec des filles beaucoup plus jeunes que lui (elle ne s'est pas découragée et lui a répondu qu'à elle cela ne lui faisait pas peur car son ex avait quinze ans de plus qu'elle et qu'elle le trouvait beau et sexy). Il lui a fait comprendre qu'il ne fallait pas qu'elle se fasse la moindre illusion par rapport à lui.
Elle n'a pas froid aux yeux quand même la gamine. Elle souffre sans doute d'un gros problème d'Oedipe qui fait qu'elle cherche un père plutôt qu'un amoureux...
Donc là se termine le chapitre "caverne" où comment l'homme gère son mal être intérieur par l'inhibition et l'isolement, juste pour ne pas "montrer sa faiblesse"...
Maintenant venons-en au chapitre "babillage" où comment la femme extériorise sa révolte ou son malaise en l'exprimant, parfois malheureusement de façon un peu hasardeuse ou maladroite...
Dimanche soir ma copine italienne et moi sommes allées au cinéma. Nous étions accompagnées d' un de ses amis, qui habite sur le même domaine que nous. Il est plutôt charmant. Il se trouve qu'en pleine rébellion à l'égard de Monsieur, j'étais un chouïa remontée après les mecs, parfois dans ce genre de situation nous avons l'amalgame facile et alors tous les salauds que nous avons rencontrés frappent alors à la porte de notre mémoire. Je l'ai extériorisé de façon un peu trop "expressive" et j'ai trop parlé, je m'en suis rendue compte à mon retour, en me couchant et en refaisant le film de la soirée dans ma tête. Le lendemain ma voisine m'a dit qu'il m'avait trouvé charmante mais effectivement peut-être un peu trop "bavarde" !! Mais elle lui a expliqué que je n'étais pas toujours ainsi et apparemment il est prêt à faire plus ample connaissance malgré cet "incident de parcours". J'espère que nous serons amenés à nous revoir.
D'ailleurs nous avons vu le film "Le c*de a changé" et avons passé un excellent moment ! Je vous le recommande...
Sinon depuis le début de la semaine je passe beaucoup de temps avec Jolie Voisine, qui elle aussi a besoin d'extérioriser. Nous discutons beaucoup, parfois elle pleure, souvent nous rions aussi. Elle entretient un espoir quant au fait que son couple avec Ex-Homme puisse se reformer, pour ma part je n'ai pas eu cette impression quand j'en ai parlé avec lui et en même temps, il semble cultiver une certaine ambiguïté vis à vis d'elle. A eux de faire le choix qui leur conviendra le mieux, moi je serai là pour les écouter et leur changer les idées si besoin.
Papotages entre filles...
La maîtresse de Léo est passée le reprendre hier soir. Elle est ravie d'avoir trouvé une personne de confiance à qui confier son chien et elle va désormais se donner davantage de liberté dans ses déplacements et du coup, je vais être amenée à le garder régulièrement. Je crois que Bellelurette a vu juste lorsqu'elle a supputé que cette rencontre pourrait vraiment m'apporter du positif et être déterminante pour le démarrage de mon business. Elle va me recommander, a pris des cartes de visite pour les distribuer. Nous restons également en contact par rapport à son livre en cours, sur le thème de la manipulation.
J'ai bien fait d'honorer cette prestation, même si elle garde un goût amer, je dois me focaliser sur la naissance et le démarrage de ma petite entreprise et tout faire pour ne pas tomber en état de grande précarité...